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RESOLUTION
DE L'ATELIER DES DROITS HUMAINS
de la 30ème Conférence Européenne de Solidarité
avec le Peuple Sahraoui
Le groupe de travail était composé d'une
quarantaine de délégués venus d'Espagne, de Suisse,
de France, de Grande Bretagne, d'Algérie, de Suède, d'Italie
et du Sahara Occidental.
Le groupe de travail réaffirme que le droit essentiel dénié
au peuple sahraoui est le Droit des Peuples à disposer d'eux mêmes.
Ce droit a pourtant été de nombreuses fois réitéré
par l'ONU, l'UA et l'UE.
Il est nécessaire que le mouvement de solidarité international
qui s'exprime à l'égard du peuple sahraoui attache autant
d'intérêt et d'importance au soutien dans les zones occupées
qu'à l'aide dans les campements de réfugiés. La Résistance
de ces deux fronts étant interdépendante, d'autant que l'identité
culturelle est mise en danger par les agissements des forces d'occupation.
A ce jour, la question des disparitions forcées n'a toujours
pas été abordée sérieusement par le régime
marocain qui persiste dans la répression à l'égard
des militants des droits de l'Homme et de toute personne qui revendique
des droits élémentaires politiques, économiques et
sociaux.
Les procès fabriqués de toutes pièces se poursuivent
entraînant des condamnations à de lourdes peines.
Les libertés individuelles et collectives continuent à
être bafouées par les forces d'occupation coloniale qui s'opposent
entre autre à la libre circulation des militants sahraouis et des
observateurs étrangers.
La discussion fructueuse, nourrie d'exemples concrets fournis par
les défenseurs des Droits de l'Homme et les syndicalistes des territoires
occupés, a permis de dégager les axes de travail suivants
jusqu'à la prochaine Conférence :
- Nous soutenons une convention internationale pour la protection
de toutes les personnes contre les disparitions forcées actuellement
à l'étude par la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU
avec un organe de suivi indépendant et autonome, comme instrument
contraignant pour une lutte efficace contre la disparition forcée.
- Poursuivre la campagne pour la vérité et la justice pour
les disparus sahraouis, en demandant en particulier au Secrétaire
Général des Nations Unies d'inscrire ce thème dans
tous ses rapports sur la situation du conflit du Sahara Occidental.
- Soutenir la campagne de pétitions pour " la protection des
défenseurs sahraouis des Droits de l'Homme " lancée
par le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara
Occidental (BIRDHSO) en direction de la représentante spéciale
de l'ONU avec qui une rencontre est prévue en avril 2005 .
- Renouveler les campagnes de solidarité envers les prisonniers
politiques qui a porté ses fruits puisque 12 d'entre eux ont été
libérés le 7 janvier 2004.
- Exiger que le droit d'association soit respecté par les autorités
marocaines qui continuent d'interdire toute association sahraouie qu'elles
défende les droits de l'Homme, l'identité culturelle
- Interpeller les autorités de nos pays réciproques sur
la nécessité d'intervenir auprès des autorités
marocaines pour la restitution immédiate des passeports aux 13
défenseurs des droits de l'Homme empêchés de venir
témoigner à Genève en mars 2003.
- Dénoncer les entraves systématiques d'accès aux
territoires à toute personne qui vient à la rencontre des
populations sahraouies.
- Promouvoir l'organisation de visites d'observateurs dans les zones occupées
pour maintenir la communauté internationale constamment informée
de la situation réelle des populations sahraouies.
- Appeler à la solidarité syndicale avec les travailleurs
de Phosboucraa pour la reconnaissance de leurs droits contractuels remis
en cause en 1977 par les autorités marocaines avec la complicité
de l'Etat espagnol.
- Contester l'Instance Equité et Réconciliation dont les
conditions de mise en place, hors de tout cadre juridique, ne peut répondre
aux véritables revendications des victimes. En effet, toute démarche
visant le règlement du dossier des graves violations des Droits
Humains ne peut réussir si elle ne se fonde pas sur les principes
fondamentaux de Justice et d'Equité pour les victimes de la répression,
et si elle ne se conforme pas aux traités internationaux en tant
que référence dans la détermination de la liste des
violations et des mesures à prendre pour en traiter les suites,
à commencer par la rupture avec les méthodes répressives
et ce par le respect des droits individuels et collectifs, afin que le
présent ne soit pas un prolongement du passé.
- Appelle à soutenir, faire connaître et participer aux premières
journées internationales sur la violation des droits humains au
Sahara Occidental organisées les 1er et 2 Avril prochain à
Ciudad de Olivenza (Badajoz) et à multiplier les conférences
et toute forme de débats sur les violations des droits de l'Homme
aux territoires occupés.
Nous saluons les défenseurs sahraouis des Droits de l'Homme et
les travailleurs de Phosboucraâ qui ont fait parvenir messages et
contributions. A cette occasion nous réaffirmons notre entière
solidarité à leur combat.
Saragosse le 28 Novembre 2004
UP
RESOLUCIÓN
DEL TALLER DE DERECHOS HUMANOS
De la 30ª Conferencia Europea de Solidaridad con el Pueblo Saharaui
El grupo de trabajo ha estado compuesto por unos cuarenta
delegados de España, Suiza, Francia, Argelia,Gran Bretaña,
Suecia, Italia y el Sahara Occidental.
El Grupo reafirma que el derecho esencial denegado al pueblo saharaui
es el Derecho de los Pueblos a disponer de sí mismos. No obstante
este derecho ha sido reiterado en numerosas ocasiones por la ONU, la Unión
Africana y la Unión Europea.
Es necesario que el movimiento de solidaridad internacional que se
expresa respecto del pueblo saharaui alcance tanto interés e importancia
para el respaldo de las zonas ocupadas como para la ayuda a los campamentos
de refugiados. La Resistencia de estos dos frentes viene a ser interdependiente,
en la medida que la identidad cultural es perturbada por las actuaciones
de las fuerzas de ocupación.
Al día de hoy, la cuestión de las desapariciones forzosas
todavía no ha sido abordado seriamente por el régimen maarroquí,
que persiste en la represión cerca de los militantes de los Derechos
Humanos y de toda persona que reivindique los derechos políticos,
económicos y sociales elementales.
Los procesos, montados sobre supuestos falsos, prosiguen comportando
condenas a onerosas penas.
Las libertades individuales y colectivas continúan siendo objeto
de escarnio por las fuerzas de ocupación colonial, que se oponen
a la libre circulación. de los militantes saharuis y de los observadores
extranjeros.
La provechosa discusión, nutrida de ejemplos concretos aportados
por los defensores de los Derechos Humanos y los sindicalistas de los
territorios ocupados, ha permitido desglosar los siguientes ejes de trabajo,
hasta la próxima conferencia :
Dar soporte a la Convención Internacional para la protección
de todas las personas y conrra las desapariciones forzosas, actualmente
en estudio por parte de la Comisión de Derechos Humanos de la ONU
con un órgano de seguimiento independiente y autónomo, como
instrumento coercitivo por una lucha eficaz contra las desapariciones
forzosas.
Proseguir la campaña por la verdad y la justicia para los desaparecidos
saharauis, reclamando en particular al Secretario General de las Naciones
Unidades que incluya esta materia en todos sus informes sobre la situación
del conflicto del Sahara Occidental.
Apoyar la campaña de peticiones para <<la protección
de los defensores saharuis de los Derechos Humanos>>promovida por
la Oficina Internacional para el Respeto de los Derechos Humanos en el
Sahara Occidental (BIRDHSO) en dirección a la representante especial
de la ONU con la que está previsto reunirse en abril de 2005.
Remozar las campañas de solidaridad hacia los prisioneros políticos
que ha dado sus frutos toda vez que 12 de ellos han sido liberados el
7 de enero de 2004.
Exigir que el derecho de asociación sea respetado por las autoridades
marroquíes que continúan prohibiendo toda asociación
saharaui que defienda los derechos humanos, la identidad cultural......etcétera
Exhortar a las autoridades de nuestros respectivos países sobre
la necesidad de intervenir ante las autoridades marroquíes para
la restitución inmediata del pasaporte a los 13 defensores de los
Derechos Humanos privados de comparecer en Ginebra para testimoniar en
marzo de 2003.
Denunciar las trabas sistemáticas para el acceso a los territorios
de cuantas personas acudan al encuentro con las poblaciones saharauis.
Promover la organización de visitas de observadores en las
zonasw ocupadas
Apelar a la solidaridad sindical con los trabajadores de Fos-Bucraa
para el reconocimiento de sus derechos contractuales degradados en 1977
por las autoridades marroquíes con la complicidad del estado español.
Cuestionar a la Instancia Equidad y Reconciliación que en atención
a sus premisas de funcionamiento, fuera de todo marco jurídico,
no puede dar respuesta a las verdaderas reivindicaciones de las víctimas
. En efecto, toda iniciativa encaminada a la confección del dossier
sobre las graves violaciones de los Derechos Humanos no puede prosperar
si no está basada en los principios fundamentales de Justicia y
Equidad para las víctimas de la represión, y si no se acomoda
a los tratados internacionales en tanto que referencia obligada en la
determinación del listado de las violaciones y de las medidas adoptables
para tratar sus consecuencias, comenzando por la ruptura de los métodos
represivos a través del respeto por los derechos individuales y
colectivos, de modo que el presenta no constituya una prolongación
del pasado.
Efectuar un llamamiento para robustecer, divulgar y participar en
las primeras jornadas internacionales sobre la violación de los
derechos humanos en el Sahara Occidental organizadas para los días
1 y 2 de abril próximo en la ciudad de Olivenza, Badajoz. Y multiplicar
las conferencias y los debates sobre la violación de los Derechos
Humanos en los territorios ocupados.
Saludamos a los defensores saharauis de Derechos Humanos y a los trabajadores
de Fos-Bucraa que nos han hhecho llegar sus mensajes y contribuciones.
En esta oportunidad reafirmamos nuestra completa solidaridad con su lucha.
Zaragoza, a 28 de noviembre de 2004
UP
Collectif
des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis
" Territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain "
Message adressé
à la 30ème EUCOCO
ZARAGOZA 26, 27 et 28 novembre 2004
Chères surs, chers frères, chers amis,
Nous saisissons l'occasion de la tenue des travaux de la 30ème
Conférence Européenne de Soutien au Peuple Sahraoui pour
vous saluer chaleureusement et rendre un vivrant Hommage aux Femmes et
aux Hommes qui ont toujours su manifesté leur solidarité
indéfectible au peuple sahraoui et sa cause juste pour son droit
à l'autodétermination et à la liberté. Nous
tenons également à saisir cette opportunité offerte
p pour dire combien nous apprécions la forte mobilisation des Peuples
d'Espagne pour exiger du gouvernement espagnol un soutien clair aux droits
nationaux du Peuple Sahraoui. De notre côté, nous appuyons
cette mobilisation et nous interpellons le gouvernement espagnol pour
départir de sa politique ambiguë sur le Sahara Occidental
et réparer l'injustice dont est victime le peuple sahraoui depuis
la signature, le 14 novembre 1975, des accords tripartites. L'Espagne
demeure en fait la puissance coloniale responsable du territoire non autonome,
illégalement occupé par le Maroc. Le courage moral et politique
exige de l'Espagne qu'elle défende, aujourd'hui, les droits légitimes
du Peuple Sahraoui et d'assumer les responsabilités qui lui incombe.
Chères surs, chers frères, chers amis,
Depuis l'invasion militaire, le 31 octobre 1975, du Sahara Occidental
par le Maroc et au fil des ans qui s'en suivirent, des milliers de sahraouis
ont été enlevés dont des centaines sont toujours
portés disparus. Les autorités d'occupation marocaines refusent
toujours de éclaircir leur sort, et ce en dépit des appels
émis à ce sujet par les organisations internationales des
droits de l'homme comme par le Secrétaire Général
de l'ONU et le Conseil de Sécurité. Pour ces disparus sahraouis,
le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara
Occidental " BIRDHSO", que nous saluons vivement à travers
son président Mr Christian Viret a lancé en Octobre 2002
la Campagne Internationale " Liberté et Justice pour les disparus
sahraouis". Pour leur mémoire et pour alléger les douleurs
éprouvées par leurs familles, nous vous lançons un
appel solennel pour soutenir et réactiver à nouveau cette
Campagne Internationale qui reste pour le Collectif des Défenseurs
des Droits de l'Homme Sahraouis une grande priorité, cette campagne
doit se poursuivre jusqu'à ce que la vérité soit
connue et le sort des disparus clarifié. Mobilisez-vous donc pour
exiger la libération des vivants parmi les disparus sahraouis et
la restitution des dépouilles mortelles de ceux qui seraient décédés
à leurs familles.
Chères surs, chers frères, chers amis,
Depuis des années, et face à la montée du mouvement
de protestation des diplômés chômeurs sahraouis contre
la politique sociale discriminatoire à leur égard pratiquée
par les autorités marocaines, la quasi majorité des recrutés
parmi ces diplômés sahraouis ont été affectés
dans des postes d'emploi dans des villes marocaines pour les éloigner
du territoire du Sahara Occidental. Cette politique d'emploi n'est pas
une satisfaction des revendications légitimes mais une méthode
pour vider le territoire de certaines de ces forces vives.
Les autorités d'occupation marocaines poursuivre leur politique
d'oppression et d'intimidations envers les défenseurs des droits
de l'homme sahraouis et tout indique que ces exactions et cette répression
vont s'accentuer. L'avenir promet même que ces intimidations vont
s'accentuer. Selon plusieurs organes de presse marocaine, un haut responsable
du gouvernement marocain avait déclaré lors de points de
presse accordés le mois courant que les défenseurs des droits
de l'homme sahraouis représentent un danger réel pour la
politique du Maroc dans l'affaire du Sahara Occidental et avait même
appelé les journalistes marocains à participer pour contrer
ces activités en les dénigrant. Ce même responsable
marocain avait également déclaré qu'en plus de la
mobilisation de la presse marocaine, d'autres mesures seront mises en
uvre pour contrecarrer l'activisme des défenseurs des droits
de l'homme sahraouis. Ces menaces formulées explicitement à
l'encontre des défenseurs des droits de l'homme doivent être
prises au sérieux. Une des réponses fermes seraient de poursuivre
et d'intensifier la campagne menée par le BIRDHSO pour soutenir
l'action des défenseurs des droits de l'homme. Un Comité
Local du Soutien de la Campagne Internationale pour la Protection des
Défenseurs des Droits de l'Homme au Sahara Occidental a vu le jour
à El Aaiun, le 08 novembre 2004, pour contribuer au succès
de l´action entreprise par le BIRDHSO. Nous comptons beaucoup sur
votre soutien à ces deux initiatives. Mobilisez-vous donc pour
la solidarité, le soutien et la protection des défenseurs
des droits de l'homme sahraouis!
Chères surs, chers frères, chers amis,
Avant de conclure, nous voudrions rendre un hommage au couple Marie-Claire
et Emmanuel Martinoli, qui grâce à leur site Web Arso, ont
grandement contribué à faire connaître la situation
critique des droits de l'homme dans les territoires occupés du
Sahara Occidental
Chers Amis.
Enfin, nous vous réitérons notre engagement à poursuivre
notre action pour le respect des droits de l'homme, pour la paix et pour
la justice et ce quelques soient les difficultés et les obstacles
qui pourraient surgir devant nos démarches.
Nous vous souhaitons plein succès à vos travaux.
Merci.
Fait à El Aaiun, le 23 novembre 2004
UP
TRAVAILLEURS
SAHRAOUIS DE LA SOCIETE laayoune ; le 11-11-2004
PHOSBOUCRAA FILIERE DE L'INSTITUT
NATIONAL D'INDUSTRIE ESPAGNOL (INI)
Adressé à :
A la 30ème Conférence EUCOCO
Objet : demande d'intervention pour la résolution du dossier des
Travailleurs de la société Phosboucraâ.
Après salutation,
Nous avons l'honneur, de vous envoyer cette demande pour l'intervention
à la résolution de ce dossier, nous portons à votre
connaissance que le contrat qui lie les travailleurs sahraouis avec la
société Phosboucraâ filiale de l'INI (Espagne) a été
suspendue par les autorités marocaines en 1977 sans le consentement
de plus de 725 cents travailleurs sahraouis concernés.
Dans ce cadre, nous portons à votre connaissance que l'institut
national de l'industrie (INI) ; qui appartient au ministère de
l'industrie espagnole ; et les autorités espagnols assument la
responsabilité de ce dossier .d'autant plus, on a déposé
le dossier chez les syndicats espagnols : CCOO & UGT, ces derniers
ont déployés énormément des efforts concernant
la résolution de ce dossier
En ce qui concerne les droit revendiqués par les travailleurs
sahraouis de Phosboucaraâ,
Nous vous citons ci-dessous les droits que contient le contrat avec la
société de Phosboucraà, ce contrat qui n'a pas été
résilié par les travailleurs sahraouis.
Mais dés 1977 nous n'avons plus en jouissance de nos droits qui
nous assurent ce contrat. Qui sont les suivants :
1. Application de protocole signé par l'autorité espagnol
et l'autorité marocaine e lors du transfert de la direction : nous
indiquons que.
- Les travailleurs sahraouis ont bénéficié des
clauses de contrat dés le mois de novembre 1975 jusqu'en mai 1977.
- L'arrêt des clauses du contrat, en 1977, toutes en indiquent que
les travailleurs espagnols en même contrat bénéficient
de tous les droits cités au protocole jusqu'à ce jour là.
- Les travailleurs sahraouis n'ont signé aucun contrat avec l'office
chérifien de phosphate (OCP) au Maroc.
- La note signée par le directeur de la société phosboucraà
en 9-12-1975 concernant le respect des droits acquis des travailleurs
sahraouis.
2. fixation des heures de travaille hebdomadaire à 40 heures au
lieu de 48 heures. Toutes en signalent que le repos hebdomadaire est fixé
à 2 jours payables.
3. la suppression de la dégradation qui à touché
les grades des travailleurs sahraouis et l'application des clauses du
contrat cernant la promotion (selon le contrat la dégradation se
fait chacun 2 ans sans concours)
4. L'application de toutes les primes concernées.
5. L'application du protocole de phosboucraà cocréancier
la retraite.
6. La jouissance de droit de l'hospitalisation gratuitement pour les retraités
et les travailleurs.
7. Payé le salaire mensuel 30 et 31 jours au lieu de 26 jours payé
actuellement.
8. L'exonération de l'impôt sur le revenu par les salarie
qui ont 4 enfants ou plus.
9. Bénéficie des allocations familiales sous limitation
au nombre des enfants.
10. Bénéficier des indemnités des congés annuels.
11. Bénéficier de des indemnités de logement.
12. Bénéficie des indemnités pour les enfants à
la fête de Noël.
13. Bénéficier de congés de dix jours pour le mariage,
et cinq jours pour la maternité.
14. Bénéficie une indemnité d'équipement de
la maison chacun cinq ans.
15. Bénéficier des primes de rendement mensuel pour tous
les travailleurs.
16. Bénéficier des primes pour l'endommagement du travail.
17. Bénéficier une indemnité des heures supplémentaires.
18. Bénéficier une prime de langue.
19-Bénéficier des indemnités pour le troisième
poste.
20- bénéficier de la retraite suivant le contrat et le régime
espagnol comme étant des citoyens espagnol puisqu on a pas encore
autodéterminer notre avenir du Sahara occidental.
Avant de conclure notre demande, nous portons à votre connaissance
que les travailleurs espagnols qui travaillent dans la société
phosboucraa et qui ont le même contrat que le notre, bénéficient
de ces droits jusqu'à maintenant
Nous sollicitant votre aide et soutien et a tous les organisations internationale
a fin de déposer notre dossier auprès d'un tribunal Mondial
comme de genive. A suisse
Dans l'attente d'une réponse favorable de votre part, veuillez
agréer Messieurs mes salutations les plus distinguées.
Eddia sidi ahmed moussa
Délégué des travailleurs sahraoui de
La société phosboucraa-laayoune
Adresse : eddia sidi ahmed
140, rue tiflet hay hajari
70000 laayoune saharien
Maroc
Mobil : 21266051279
e- mail : badratma @ caramail.com
Site Web: fosfatoseddia.cjb.net
Correspondances effectuées par Monsieur EDDIA SIDI AHMED
Destinataires Date des courriers
Prince Moulay sidi Mohamed IV 08/02/99-17/03/99
Cabinet royal 5/11/99
Premier ministre 04/07/94 -29/05/95 - 30/05/96
30/06/998 -31/12/98- 18/05/99
Ministre de l'Energie et des Mines 29/06/94 -28/07/94 - 19/05/95
27/05/96 -02/12/99 -10/11/98
Ministre de l'emploi et des travaux sociaux 29/05/96 -27/05/96
Ministre de l'Etat à l'intérieur 27/05/96 -25/11/99 -09/12/97
Directeur général de l'OCP 29/05/95 -31/05/96 -13/12/97
14/05/99 -18/05/99 -26/03/99
23/09/99
Ministre de la justice 06/04/96 -27/05/96
Ministre de la droit du l'homme en OCP 29/05/95 -27/05/96 -10/11/98
Directeur 27/10/96
Directeur de l'OCP 29/02/96
Ministre délégué auprès de premier ministre
chargé des affaires générales du gouvernement 05/11/99
Président du conseil consultatif pou les droits de l'homme 19/05/95
-27/05/96
Président du conseil consultatif pour le ministre du dialogue social
31/08/95 27/05/96
Prince héritier Lalla MARIAM 31/08/95 -24/05/96
Waly région Laayoune-Boujdour 12/04/95
ANDRES MELODO Président des relations internationales à
Espagne1997
Partie de la justice et développement 11/11/98
Partie de l'indépendance 09/11/98
Parlement européen 12/02/2002
La Confédération Internationale des Droits de l'Homme 14/01/2001
Commission CCOO ( Madrid) 25/01/2001
France Libertés (Laayoune) Novembre 2002
CGT (Paris)
Confédération et Fédération de l'Energie et
des Mines
Décembre 2003
TRABAJADORES
SAHARAUI DE LA EMPRESA
PHOSBOUCRAA, FILIAR DE EL INSTITUTO NACIONAL
DE INDUSTRIA ESPAÑOL (INI)
Laayoune, el 11 de noviembre 2004
Objeto: demanda de intervención para la solución del dossier
de los Trabajadores de la empresa Phosboucraâ
Después de saludar,
Con mucho respeto, nos dirigimos a Ud. para llamarles la atención
de los participantes a su Conferencia sobre la situación de los
trabajadores saharauis en la mina de Boucraâ, en la que los contratos
de más de 725 empleados, firmados con la empresa Phosboucraâ
filiar de la INI (España) fueron cuestionados por las autoridades
marroquíes en 1977 sin consentimiento de los trabajadores saharauis
afectados por esta situación.
A este respecto, os informamos que el Instituto Nacional de Industria
(INI), perteneciente al Ministerio de Industria español, y las
autoridades españolas asumen la responsabilidad de esta situación.
Asimismo, en el momento en el que la mayor parte de la empresa fue transferida
a Marruecos, no se tomaron las medidas pertinentes para garantizar la
firma de los contratos del personal transferido, y por otro lado España
sigue siendo accionista del 35% de dicha empresa. Varias quejas has sido
depositadas ante los sindicatos españoles, CCOO y UGT, quienes
hicieron grandísimos esfuerzos para resolver este contencioso.
Adjuntamos copia del mencionad dossier.
Los trabajadores saharauis de Phosboucraâ denuncian la anulación
unilateral de sus derechos contractuales en aplicación del protocolo
firmado entre las autoridades españolas y las marroquíes
en mayo de 1977.
Mientras los trabajadores españoles siguieron beneficiando
de los derechos contractuales adquiridos en noviembre de 1975, mientras
que los contratos de los trabajadores saharauis no fueron respectados
en absoluto, sin que se hubieran firmado otros contratos con la Oficina
Marroquí de los Fosfatos, quien incumplió la nota de fecha
9 de diciembre de 1975 firmada por el director de la empresa Phosboucraâ
sobre los derechos adquiridos por los trabajadores.
La capacidad adquisitiva cayó considerablemente a causa de
la disminución de las condiciones de trabajo, del sueldo y de la
supresión de las ventajas sociales.
Igualmente revindicamos el derecho a una jubilación en igualdad
de condiciones que los trabajadores españoles, en base a la igualdad
de nuestro contratos así como por el hecho de que nos consideramos
jurídicamente bajo la administración española, dado
que no hemos podido ejercer nuestro derecho a la autodeterminación.
El poder de compra ha caído fuertemente por el hecho del empeoramiento
de las condiciones de trabajo, la disminución de los sueldos y
la supresión de ventajas sociales.
- El tiempo de trabajo semanal pasó de las 40 a las 48 horas. Los
dos días de descanso semanal pagados han sido suprimidos.
- Las cláusulas de promoción no han sido respetadas (2 años
sin concurso)
- Diversos premios han sido suprimidos
- Poner en duda el protocolo coacreditor de la jubilación de Fosbucraa
- Supresión del derecho a la hospitalización gratuita para
los trabajadores y los jubilados
- Supresión de la exoneración del impuesto sobre la renta
para los empleados que tienen 4 niños o más
- Supresión del beneficio de pensión familiar sin limite
al número de niños
- Supresión de vacaciones pagadas.
- Supresión de indemnidad de alojamiento
- Supresión de premios para los niños en Navidad
- Supresión de vacaciones excepcionales: 10 días para la
boda y 5 días para el nacimiento de un niño
- Supresión de indemnización de equipamiento de la casa
a cada 5 años
- Supresión de premio de rendimiento mensual para todos los trabajadores
- Supresión de indemnización en caso de accidente laboral
- Supresión de pago de horas suplementarias
- Supresión de premio para el conocimiento de un idioma extranjero
- Supresión de premio para el turno de noche
Reividicamos el derecho de la entrada en la jubilación con
las mismas condiciones que los trabajadores españoles, por el hecho
de nuestros contratos que son de la misma índole, pero también
por el hecho de que nos consideramos jurídicamente bajo administración
española, porque todavía no hemos ejercido nuestro derecho
de la autodeterminación.
Deseamos que los sindicatos europeos depositen nuestro dosier al Buró
Internacional del Trabajo en Ginebra con fin de que esta situación
sea solucionada en conformidad con el derecho.
Confiamos en la tradición de solidaridad internacionalistas de
los sindicatos europeos.
Querido Amigo, le saludo cordialmente en nombre de los trabajadores de
Fosbucraa.
Deseamos igualmente que los sindicatos europeos depositen nuestro
dossier ante la Oficina internacional del Trabajo con sede en Ginebra
a fin de que esta situación sea resuelta de conformidad con el
Derecho.
Confiamos en las tradiciones de solidaridad internacionalista de lo
sindicalistas europeos.
Atentamente,
Eddia Sidi Ahmed Moussa
Delegado de los Trabajadores saharauis de la empresa Phosboucraâ-
Laayoune
Message
du Collectif des défenseurs des droits de l'homme sahraouis
"territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain"
Chères surs, chers frères, chers
amis,
A l'occasion de l'organisation de la 28ème Conférence
Européenne de Soutien au Peuple Sahraoui, nous saluons chaleureusement
les Peuples d'Europe qui n'ont cessé de montrer leur solidarité
et de porter leur soutien à notre Peuple. C'est grâce à
la synergie entre le soutien et la solidarité internationaux ,et
en particulier le soutien et la solidarité européens, et
les sacrifices de nos masses populaires que le Peuple Sahraoui continue
de lutter sans cesse pour exiger le respect de ses droits légitimes.
Les organisations internationales des droits de l'homme accordent de plus
en plus un intérêt croissant et particulier au dossier des
droits de l'homme au Sahara Occidental, c'est ainsi qu'en reconnaissance
de leurs luttes incessantes pour le respect des droits de l'homme au Sahara
Occidental , le conseil d'administration de la fondation Rafto a choisi
de remettre le prix Thorolf Rafto 2002 à Sidi Mohammed Daddach
, le plus ancien détenu politique Sahraoui libéré
en novembre 2001 ; tandis que le prix des droits de l'homme 2002 de la
Société Internationale pour les Droits de l'Homme, section
suisse (ISHR-CH), a été décerné à Marguerite
et Robert Emery membres du Bureau International pour le Respect des Droits
de l'Homme au Sahara Occidental " BIRDHSO ".Saluons donc ces
trois figures de proue de la défense des droits de l'homme au Sahara
Occidental!
Chères surs, chers frères, chers
amis,
Des centaines de Sahraouis sont toujours en disparition
forcée dans les geôles secrètes marocaines ou s'exerce
les méthodes de torture corporelles et psychiques les plus barbares.
Les défenseurs des droits de l'homme sahraouis n'ont cessé
de réclamer et interpeller les organisations internationales des
droits de l'homme pour le lancement d'une compagne internationale pour
l'établissement de la vérité sur leur sort. La réponse
n'a pas beaucoup tardé! L'Unique répondant n'est que le
Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental
" BIRDHSO " avec qui nous avons exigé ensemble ; l'année
dernière; la libération inconditionnelle de SIDI MOHAMED
DADDACH et les autres détenus politiques sahraouis condamnés
par les tribunaux marocains. Le BIRDHSO vient de lancer alors sa deuxième
campagne internationale en faveur du respect des droits de l'homme au
Sahara Occidental :la Campagne Internationale "Liberté et
Justice pour les disparus Sahraouis". Nous comptons sur l'adhésion
de toutes les potentialités parmi les Amis de notre Peuple pour
garantir le succès de cette Compagne Internationale. Mobilisons
nous donc pour le succès de Notre Grand Combat, le Combat Sacré
de la Justice et de la Vérité!
Chères surs, chers frères, chers
amis,
Pour faire exiger le respect des droits de l'homme au
Sahara Occidental, les défenseurs des droits de l'homme sahraouis
vous appellent à leur fournir le soutien moral et matériel
nécessaires et de se lancer dans des actions intelligentes pour:
* la libération inconditionnelle de tous les détenus politiques
sahraouis incarcérés actuellement dans les prisons marocaines;
* l'indemnisation matérielle et morale, selon les normes internationales,
de toutes les victimes des violations des droits de l'homme au Sahara
Occidental;
* le jugement de tous les responsables des violations des droits de l'homme
commises au Sahara Occidental quelles que soient l'étendue de leurs
responsabilités au sein du système de l'état marocain;
* le respect de la convention internationale relative à la protection
des défenseurs des droits de l'homme;
* le respect de la convention de Genève relative à la protection
des civils lors des conflits armés;
* l'ouverture d'une enquête sur l'affaire des fosses communes ou
ont été enterrés vivants des dizaines de sahraouis
civils;
* la protection des Sahraouis contre le danger des mines anti-personnel
et l'indemnisation des victimes parmi eux;
* la levée du quadrillage militaire, sécuritaire et médiatique
que connaît le territoire du Sahara Occidental sous contrôle
marocain.
Chères surs, chers frères, chers
amis,
Les défenseurs des droits de l'homme Sahraouis
continuent avec détermination de dénoncer et de faire connaître
les violations des droits de l'homme commises; en relation avec le conflit
politico-militaire que connaît le Sahara Occidental depuis 1975;
par l'état marocain contre la population sahraouie. C'est pourquoi
les autorités marocaines multiplient les intimidations et les menaces
à leur encontre. Ces autorités refusent toujours de leur
délivrer des passeports. Ils sont constamment surveillés,
épiés, harcelés. Souvent ils sont convoqués
par les différents corps de répression et emmenés
dans des centres où ils sont interrogés et intimidés.
Plusieurs d'entre eux sont actuellement en état d'arrestation..
D'autres ont été transférés abusivement aux
villes marocaines pour les éloigner du territoire du Sahara Occidental
sous contrôle marocain, les soumettre à des conditions de
vie difficiles et les réduire ainsi au silence: c'est une Déportation
Déguisée. D'autres sont simplement licenciés de leur
emploi de manière abusive . Les autorités marocaines continuent
toujours de multiplier les menaces de licenciement à l'encontre
d'autres. Les organes de presse des partis politiques marocains mènent
des campagnes hystériques contre eux. Ces organes de presse ont
même revendiqué leur arrestation. C'est la PUNITION COLLECTIVE!
Par ailleurs, et malgré la souffrance des défenseurs des
droits de l'homme sahraouis, la communauté internationale continue
toujours d'afficher son indifférence totale et participe parfois
au complot qui entrave leurs actions. C'est ainsi que des représentations
diplomatiques des pays européens démocratiques leur compliquent
les procédures consulaires pour l'obtention des visas. Malgré
ces pratiques qui entravent l'action de la défense des droits de
l'homme dans le territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain,
les défenseurs des droits de l'homme sahraouis renouvellent leur
engagement de poursuivre; sans cesse; leurs actions de défense
des droits de l'homme au territoire du Sahara Occidental sous contrôle
marocain . Mais pour que les défenseurs des droits de l'homme sahraouis
puissent poursuivre leur noble tâche de défense et de promotion
des droits de l'homme , il est indispensable que vos soutiens permanents
soient apportés. A cette occasion les défenseurs des droits
de l'homme sahraouis vous appellent; également; de leur apporter
protection face aux dangers réels qui les menacent quotidiennement.
En particulier, les défenseurs des droits de l'homme sahraouis
adressent un appel solennel et urgent à l'Union Européen
pour intervenir auprès des autorités marocaines afin que
celles-ci mettent un terme à leurs pratiques récidives d'intimidations
à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme sahraouis
et en particulier l'arrêt immédiat des transferts abusifs
à l'intérieur du Maroc et les campagnes d'arrestations arbitraires.
A ces moments difficiles, le soutien des défenseurs des droits
de l'homme sahraouis est devenue votre Responsabilité Morale. Mobilisez
vous donc pour la solidarité, la protection et le soutien des défenseurs
des droits de l'homme sahraouis!
Chères surs, chers frères, chers
amis,
Les défenseurs des droits de l'homme sahraouis
ne sont pas les seuls à subir les affres de la répression
marocaine. Des dizaines de jeunes contestataires sahraouis ont été
lourdement condamnés; cette année; lors des procès
scandaleux. Les chômeurs sahraouis sont également quotidiennement
intimidés. En réaction à leurs mouvements de protestation
et pour réduire par conséquent le champs de la protestation
sociale sahraouie , les autorités marocaines les ont violemment
réprimés, condamnés quelques uns parmi eux dans des
procès inéquitables et ont dissout par la suite leur organisation
représentative: l'Association des Chômeurs Sahraouis. Le
mouvement revendicatif des ouvriers et retraités sahraouis de la
société Phosboucraâ est également sous le collimateur
de la répression des autorités marocaines. La cérémonie
religieuse "Prière de l'Absent" que la population sahraouie
à Laâyoune a décidé d'organiser en mémoire
de Mohamed Fadel Ismail, représentant du Front Polisario en Grande-Bretagne;
décédé cette année; a été perturbée
par les autorités marocaines . La répression contre le peuple
sahraoui est donc totale. Pour la contrecarrer et exiger par la suite
une protection internationale de ce Peuple, il est d'une grande urgence
d'uvrer pour que la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU procède
à la nomination d'un rapporteur spécial sur la situation
des droits de l'homme au Sahara Occidental. Nous comptons sur votre soutien!
Chères surs, chers frères, chers amis,
Les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental
sont liées directement au conflit politico-militaire que connaît
la région depuis 1975. Ces violations ne peuvent avoir fin que
par l'instauration de la paix dans la région. Cette paix ne peut
être réalisée que par l'organisation, sous l'égide
de l'ONU , d'un référendum d'autodétermination permettant
aux Sahraouis; et aux Sahraouis SEULS; de se prononcer librement sur le
statut politique définitif du Sahara Occidental. Mobilisons nous
donc pour exiger la tenue de ce référendum d'autodétermination.
Chères surs, chers frères, chers
amis,
Une grande figure militante sahraouie vient de nous quitter.
Un Grand défenseur des droits de l'homme sahraoui vient de rendre
l'âme. C'est notre Grand Ami; à tous; le défunt MOHAMED
FADEL ISMAIL.C'était un porteur convaincu d'un message de la PAIX
et du DIALOGUE.En reconnaissance à son militantisme intellectuelle
pour faire connaître les droits légitimes du Peuple Sahraoui,
nous proposons que votre conférence recommande la constitution
d'une fondation baptisée Fondation MOHAMED FADEL ISMAIL chargée
des études sur le Sahara Occidental. A la mémoire de ce
Grand Martyr nous observons ensemble une Minute de Silence.
ADIEU/AU REVOIR NOTRE CHER MARTYR!
Merci. CHOUKRANE. Le 25.10.02
UP
CONCLUSIONS
DU GROUPE DE TRAVAIL SUR LES DROITS HUMAINS
Modena 25/26/27 ottobre 2002
Compte tenu de l'importance de ce qui se passe en zone
occupée, le groupe de travail décide de donner la parole
aux défenseurs des Droits Humains qui ont adressé un message
à la Conférence.
Segue lettura del "messaggio del Collettivo dei
difensori dei Diritti Umani Sahraui" arrivato dei Territorio del
Sahara Occidentale sotto controllo marocchino.
Le groupe de travail a rassemblé une participation
nombreuse ainsi qu'une grande diversité de Comités Européens
et américain.
1. Il a entendu les témoignages de juristes et
d'observateurs qui ont assisté à des procès de sahraouis
au Maroc et à El Ayoun . Compte tenu des résultats positifs
et de l'impact obtenus il appelle à la poursuite de cette assistance
juridique et présence solidaire en coordination avec le BIRDHSO.
2. A propos de la campagne internationale "Justice
et Liberté pour les disparus sahraouis" initiée par
le BIRDHSO en coordination avec les associations sahraouies dans les camps
et en zone occupée :
Demande à tous les comités, associations, Municipalités,
ONG :
- de diffuser et signer l'appel au Roi du Maroc, au gouvernement espagnol
et à la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU
- de soutenir et de participer à la rencontre de Genève
du 28 au 30 mars 2003
- de s'investir dans la campagne de parrainage des disparus sahraouis
Appelle la Conférence et les associations présentes à
contribuer au financement de la rencontre de Genève qui ne pourra
se réaliser sans cette contribution volontaire.
Demande aux autorités marocaines la délivrance de passeports
à tous les sahraouis pour leur permettre de circuler librement.
Demande d'autre part aux autorités concernées l'application
des conventions relatives aux réfugiés : Convention de l'ONU
de 1951 art.28 et Convention de l'OUA de 1974 art.6 (relatives à
la libre circulation des personnes), de délivrer d'office des titres
de voyage afin de permettre aux réfugiés sahraouis de circuler
librement.
3. Le groupe de travail souligne l'importance et l'utilité
d'intervenir auprès des Ambassades de nos pays respectifs, accréditées
à Rabat, pour s'inquiéter de la situation des Droits Humains
au Sahara Occidental.
4. Le Groupe de travail rend hommage aux défenseurs
des Droits Humains et se félicite de la reconnaissance de leurs
efforts au travers de l'attribution des Prix décernés à
Sidi Mohamed DADDACH et à Margueritte et Robert EMERY .
UP
RESOLUTION
DE LA COMMISSION DES DROITS HUMAINS
de la 29ème Conférence Européenne de Solidarité
avec le Peuple Sahraoui
Le groupe de travail sur1es Droits de l 'Homme tient
à souligner le regain des pratiques de la répression visant
les citoyens sahraoui et plus particulièrement les défenseurs
des Droits de l'Homme au Sahara Occidental.
Face à une telle situation, il est indispensable
que dès à présent, au-niveau de la coordination européenne,
les actions en faveur du respect des droits de 1 'Homme dans les zones
occupées soient comprises comme ayant une portée politique
qui d'ailleurs n'échappe pas à l'occupant.
Celui-ci tente en effet de dévoyer les différentes
initiatives menées pour dénoncer les atteintes aux libertés
individuelles et collectives en reprenant à son compte nos propres
arguments et formes d'actions pour discréditer la lutte du peuple
sahraoui pour son indépendance.
Il est donc nécessaire de conjuguer les efforts
de tous pour la défense des droits de 1'Homme au Sahara Occidental
afin de ne pas laisser, le champ libre à propagande et a la désinformation
marocaine.
La commission a retenu les priorités suivantes
pour le travail de l'année qui s'ouvre :
1. Centraliser l'information sur les cas de violations
des droits de l'Homme et la répercuter au moyen des outils dont
nous disposons et en particulier internet.
2. Développer la campagne en faveur des disparus sahraouis en multipliant
les parrainages par la sollicitation de personnalités, d'associations
et d'institution ; poursuivre la campagne " liberté et justice
pour les disparus"
3. Organiser une solidarité active en faveur des prisonniers politiques
durant leur incarcération et pour leur libération.
4. Organiser la saisine des tribunaux espagnols compétents sur
les dossiers de sahraouis détenteurs de documents espagnols au
moment de leur disparition.
5. Soutenir l'organisation de manifestations à Genève durant
la session de la commission des droits de l'Homme des Nations Unies.
UP
RESOLUTION OF THE HUMAN RIGHTS COMMISSION
Of the 29th European Solidarity Conference with the Saharawi People
The Human
Rights working group wishes to draw attention to the renewed outbreak
of practices of repression aimed at Saharawi citizens, and in particular
at human rights defenders, in Western Sahara.
Faced with such a situation, it is essential that actions in favour of
the respect of human rights in the occupied territories, at the European
coordination level, be immediately considered as having a political character,
in such a way that should not escape the occupying power's notice.
Indeed, the latter is attempting to corrupt the various initiatives denouncing
attacks on individual and collective freedoms by adopting our own arguments
and forms of action to discredit the fight of the Saharawi people for
their independence.
It is therefore necessary to combine the efforts of all of us for the
defence of Human Rights in Western Sahara, in order to stop the spreading
of Moroccan propaganda and disinformation.
The Commission has taken the following priorities for the coming year:
1. Centralisation of information on cases of Human Rights violations and
diffusion of the same by means of the tools we have available, notably
the internet;
2. Development of the campaign for the disappeared Saharawis through spreading
of the adoption campaign by appealing to celebrities, associations and
institutions; continuation of the campaign "Freedom and Justice for
the Disappeared Saharawis";
3. Organisation of an active solidarity movement in favour of the Saharawi
political prisoners during their imprisonment and aiming at their liberation;
4. Organisation of the appeal to Spanish courts competent to deal with
the files of disappeared Saharawis in possession of a Spanish identity
document at the time of their disappearance;
5. Support of the organisation of demonstrations in Geneva during the
sessions of the United Nations Human Rights Commission.
Collectif
des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis« territoire
du Sahara Occidental sous contrôle marocain »
Message à la 29 ème Conférence
Européenne de Soutien au Peuple Sahraoui
Chères surs, chers frères, chers amis,
Nous saluons chaleureusement toutes les participantes et tous les
participants aux travaux de la 29 ème Conférence Européenne
de Soutien au Peuple Sahraoui, rencontre annuelle devenue au fil des ans
et par excellence un espace de débats constructifs et productifs
sur l'évaluation des politiques et des stratégies de solidarité
et de soutien au Peuple Sahraoui. Fort de votre soutien et de votre solidarité
exemplaires, le Peuple Sahraoui des campements de réfugiés,
de la diaspora et du territoire du Sahara Occidental sous contrôle
marocain continue de lutter sans cesse , pour exiger le respect de son
droit à l'autodétermination.
La lutte du Peuple Sahraoui pour l'autodétermination couplée
à votre solidarité et votre soutien ont abouti à
ce que la communauté internationale accorde un intérêt
croissant au dossier de la paix au Sahara Occidental. Cet intérêt
affiché par la communauté internationale a été
couronné le 30 juillet 2003 par l'adoption par le Conseil de Sécurité
de l'ONU de la résolution 1495 appelant à l'application
du plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental
comme étant la solution optimale du conflit que connaît ;
depuis 1975; le territoire non autonome. Le Maroc , avec l'appui de la
France , affiche toujours son refus d'accepter l'application de cette
résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU. La France,
le pays de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et
du Citoyen, le pays des grands penseurs de la philosophie des lumières,
le pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité
use de son statut de membre permanent au Conseil de Sécurité
de l'ONU pour empêcher un PETIT peuple pacifique de s'autodéterminer
!!! En 1962, le Général De Gaulle président de la
république française avait pris la décision courageuse
de laisser le peuple algérien se prononcer sur son avenir politique.
Malheureusement, au début du troisième milénaire,
les héritiers de De Gaule à l'Elysée n'ont pas voulu
suivre le chemin de sa sagesse politique!!! Que veut la France alors !!!
Cette attitude négative et impartiale envers le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination déshonore certes,
et le peuple français, et ses forces vives que nous appelons aujourd'hui
à exercer des pressions sur leur gouvernent pour respecter le droit
du Peuple Sahraoui à l'autodétermination. Au gouvernement
français nous rappelons que la mémoire collective du Peuple
Sahraoui restera toujours vive et n'oubliera jamais que la France des
libertés et des droits de l'homme a commis des crimes contre l'humanité
en bombardant, dans le cadre de l'opération Ecouvillon en 1958
, les campements des civils sahraouis laissant ainsi un lourd bilan :
des centaines de morts et des blessés, des biens détruits
et un cheptel presque exterminé. Le courage politique et moral
exige que la France se réconcilie avec son histoire et présente
par conséquent ses excuses au Peuple Sahraoui comme elle l'a déjà
fait , en 1995 , pour ses citoyens déportés par le gouvernement
de Vichy lors de la période de l'occupation nazie!!!
Chères surs, chers frères, chers amis,
Les défenseurs des droits de l'homme Sahraouis du territoire
du Sahara Occidental sous contrôle marocain continuent de subir
les affres de la répression marocaine. Les autorités marocaines
multiplient les intimidations et les menaces à leur encontre"
refus de délivrance des passeports, filature, interrogatoires policiers,
arrestations et condamnations à de lourdes peines, transferts abusifs
vers les villes marocaines, multiplication des menaces de licenciement
de leurs emplois, gel des salaires, interdiction de participation aux
rencontres internationales des droits de l'homme, interdiction de l'organisation
des marches et des sit in, . . . ".
Pour paralyser leurs actions, les autorités marocaines ont procédé
à la dissolution judiciaire du Forum Vérité et Justice
Section Sahara sous prétexte que certains membres de son bureau
et certains autres défenseurs des droits de l'homme sahraouis seraient
les hommes de l'ombre de Mr Pierre Galland et qu'ils appliqueraient par
conséquent les plans d'action adoptés par les Conférences
Européennes de Soutien au Peuple Sahraoui !!!! Il est certain que
les pratiques récidivantes d'intimidations à l'encontre
des défenseurs sahraouis ont bien entravé leurs actions
de défense des droits de l'homme dans le territoire du Sahara Occidental
sous contrôle marocain.
C'est pourquoi, ils vous appellent à les soutenir fortement pour
pouvoir poursuivre leur noble tâche de défense et de promotion
des droits de l'homme. A cette occasion les défenseurs des droits
de l'homme sahraouis vous appellent, également, à leur apporter
protection face aux dangers réels qui les menacent quotidiennement.
En ces moments difficiles, le soutien des défenseurs des droits
de l'homme sahraouis est devenu votre Responsabilité Morale. Mobilisez-vous
donc pour la solidarité, la protection et le soutien des défenseurs
des droits de l'homme sahraouis!
Chères surs, chers frères, chers amis,
Le 06 décembre 2003, les autorités marocaines ont pris
la décision de constituer la Commission de l'Equité et de
la Réconciliation chargée de clore d'une façon extrajudiciaire
le dossier des graves violations des droits de l'homme à savoir
la disparition forcée et la détention arbitraire seulement.
L'approche de la question par l'état marocain est restrictive et
contraire aux principes universels de l'établissement de la vérité
qui encadrent le traitement des dossiers des graves violations des droits
de l'homme et va également à contre courant du mouvement
international de lutte contre l'impunité. Pour les défenseurs
des droits de l'homme sahraouis du territoire du Sahara Occidental sous
contrôle marocain, les violations des droits de l'homme commises
par le Maroc au Sahara Occidental sont multiples et concernent en plus
de la disparition forcée et la détention arbitraire : les
assassinats, l'ensevelissement de dizaines de sahraouis vivants dans des
fausses communes, le jet en chute libre de dizaines de sahraouis à
partir des avions militaires marocains, le bombardement des campements
des civils sahraouis par les bombes interdites à savoir les bombes
de napalm, le phosphore blanc et les bombes à fragmentation, la
contrainte des milliers de civils sahraouis de fuir leur territoire et
vivre en exil dans des conditions de vie difficiles dans les campements
de réfugiés sur le territoire algérien, la déportation
des milliers de nomades et des villageois sahraouis vers les villes du
territoire sous contrôle marocain, la destruction des tentes, des
habitations et des meubles des villageois et des nomades sahraouis, la
destruction et l'empoisonnement des puits sources d'eau, l'extermination
partielle par fusillade du cheptel, la soumission des centaines de civils
sahraouis aux pratiques de torture les plus barbares conduisant à
la mort ou laissant des séquelles physiques ou psychologiques .
. .
Ces graves violations des droits de l'homme commises par les autorités
marocaines contre les civils sahraouis sont liées directement au
conflit politico-militaire que connaît la région depuis son
annexion forcée par le Maroc en 1975. Par conséquent, la
justice exige que seule une commission d'enquête internationale
soit habilitée à établir la vérité
sur les graves violations des droits de l'homme commises par le Maroc
au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain. Les défenseurs
des droits de l'homme sahraouis vous appellent donc à vous mobiliser
pour exiger la constitution de cette commission d'enquête internationale.
Ensemble pour le succès de Notre Grand Combat. Ensemble pour le
Combat Sacré, le combat de la Vérité et de la Justice
!!!
Chères surs, chers frères, chers amis,
Le Comité de l'ONU contre la torture vient d'auditionner le
12 et 13 novembre 2003 le Maroc sur le dossier de l'application des dispositions
de la convention des Nations unies contre la torture et autres peines
ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. En marge de cette
audition, le comité en question avait eu des entretiens officiels
avec les membres des délégations des ONG marocaines et internationales
sur le même sujet. La torture et la disparition forcée au
territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain ont été
l'un des sujets pour lesquels le Maroc a été sollicité
de donner des éclaircissements. Malheureusement le seul absent
durant ces entretiens n'a été que le mouvement des droits
de l'homme au Sahara Occidental. La présence des représentants
de ce mouvement aurait certainement rendu ces entretiens plus productifs.
Nous vous appelons donc de faire les interventions nécessaires
auprès de la commission des droits de l'homme de l'ONU à
Genève et les autres instances des droits de l'homme de l'ONU pour
exiger la participation des délégations des défenseurs
des droits de l'homme au Sahara Occidental à toutes les réunions
qui débattent le sujet des droits de l'homme au Sahara Occidental.
En violation des principes du droit international humanitaire, des
centaines de Sahraouis demeurent toujours en disparition forcée
dans les geôles secrètes marocaines et pour lesquels les
défenseurs des droits de l'homme sahraouis n'ont cessé de
réclamer et interpeller les organisations internationales des droits
de l'homme pour intervenir auprès des autorités marocaines
pour l'établissement de la vérité sur leur sort.
Pour ces disparus, le Bureau International pour le Respect des Droits
de l'Homme au Sahara Occidental avait lancé en 2002 la Campagne
Internationale "Liberté et Justice pour les disparus Sahraouis".
Le Secrétaire Général de l'ONU multiplie les
appels formulés dans ses rapports périodiques; sur la situation
au Sahara Occidental adressés au Conseil de Sécurité
pour l'établissement de la vérité sur leur sort.
Le Maroc continue toujours d'afficher son indifférence totale quant
à ces appels, nier l'existence des disparus sahraouis, refuser
de fournir des renseignements les concernant et intimider en plus tous
ceux réclamant l'établissement de la vérité
sur leur sort. C'est ainsi que les autorités marocaines ont interdit
le jeudi 27 mars 2003 , une délégation composée de
05 défenseurs des droits de l'homme sahraouis, 07 membres des familles
des disparus sahraouis et le prix RAFTO 2002 SIDI MOHAMED DADDACH, de
quitter le territoire marocain à destination de Genève pour
participer les 28, 29 et 30 mars 2003 , aux journées de solidarité
avec les disparus sahraouis organisées par le BIRDHSO dans le cadre
de la Campagne International "Liberté et Justice pour les
disparus sahraouis". Leurs passeports, leurs billets d'avion et d'autres
documents étaient confisqués par les autorités marocaines
et non restitués à nos jours !!!
Que faire donc ?
Multiplions nos actions pour exiger la libération des vivants parmi
les disparus sahraouis et la restitution des dépouilles mortelles
des décédés à leurs familles. Nous comptons
sur vous également pour saisir le Rapporteur Spécial et
le Groupe de Travail de l'ONU sur les disparitions forcées et involontaires
de l'urgence de l'ouverture d'une enquête sur la disparition forcée
des centaines de Sahraouis.
Nous comptons sur votre soutien et votre solidarité.
Merci. CHOUKRANE.
Laâyoune, le 01 décembre 2003
UP
Lettre
au nom des prisonniers politiques sahraouis aux participants à
la 29ème Conférence Européenne de Coordination de
soutien au peuple sahraoui (EUCOCO)
Monsieur le Président,
Honorables délégué(e)s,
Cher(e)s ami(e)s
C'est pour nous, prisonniers politiques sahraouis, un immense plaisir
et grand honneur de nous adresser à la 29ème Conférence
Européenne de Coordination de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO)
qui se tient, cette année, à Paris, toute une ville symbole
ayant profondément marqué les luttes pour les droits de
l'homme allant de l'époque de la Révolution Française
jusqu'à la Déclaration de Paris sur la Protection des Défenseurs
des Droits de l'Homme, proclamée en 1998. Nous voulons partager
avec vous ce moment marquant de la Solidarité active avec le peuple
sahraoui dans sa lutte pour son droit à l'autodétermination.
Cette tradition que vous avez inaugurée et que vous avez tenu à
célébrer chaque année, depuis 28 ans, est toute un
exemple de solidarité agissante pour le triomphe de la justice
et de la paix. C'est pourquoi, vous méritez toute notre considération
et notre estime.
Comme vous le savez le régime marocain mène actuellement
une répression sans précédent à l'encontre
des forces vives sahraouies se traduisant par de multiples et graves violations
dont les déportations forcées au Maroc, les détentions
arbitraires et les jugements iniques, confiscation des droits fondamentaux,
notamment le droit à s'associer, à manifester et posséder
un titre de voyage. Ces atteintes flagrantes aux droits civils et politique
de la population sahraouie sous l'emprise des autorités sont souvent
accompagnées par des licenciements abusifs et d'autres pratiques
tendant à appauvrir les Sahraouis pour mieux les asservir. Dans
cette optique, les autorités marocaines continuent d'inonder le
territoire par des milliers de Marocains leurs offrant travail et logements
au détriment des populations autochtones. Ces procédés
contraires aux principes et aux idéaux des principales Conventions
internationales relatives aux Droits de l'Homme auxquelles le Royaume
du Maroc a pourtant souscrit.
Les graves violations des droits humains qui persistent au Sahara
Occidental, depuis le 31 octobre 1975, constituent un crime contre l'humanité
qui se perpètre sous un quadrillage militaire et sans accès
à informatique isolant ainsi complètement le Sahara Occidental
du monde et sa population originaire à la merci de davantage de
violations et d'abus.
Cher(e)s ami(e)s,
Nous sommes persuadés que la cessation de ce processus perpétuel
de violations est étroitement lié à la résolution
définitive et démocratique du conflit qui oppose le Royaume
du Maroc et le Front Polisario. Pour cela nous demandons aux participants
d'agir pour :
Permettre au peuple sahraoui d'exercer pleinement son droit à
l'autodétermination à travers l'organisation, sous contrôle
international, d'un référendum libre et régulier
lui garantissant de définir librement son avenir politique et ce
conforment au Droit International en vigueur.
Initier une Campagne Internationale pour connaître le sort de tous
les séquestrés-disparus sahraouis et pour la libération
de tous les prisonniers politiques.
Mettre fin au blocage médiatique et au siège militaire imposés
au Sahara Occidental et ce par la multiplication de visites des organisations
humanitaires, de défense des droits de l'homme et des organes de
presse internationale.
Nous tenons, avant de conclure, à vous féliciter pour les
efforts louables que vous déployez en faveur des droits humains
et de l'humanité dans son ensemble.
Nous souhaitons plein succès dans vos travaux.
Fait, le 27 novembre 2003.
Au nom des prisonniers politiques:
Ali Salem Tamek, Prison locale de Ait Melloul &endash; Agadir.
Ahmed Nassiri, Prison locale de Ait Melloul &endash; Agadir.
Dkhil El Moussaoui, Prison Noire &endash; El Aaiun.
Salek Bazid, Prison Noire &endash; El Aaiun.
Ahmed Sbai, Prison Noire &endash; El Aaiun.
Sidi Ahmed El Kainan, Prison Noire &endash; El Aaiun.
El Moussamih El Arbi, Prison Noire &endash; El Aaiun
Bourhil Mohamed Lamin, Prison Noire &endash; El Aaiun.
Lafakir Abdesalam, Prison Noire &endash; El Aaiun.
El Moussaoui Ahmed, Prison Noire &endash; El Aaiun.
Makhlouf Lehbib, Prison Noire &endash; El Aaiun
Bahaha Mohamed Salem, Prison Noire &endash; El Aaiun
Rachidi Fadel, Prison Noire &endash; El Aaiun
Boussoula Fadel, Prison Noire &endash; El Aaiun
Souidi Temglite, Prison civile d'Inzegane &endash; Agadir
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