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Rapport
sur les dernières émeutes a El Ayoun occupée
Territoires occupés Sahara Occidental
Les autorités coloniale ont procédé Samedi
dernier (21 mai 2005) au transfère du détenu politique
AHMED MAHMOUD HADDI (ELKAINNAN), de la prison noir à El Aaiun
vers le pénitencier agricole de la ville d'Ait Melloul (Maroc)
après l'avoir sauvagement torturé.
Il s'en est suit de cet acte illégal un sit-in devant la
prison noir organisé par les activistes sahraouis des droits
humains, en signe de solidarité avec AHMED HADDI et sa famille,
qui a duré toute la nuit du Samedi et la matinée du
Dimanche 22 mai 2005. Cette manifestation a été aveuglement
réprimé par le Groupement Urbain de Sécurité
(GUS) renforcé par les forces auxiliaires, les militaires
y la police. Plusieurs activistes des droits humains ont été
blessés au cours des affrontements entre manifestants et
les forces coloniales, parmi eux Ahmed Sabai, Lemsamih Baba, Lebeihi
Fadili, ainsi que deux autres gravement blessés, Hamdi Taoubali
et Moustapha Dah. Les autorités coloniales marocaines ont
également tabassé une autre activiste sahraouie des
droits humains, Mme El Ghalia Jimi avant de confisquer sa caméra
vidéo avec laquelle elle filmait la manifestation.
Le Lundi 23 Mai, des centaines de citoyens sahraouis ont manifesté
dans un quartier populaire de la capitale sahraouie occupée,
pour protester contre les violations des droits humains au Sahara
Occidental par les autorités coloniales marocaines. Les manifestants
ont scandé des slogans dénonçant l'occupation
marocaine et réclamant le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination. La population sahraouie a repris Mardi
après midi sa manifestation pour protester contre les violations
des droits humains dans le Sahara Occidental, et pour exiger le
respect des droits du peuple sahraoui à l'indépendance
et à l'autodétermination. Les manifestants ont aussi
haussé les drapeaux nationaux sahraouis et scandaient des
slogans tels que "l'indépendance maintenant", "pas
de concession", " la liberté ou le martyr".
La police marocaine, notamment un groupe d'intervention, récemment
créer, à savoir le Groupement Urbain de Sécurité
(GUS), à côté des différents corps de
la police marocaines ont violemment accueillit les manifestant,
ce qui a déclenché une Intifada à l'image de
celle de 1999, survenu dans les mêmes quartiers, et qui a
été baptisé " Intifada de l'autodétermination
".
Sous un siège total, des confrontations se sont déclenchées
entre la population sahraouie et les forces d´occupation marocaine
dans les quartiers populaires de Zemla, Maatallah et l'avenue de
Squekima, des quartiers légendaires, qui se sont distingué
par leur résistance aux attaquent des forces coloniales marocaines
durant l'Intifada de 1999.
Après plus de 10 heures de confrontations, les forces coloniales
ont réussit à pénétrer dans le quartier
de Maatallah. Une dizaines d'arrestations et plusieurs blessés
ont été signalé, et plusieurs autres arrêtés
et torturés, dont les activistes sahraouis des droits humains
:
" Essabar Brahim
" Daha Errahmouni
" Fatma Aayach
" le jeune Lehssen El Bari, qui a été arrêté
après avoir haussé les couleurs nationaux et sauvagement
torturé et même menacé de viole par des agents
du GUS.
Des activistes sahraouis de droits humains ont déclaré
avoir enregistré plusieurs violations flagrantes commises
contre les manifestants et ont entamé leur contactes avec
les organisations internationales compétentes pour dénoncé
cet acte et ont organisé un sit-in devant le siège
de la police criminel de El Aai?n, pour exiger la libération
immédiate du jeune sahraoui, Lehssen El Bari.
Dans ce même milieu et au niveau des ONGs sahraouies de défense
des droits de l'Homme on déplore le silence complice de l'ONU,
présente sur place à travers la MINURSO et des organisations
internationales de défense des droits humains, estimant que
la communauté internationale doit faire pression sur le Maroc
pour ouvrir le territoire aux médias et au observateurs internationaux
auxquels il est hermétiquement fermé depuis son occupation
militaire par le Maroc en 1975.
Par ailleurs les étudiants sahraouis dans les villes marocaines,
Agadir, Rabat et Marrakech, ont organisé ce Mercredi des
démonstrations coordonnées de protestation contre
la répression de manifestants sahraouis par les autorités
coloniales marocaines à El Aai?n occupée et en signe
de solidarité avec leur peuple opprimé.
L'Intifada de l'autodétermination reprenne à une plus
grave échelle ce soir aux environs de 7h GMT.
Les autorités marocaines, qui ont encerclé et bouclé
les principaux quartiers et artères de El Aai?n, notamment
Maatallah et Zemla, boulevard Semara ont engagé les colons
marocains les organisant ont des milices armées de bâtons,
et se sont mis à attaquer tous ce qui bouge.
La situation est encore pire qu'hier. Les différents corps
des forces de l'occupation se sont mêlés dans cette
répression. Il y a de nouvelles victimes, notamment M. Mleiha
Hassan, 19 ans et Mme. Dali Chreifa, 32 ans, qui a été
attaqué dans sa propre maison est battus à mort par
des agents de GUS.
A 9.30 GMT, des bombes de gaz sont lancé contre les manifestants
à Maatallah, à Zemla, Avenu Skeikima, Bir Jdid, Rass
el Khaima, Avenue Tan Tan.
La situation dans El Aaiun est alarmante, et risque de résulter
en une vraie catastrophe humanitaire. Plusieurs victimes ont été
signalées parmis elles M. Zuebir Hammadi, 31 ans, grave blessure
à la tête et il est impossible de le conduire à
l'hôpital car le quartier de Maatallah est complètement
sous siège. M. El Aarbi Abdenabi, 28 ans, ex-prisonnier politique,
jambe cassée, sous le siège. M. El Malih Dalil, 45
ans, grave blessure à la tête ainsi que M. Ahmed Mahmoud
KLhraibich, enlevé ce soir par des agents. Les bombes lacrymogènes,
et des fumer de gaz sont partout. Les routes sont bloqué,
des pneus sont en feu, des confrontations entre sahraouis et forces
marocaines partout même au plus loin point de la ville, à
la "Porco", le plus loin point à l'ouest de la
ville".
Plusieurs victimes sont jusqu'à ce moment disparu et personne
ne sait leur sort. La situation reste ouverte sur toutes les possibilités
de dégradation suite aux interventions sauvages des colons
marocains.
El Aaiun occupée Sahara Occidental Territoire occupée
Mercredi 25 Mai 2005
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