Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental
Oficina International para el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental
International Bureau for the Respect of Human Rights in Western Sahara

<><><> DIGNITE <><><> DIGNITY <><><> DIGNIDAD <><><> DIGNITA<><><>

PRESENTATION>> ACTIVITES>> INFOS>> TEMOIGNAGES>> GALERIES>> CARTE DU SITE>> LIENS>>

////////// STATUTS ////////// ORGANIGRAME //////////

HISTORIQUE

 Un peuple colonisé puis envahi, qui lutte depuis 27 ans pour son indépendance et sa liberté, tel est le sort des Sahraouis. Un peuple méconnu, oublié des médias parce qu' il n’a jamais voulu exporter son combat ou recourir aux attentats.

Ancienne colonie espagnole, «vendue» au Maroc en 1975, le Sahara Occidental est l’un des derniers pays au monde à être sous domination étrangère. Malgré un plan de paix proposé par l’ONU et l’OUA en 1991, le Référendum d’Autodétermination au Sahara Occidental n’a toujours pas eu lieu à cause des multiples réticences et manœuvres dilatoires du Maroc.

Depuis 1975 l’invasion du Sahara Occidental par l’armée marocaine s’est accompagnée et s’accompagne aujourd’hui encore, d’actions de répression telles que les emprisonnements arbitraires ou les disparitions forcées: des violations graves et flagrantes des droits de l’homme, au terme de l’article premier de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Aux vues de ces très nombreuses violations et de leur caractère répété il a été décidé en 1993 de la création d’un Bureau pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental sous occupation marocaine, dont le nom a été modifié par l’assemblée générale de mars de 2002 en Bureau International pour le Respect des Droits de l’Homme au Sahara Occidental (BIRDHSO). A cette même occasion, un plan d’action a été décidé qui comporte la poursuite et le développement du travail d’information au travers du bulletin El Karama (La Dignité), l’intervention pour la libération de tous les prisonniers politiques condamnés par les autorités marocaines ou en attente de jugement, la dénonciation de violations sus-mentionnées auprès des instances de l’ONU, la campagne de parrainage des disparus sahraouis dont l’initiative faisant l’objet du projet de financement ci-dessous fait partie et revêt un rôle crucial.

En effet une des vérités cachée du Maroc de nos jours est le fait que des centaines de disparus sahraouis sont aujourd’hui encore, et souvent depuis plus de 27 ans, en train de survivre en conditions sous-humaines ou de mourir dans les bagnes du monarque chérifien et force est de reconnaître aussi que les informations sur les disparus sont extrêmement difficiles à réunir, ce qui empêche de déterminer avec exactitude leur nombre total et définitif. Les chiffres varient entre les différentes ONG. Pour la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) l’estimation globale depuis le début de l’occupation serait de 1.500; pour l’Association des Familles de Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) elle est de 890 dont 310 ont été libérés et 50 sont décédés, soit donc environ 526 à présent. Pour Amnesty International (A.I.) à l’heure actuelle les disparus seraient encore 488.

En ce qui concerne notre Bureau, nous disposons d’une liste de 286 noms qui répondent aux critères du Groupe de Travail sur les disparitions involontaires ou forcées de l’ONU et nous cherchons actuellement à réunir les informations sur les 240 autres disparus.

[ACCUEIL]