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Bureau International pour le Respect
des Droits de l'Homme au Sahara Occidental <><><> DIGNITE <><><> DIGNITY <><><> DIGNIDAD <><><> DIGNITA<><><> |
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Lettre de la prison de Kénitra Le 14 avril 1995, un envoyé de la Croix-Rouge
internationale m'a rendu visite pour faire un rapport... Mais ici, à
la prison de Kénitra, je vis dans des conditions insupportables
après 16 ans de prison. Je n'ai plus la force ni la santé
ni le moral pour supporter cette situation qui devient de plus en plus
nuisible. Daddach M., Sahraoui
Kelthoum Ahmed Labid El - Ouanat
Amnesty International publie: Kelthoum, une jeune femme de 24 ans, originaire de
Smara (Sahara occidental) est actuellement incarcérée
dans la prison militaire de Ben Sergaou, non loin d'Agadir, dans le
sud du Maroc. Elle y purge une peine de 20 ans d'emprisonnement qui
lui a été infligée en juillet 1993 par un tribunal
militaire marocain. Huit jeunes Sahraouis ont été interpellés en mai 1995 dans des conditions rappelant l'arrestation de Kelthoum Ahmed Labid El-Ounat. Tous âgés de 18 à 20 ans, ils ont été accusés d'avoir participé à une manifestation pacifique organisée à El Ayoun en faveur de l'indépendance. Ils ont été maintenus au secret pendant plus de 5 semaines au cours desquelles ils auraient été maltraités et torturés. Ils ont été jugés à huis clos le 21 juin 1995 par le tribunal militaire de Rabat, pour atteinte à la sécurité extérieure de l'Etat et à l'intégrité territoriale du Maroc. Les jeunes gens ont nié, à l'audience, avoir organisé la manifestation ou y avoir participé. Ils ont affirmé qu'ils avaient été contraints de signer les déclarations après avoir éré torturés notamment à l'électricité; leurs plaintes n'ont toutefois fait l'objet d'aucune enquête. Dans leur déclaration, les jeunes gens avouaient qu'ils avaient confectionné et transporté des drapeaux du Front Polisario et qu'ils avaient organisé la manifestation et y avaient participé en scandant des slogans favorables à l'indépendance. Reconnus coupables, ils ont été condamnés à des peines comprises entre 15 et 20 ans de prison. La déclaration de culpabilité et les lourdes peines infligées en 1993 à Kelthoum El Ounat et à ses co-accusés, ainsi qu'en 1995 aux 8 jeunes gens mentionnés plus haut, marquent le début d'une nouvelle politique de violations systématiques des droits fondamentaux des Sahraouis qui exercent ou sont soupçonnés d'exercer des activités non violentes en faveur de l'indépendance. Cette pratique a renforcé les restrictions à la liberté d'expression et d'association au Sahara occidental. Amnesty International considère Kelthoum Ahmed Labid El Ouanat et les personnes incarcérées avec elle comme des prisonniers d'opinion dont elle réclame la libération immédiate et sans condition. Document d'Amnesty (français et
anglais) disponible auprès du Bureau. Nouvelles de l'AFAPREDESA Au début du mois de novembre 1995, des dizaines de citoyens sahraouis ont été arrêtés et torturés dans le centre de détention secret de PC CMI (Poste de commandement des compagnies mobiles d'intervention) à El Ayoun. Parmi eux figurent: 1.Fatma Zaar La plupart de ces citoyens sont d'anciens prisonniers d'opinion et avaient déjà été détenus pendant plusieurs années dans des centres secrets dont celui de Kalaat M'gouna, Agdz, Skoura... L'AFAPREDESA craint qu'ils ne disparaissent à nouveau. Malgré les difficultés matérielles,
l'AFAPREDESA continue à mettre à jour la liste des disparus.
Actuellement, plus de 200 dossiers ont été établis.
Le représentant en Europe de l'AFAPREDESA poursuit son activité. De nombreuses rencontres et réunions d'information ont lieu en France. Nous rappelons que Khadir est prêt à participer à toute activité en Europe sur la question des violations des droits de l'homme au Sahara occidental. Le Bureau a pu lui verser une partie de son financement
pour l'année 1996 grâce, entre autre, à un don d'Autriche.
Tout soutien est le bienvenu. En bref La campagne d'adoption symbolique de disparus sahraouis
continue en Europe. Nous nous sommes adressés aux autorités
françaises à l'annonce Le département d'Etat des USA a publié
son rapport 1995 sur la situation des droits humains au Sahra occidental
et au Maroc. Il rend compte des arrestations de civils sahraouis
au cours de l'année et évoque le problème des disparus.
ASSASSINATS A EL AYOUN Mohamed El Bachir Moulay Ahmed a été assassiné à la fin du mois d'octobre 1995. Selon des témoins, le jeune homme était sorti de chez lui l'après-midi du 25 octobre. Le lendemain, sa famille a entrepris plusieurs recherches auprès des autorités marocaines (commissariat de police, dendarmerie, etc) mais en vain. Elle a fait également le tour des hôpitaux, dispensaires, amis. Le 29 octobre, le corps du jeune homme a été retrouvé près d'une caserne militaire sur la plage d'El Ayoun. Sa famille a constaté des traces de torture sur le corps de la victime. Ses habits et ses chaussures étaient déchirés et des traces de sang étaient encore visibles sur son corps. Le jeune homme aurait été enlevé par des éléments en civil, la nuit du 25 octobre. Il faut rappeler ici que Mohamed El Bachir avait déjà été arrêté en 1984 par la Division de Sécurité Territoriale (DST) marocaine et mis en isolement au sinistre bagne secret de Kalaat M'Gouna. Pendant de longues années, il a été enchaîné et constamment torturé. Ce n'est qu'en 1991 qu'il a été libéré grâce à une campagne mondiale contre les arrestations arbitraires et les disparitions forcées au Sahara occidental. Dix-sept autres membres de sa famille, dont son père, sa mère, sa soeur et ses frères ont été arrêtés. La plupart au début de 1976. Son père, feu Moulay Ahmed (Leili) est décédé le jour même de sa libération, le 22 juin 1991. Depuis leur libération, toute la famille vit en résidence surveillée. Malgré de multiples appels de l'AFAPREDESA, on ne sait toujours rien de plus sur cet assassinat. Mouloud Sid Ahmed Alamin a été assassiné le 8 mars 1996. Il avait 15 ans et il était élève au collège du quartier de la coopération Der Aidek à El Ayoun. L'auteur du crime n'est autre que son soi-disant professeur, un dénommé El Makaoui. Celui-ci aurait frappé de façon barbare le jeune sans défense et les coups de bâton qu'il a reçu sur la tête lui ont été fatals. Les autorités marocaines continuent d'harceler les citoyens sahraouis et tout particulièrement les anciens disparus. Ainsi le pacha de la ville de El Ayoun occupée a interdit à tous les anciens disparus de professer le métier de chauffeur de taxi.
[ACCUEIL]
Le 5 août 1996, la session de la Sous-Commission
des droits de l'homme va s'ouvrir une nouvelle fois à Genève.
Rompre le silence, REUNION Le Bureau des droits de l'Homme s'est réuni en séance internationale le samedi 22 juin 1996 à Genève. L'AFAPREDESA ainsi que des représentants de France, de Belgique et des Baléares étaient présents. Les membres du bureau d'Angleterre, de Suède et d'Italie étaient excusés. Le bureau s'est réjoui de la libération
de Kelthoum Lounat qui avait été condamnée en
juillet 1993 à vingt ans de prison avec cinq autres jeunes
sahraouis pour avoir manifesté sa soif d'indépendance
au Sahara occidental. Kelthoum était parrainée par Amnesty
et une campagne internationale avait été lancée
pour sa libération. Toutes nos forces réunies ont imposé
sa libération. Le bureau a également traité les points suivants: Poursuite de la campagne de parrainage des disparus sahraouis qui s'étend à travers l'Europe et qui s'adresse chaque mois à quatre personnalités qui devraient être préoccupées par cette question et demander des comptes au gouvernement marocain. Comment est-il possible que les Etats puissent traiter avec autant d'égards un chef d'Etat qui tient toujours dans ses prisons des centaines de disparus, parfois depuis vingt ans sans qu'il y ait eu l'ombre d'un jugement ou d'une parodie de justice ? Pour les mois de juillet-août 1996, les cartes des parrainages sont à envoyer à Boutros Boutros Gahli, Secrétaire général de l'ONU, au parlementaire européen Otto de Habsbourg qui a conduit la Commission travaillant sur les liens à développer entre le Maroc et l'Union européenne et à deux experts de la Sous-Commission. Lancement d'une campagne dès l'automne pour améliorer les conditions de détention de Mohamed Daddach et demander sa libération. Enrôlé de force dans la gendarmerie marocaine, Daddach a voulu rejoindre le Front Polisario. Il a été arrêté et condamné à mort. Il se trouve depuis 1978 dans le quartier des condamnés à mort de la prison de Kénitra. Bien que sa peine ait été commuée en détention à perpétuité en 1994, son régime pénitentiaire n'a pas changé malgré les grèves de la faim qu'il a menées à plusieurs reprises. Un dossier est en train d'être élaboré qui sera à votre disposition au siège du Bureau des droits de l'homme. Extraits du Communiqué final de la réunion
internationale Le Bureau européen des droits de l'homme pour
le Sahara occidental a constaté que malgré les libérations
occasionnelles, la répression contre la population sahraouie
se poursuivait. De plus, la mise sous haute surveillance policière
des anciens prisonniers et disparus sahraouis restent des sujets de
grande préoccupation (...). au gouvernement marocain pour qu'il cesse immédiatement la répression contre les civils sahraouis, libère les prisonniers et les disparus sahraouis et garantisse les libertés démocratiques dans le territoire, condition impérative pour avancer vers un référendum d'autodétermination libre et régulier; au secréatire général de l'ONU et au Conseil de Sécurité, pour qu'ils exigent du gouvernement marocain le respect des droits humains de la population sahraouie et prennent des sanctions conséquentes face à ceux qui violent de façon évidente les droits fondamentaux de la personne humaine; aux organisations internationales de défense des droits de l'homme pour qu'elles demandent au royaume du Maroc de pouvoir enquêter sur place sur les atteintes aux droits humains perpétrées par les forces d'occupation. -------------------------------------------------------------------------------- Nouvelles violations des droits de l'homme
20 mai 1996: 23ème anniversaire dudéclenchement de la lutte armée au Sahara occidental. La population sahraouie manifeste pacifiquement dans les viles principales du Sahara occidental. Les autorités marocaines interviennent. Elles arrêtent des dizaines de jeunes Sahraouis, surtout à Boujdour.
Nous rappelons que ces arrestations font partie d'une
campagne d'arrestations et d'intimidation menée dans les territoires
occupés du Sahara occidental alors que la MINURSO y est toujours
présente.
Les forces onusiennes ne devraient-elles pas protéger les civils sahraouis ? Dans son nouveau rapport au Conseil de sécurité
de fin mai, le Secrétaire général mentionne la
nécessité de suivre le plan de paix en ce qui concerne
la libération des prisonniers politiques sahraouis et l'échange
des prisonniers de guerre. Certes, à plusieurs reprises le
Front Polisario a déjà libéré des prisonniers
de guerre. On se souvient des marocains (ils étaient près
de deux cents) libérés en 1989 déjà et
qui ont dû attendre jusqu'à la fin de l'année
dernière pour que le Maroc accepte enfin leur retour. Ces libérations
étaient des signes très clairs du Front Polisario pour
montrer sa bonne volonté. Les réponses, tant du côté
du Secrétaire général que du Maroc n'ont jamais
été celles de l'ouverture. 526 Disparus sahraouis et des prisonniers politiques
sahraouis survivent parfois depuis vingt ans dans les prisons et les
bagnes marocains. Ensemble nous les ferons libérer.
Nous comptons sur votre générosité pour diffuser ce journal traduit en anglais, espagnol, catalan, italien et prochainement en arabe et surtout pour aider l'AFAPREDESA en Europe et dans les camps de réfugiés sahraouis. Le Bureau reste à votre disposition pour toute information et toute collaboration. Prenez contact avec notre Bureau pour toutes informations supplémentaires dont vous auriez besoin. Bureau des Droits de l'Homme de la Coordination européenne
du soutien au Peuple sahraoui [ACCUEIL]
Le sort définitif du Plan de paix concernant le conflit du Sahara occidental va se jouer fin novembre. En effet, à cette date-là, le Secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros Ghali rendra son rapport sur la question. Mort-né par manque de détermination de l'ONU qui n'a, à aucun moment, imposé au Maroc sa volonté de voir se dérouler un référendum libre et régulier, le plan de paix n'a été qu'une illusion jeté aux yeux d'un peuple confiant dans les organisations internationales. Depuis le cessez-le-feu de septembre 1991, le Maroc a renforcé sa présence dans les territoires du Sahara occidental qu'il occupe, il a bafoué les droits de l'homme en contrôlant, arrêtant, emprisonnant les Sahraouis décidés à faire valoir leurs droits. Dans le silence international. Nous avons souligné, à plusieurs reprises, que la question des prisonniers de guerre, qui relève du Plan de paix, n'était jamais traitée. Aujourd'hui, la situation a évolué et 66 prisonniers de guerre sahraouis, détenus souvent depuis près de vingt ans par le Maroc, viennent d'être libérés le 31 octobre 1996, suite aux efforts du CICR et du concours des Etats-Unis et de l'Allemagne. Il faut rappeler que le Front Polisario a lui-mênme déjà libéré près de 200 prisonniers de guerre ces 10 dernières années. Depuis 1991 également, plus aucun disparu sahraoui n'est sorti des bagnes marocains. Les portes de leurs mouroirs sont plus que jamais blindées. La tragédie de la disparition continue. Dans le silence international. Pourtant, un espoir surgit. Il n'arrive pas des Etats qui se vantent d'être champions de la soi-disant cause des droits de l'homme. Il surgit courageusement de l'intérieur même du Maroc. Là où les risques sont les plus grands, là où l'intolérable n'est plus toléré, des hommes et des femmes disent: "c'est assez! Nous rompons le silence!". L'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme se redresse, remplit son rôle et dénonce la torture, les procès iniques, qu'ils condamnent des Marocains ou des Sahraouis. Au moment où une décision fort importante va être prise par la Communauté internationale au sujet de la présence des forces onusiennes au Sahara occidental, le Bureau européen des droits de l'homme pour le Sahara occidental rappelle que le processus de décolonisation qui devrait se dérouler au Sahara occidental rejoint, dans les faits et dans l'esprit, le cas de Timor-Est aujourd'hui mis en lumière par la remise du Prix Nobel de la paix à deux timorais qui luttent, chacun à leur manière, pour la dignité et l'indépendance du peuple de Timor. SOUS-COMMISSION DES
DROITS DE L'HOMME Cette année, le Président par intérim de l'AFAPREDESA, Abdessalam Omar Lahsen, a participé à la 48ème session de la Sous-commission des droits de l'homme. Vous trouverez ci-dessous des extraits de la communication qu'il a présentée devant les experts de la Sous-commision et des extraits d'interventions de diverses ONG. AFAPREDESA Après avoir brossé un tableau détaillé
de la situation de violation des droits de l'homme au Sahara Occidental,
le responsable de l'AFAPREDESA a conclu ainsi son intervention:
Ligue internationale pour les droits et la libération des peuples (LIDLIP) "La résolution 1056 du Conseil de sécurité
(qui devrait permettre des démarches politiques entre les
deux parties) ne laisse point d'espoir que le temps supplémentaire
accordé à la MINURSO assurera que les droits de l'homme
soient respectés sur le terrain. D'après des informations
dignes de foi, le moindre contact de citoyens sahraouis avec les
casques bleus peut conduire à l'arrestation arbitraire et
à la torture. Des centaines de Sahraouis sont déportés
vers le Maroc au moment -même où les autorités
marocaines innondent les territoires occupés du Sahara Occidental
par des vagues de colons marocains que le Maroc veut imposer comme
votants au référendum." "Le manque de détermination concrète de la part de la Communauté internationale pour faire respecter dans l'esprit et à la lettre le plan de paix initial qui doit mettre fin au conflit du Sahara Occidental permet aujourd'hui au pays colonisateur d'intensifier ses intimidations et de continuer à pratiquer la disparition et l'emprisonnement de très nombreux Sahraouis - jeunes filles et jeunes gens souvent - dont le seul crime est de réclamer leurs droits et de manifester leur soutien à l'indépendance de leur pays. Quasiment sous les yeux des forces onusiennes, des Sahraouis, hommes, femmes, se font arrêter, torturer, disparaissent. Organisation mondiale contre la torture (OMCT) "Au Sahara Occidental, les droits de l'homme et les libertés fondamentales du peuple sahraoui continuent d'être violées. Même s'il est vrai que le nombre de détentione arbitraires et illégales a diminué, il y a encore 600 détenus et disparus Sahraouis au sujet desquels aucune enquête officielle n'est menée." Association américaine des juristes (AAJ) "La violation des droits fondamentaux de l'homme à l'encontre des Sahraouis continuera aussi longtemps que le statut officiel du Sahara Occidental n'est pas déterminé. L'AAJ souhaite qu'une autorité provisoire indépendante puisse être installée dans le territoire pour assurer la sécurité et veiller sur le respect des droits de l'homme jusqu'à ce que des arrangements justes et satisfaisants concernant la tenue du référendum soient trouvés." Réponse du Maroc "Le Maroc a pris note de la démarche de
certaines organisations non-gouvernementales qui ont évoqué
devant la sous-commission le cas de plusieurs personnes originaires
du Sahara au sujet desquelles elles voudraient obtenir des clarifications",
a déclaré le représentant permanent du Maroc.
"La délégation marocaine compte déployer tous
ses efforts pour continuer à faire la lumière su ces
questions" a-t-il ajouté. INTERVIEW D'ABDESSALAM OMAR LAHSEN
A l'occasion de son séjour à Genève, Abdessalam Omar Lahsen s'est confié au bulletin Nouvelles Sahraouies. Nous reprenons des parties de cet interview. Nouvelles Sahraouies: Quelle impression avez-vous de cette Sous-Commission, de ce mois passé à Genève dans l'enceinte des Nations-Unies? Abdessalam: C'était
pour moi une grande découverte. Je ne connaissais pas les
institutions internationales et voilà que je me trouvais
au coeur d'une assemblée qui réunissait le monde entier
(ou presque). Il faut dire que je m'attendais à beaucoup
de choses qui se sont trouvées erronées. Prenons les
experts qui sont membres de la Sous-commission. Je croyais à
leur indépendance. Elle est loin d'être complète
à ce qu'il me semble. N.S.: Il n'y a donc jamais eu de résolution présentée sur la question du Sahara occidental? Abdessalam: Non, effectivement. Les personnes que j'ai pu contacter m'ont fait part de leur souci par rapport à la présence de l'experte marocaine. N.S.: Justement, quelles ONG sont intervenues sur cette question? Abdessalam: Cet été, cinq ONG ont abordé le problème. Je voudrais remercier le Centre Europe Tiers-Monde (CETIM) pour l'aide précieuse qu'il n'a cessé de nous offrir depuis de nombreuses années. Cette ONG m'a donné cette fois-ci son temps de parole et j'ai pu intervenir cinq minutes devant la Sous-commission (voir des extraits de la communication ci-dessus). La Fondation France-Libertés, l'organisation mondiale conter la Torture, le Mouvement contre le racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, la Fédération de la Jeunesse Démocratique et la Ligue Internationale pour le Droit et la Libération entre les Peuples ont dénoncé tout particulièrement les représailles dont sont victimes les jeunes Sahraouis des zones occupées. Cet été, ils ont été plusieurs milliers à monter à Rabat pour réclamer leurs droits sociaux (du travail par exemple), la liberté d'expression afin qu'ils puissent se prononcer sur l'avenir de leur pays. N.S.: Habituellement, vous vivez dans les camps de réfugiés sahraouis. Comment l'AFAPREDESA est-elle organisée au milieu des réfugiés ? Abdessalam: L'AFAPREDESA est une organisation indépendante, dirigée par un bureau exécutif de 7 personnes. Nous avons des représentants, surtout des représentantes, dans chaque daïra (découpage administratif des camps de réfugiés sahraouis qui correspond à une commune). Toutes les représentantes suivent minutieusement le cas de disparitions et d'emprisonnements qui sont connus dans leur périmètre. Elles rassemblent des informations que les familles obtiennent parfois, les documents qui sont retrouvées et qui concernent un disparu (par exemple une date de naissance, une photo). Elles font parvenir les documents à la centrale de l'AFAPREDESA pour enrichir les dossiers des détails qui vont permettre de mieux repérer et reconnaître le disparu. On a eu des informations après la libération des disparus en 1991. Ils avaient rencontré d'autres disparus dans les bagnes et nous avons ainsi pu revoir les listes des disparus. N.S.: Quels moyens avez-vous pour réaliser cet énorme travail? Abdessalam: Je voudrais souligner
la difficulté de réunir des documents, de remplir
des dossiers, de contacter des ONG ou les Nations-Unies, le Centre
des droits de l'homme de Genève depuis les camps de réfugiés.
La situation est difficile, les moyens sont très modestes
et dans les zones occupées c'est une sorte d'état
de siège permanent qui règne. (interview tiré de Nouvelles Sahraouies, octobre 1996) -------------------------------------------------------------------------------- NOUVELLES BREVES A leur retour du Maroc où ils sont allés par milliers manifester contre la politique sociale de l'occupant, certains Sahraouis - des femmes surtout - ont été engagées dans des ateliers de tissage. On apprend que des dizaines de jeunes femmes ont été intoxiquées par une laine importée d'Arabie Saoudite. Certaines ouvrières sont des un état grave, notamment Taghla Mohamed El Hassan, une ex-prisonnière du bagne de Kalaat M'gouna (AFAPREDESA). La ligue africaine des droits de l'homme et des peuples appelle les Nations-Unies à mettre en oeuvre un véritable plan global international d'urgence en faveur des droits de l'homme, particulièrement au Sahara occidental, au Burundi et en Somalie. " Il est politiquement, juridiquement, légitimement, moralement et humainement inconcevable que les Nations-Unies ne soit toujours pas parvenues à mettre en oeuvre le processus référendaire au Sahara occidental. Il en va de leur crédibilité. APPEL POUR L'AFAPREDESA L'AFAPREDESA a besoin d'un véhicule pour son travail dans les camps de réfugiés sahraouis. Nous devons trouver le financement pour un 4X4 diesel, soit une somme d'environ 15.000 francs suisses. Nous avons besoin de votre participation. Contactez l'adresse de diffusion de Karama dans votre pays, en Suisse, versez votre contribution sur le CCP 12-6818 - 7, Mention AFAPREDESA
[ACCUEIL]
Dites aux touristes qui vont au Maroc, qu'ils passeront près des prisons et des bagnes secrets où des centaines de disparus sahraouis croupissent toujours Comme chaque année, la journée internationale
des disparus sahraouis a été commémorée
le premier samedi de juin. A travers toute l'Europe, nous nous sommes
souvenus des centaines de civils sahraouis toujours disparus. Par des
interventions auprès des autorités marocaines, des rassemblements,
des appels dans les journaux, nous avons rappelé notre exigence
de vérité, nous avons rappelé que nous continuerons
à faire vivre dans la mémoire collective des peuples et
la mémoire individuelle de chacun , les noms, les prénoms
de chaque disparu sahraoui : Monsieur Buyema Lahsen Buseid né
en 1948 à El Ayoun, disparu en 1976 à Lemseyed, madame
Fatma ... et tous les autres. Vous voulez rejoindre la chaîne des parrains
et marraines, adressez-vous à votre comité national.
L'AFAPREDESA dénonce les assassinats dont sont
victimes des sympathisants de la cause sahraouie Il faut rappeler que plusieurs autres sympathisants de la cause sahraouie ont été assassinés ces dernières années. Parmi eux Mohamed El Bechir Moulay Ahmed (Leili), le 29 octobre 1995; Lafroussi Mayara, assassiné en juin 1996; Abdallah Gremiche, assassiné en novembre 1995; Fatma Zarouali Daha, retrouvée morte à El Aioun début mars 1997. Monsieur Hammad Ali Hamad, né à El Ayoun
dans les années 1960 et père de deux fillettes, a été
arrêté dans la nuit du 25 au 26 mai dernier dans le quartier
de Colomina, à El Ayoun, devant la Société SEMACOSA
où il était employé. Quatre policiers en civil
auraient tenté de l'enlever. Devant sa résistance, deux
estafettes de police sont venues en renfort. Depuis il est porté
disparu. Son épouse Najat, qui travaille dans le Centre culturel
d'El Ayoun l'a recherché vainement dans tous les commissariats
et prisons de la ville. L'AFAPREDESA se réjouit de l'annonce de la libération
de 85 prisonniers de guerre marocains par le Front Polisario lors de
la visite de M. James Baker dans les campements de réfugiés
sahraouis à la fin du mois d'avril. COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME Deux responsables de l'AFAPREDESA à la 53ème
session de la Commission des Droits de l'Homme Comme la tradition le veut depuis de longues années,
la résolution concernant le droit à l'autodétermination
du peuple sahraoui a été votée par consensus et
sur présentation du Président, Monsieur Somol, représentant
de la Tchéquie. Donc rien de nouveau, pas d'initiative percutante
pour sortir la question du Sahara Occidental du rituel. Nous le regrettons.
Pourtant plusieurs ONG sont intervenues pour analyser les responsabilités
de l'impasse dans laquelle se trouvait le plan de paix: le CETIM a mis
l'accent sur la trahison onusienne et le peu de rigueur des Etats qui
restent trop passifs devant l'arrogance marocaine. Le Bureau européen des droits de l'homme a pris
en charge les voyages et les séjours de deux membres de l'AFAPREDESA
pour la durée de la Commission ce qui leur a permis de mener
un travail d'informations et de prises de contact considérables.
le Bureau espère trouver les fonds nécessaires lui permettant
de les inviter à nouveau pour la session de la sous-ccommission
du mois d'août. Visite à la famille de Mohammed Daddach dans
les camps de réfugiés sahraouis Je rencontre Mustapha Mohamed, neveu de Daddach, dans
la matinée du 21 février 1997 près de Dakhla. C'est
un moment de forte émotion et tellement imprévu. Nous
nous donnons rendez-vous pour l'après-midi; sous la tente de
la mère de Daddach. Une délégation du Bureau européen des drots de l'homme et de l'AFAPREDESA a été reçue au siège du CICR. Elle a remis les lettres et les photos apportées par J. Philippe à la responsable du dossier Maghreb-Moyen-Orient qui doit les faire parvenir à Mohamed Daddach. [ACCUEIL]
peut en cacher un autre
Jeter la confusion, semer le trouble dans l'opinion, voilà qui n'est pas nouveau dans la stratégie utilisée par le Maroc pour discréditer les associations sahraouies ou les organisations non gouvernementales des droits de l'homme préoccupées par la situation au Sahara occidental. Une association, initiative marocaine animée par des Sahraoui(e)s passé(e)s au Maroc, s'est manifestée en Espagne ce printemps pour plaider la cause des familles sahraouies soi-disant captives dans les camps de réfugiés, l'objectif étant de miner la crédibilité de l'AFAPREDESA et l'Union Nationale des Femmes Sahraouies également en campagne en Espagne à ce moment-là. A notre connaissance, l'échec est total. Mais une autre stratégie nous attendait. Voilà qu'après plus de cinq ans de parution de notre bulletin EL KARAMA, nous apprenons, fin avril 1998, par le journal marocain "La Nouvelle Tribune" que l'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme (OMDH) publie le premier numéro de son mensuel. Devenez son titre : Al KARAMA ! C'est à la fois un sentiment de colère et de fierté qui nous envahit. Colère parce qu'on peut difficilement penser que c'est par pur hasard que l'OMDH a doté sa publication du titre de notre propre bulletin "Dignité". Nous interprétons ce manque d'éthique entre associations des droits de l'homme comme une volonté, une fois de plus, de jeter la confusion dans le camp des ONG et des défenseurs des droits de l'homme: deux publications, le même nom, mais de quoi s'agit-il vraiment ? Fierté, parce que notre modeste bulletin qui paraît certes en français, allemand, anglais, italien, catalan, espagnol et arabe est assez subversif en ce qui concerne le respect des droits de l'homme pour qu'une association marocaine se propose d'utiliser le même titre pour sa publication. Dans cette dernière partie du processus référendaire, on dirait que tous les coups sont permis. Nous voulons, pour notre part, continuer à vous transmettre le plus loyalement possible les informations qui sont en notre possession et continuer
à solliciter votre appui, vos relais pour que l'ONU, le Maroc
et le Front Polisario soient interpellés sur le respect des droits
de l'homme tout au cours du processus référendaire.
Nouvelles de Mohamed Daddach Depuis l'automne dernier, la campagne pour la libération de Mohamed Daddach a pris une nouvelle direction. En effet, certains membres d'une association espagnole de soutien au peuple sahraoui partent du principe que Mohamed Daddach avait des papiers espagnols lorsqu'il a été arrêté, condamné à mort puis à la prison à perpétuité par la "justice" marocaine. Une procédure devrait donc être en cour actuellement auprès du gouvernement espagnol pour que ce dernier reconnaisse à Daddach son identité espagnole au moment de son incarcération. A ce titre, le gouvernement espagnol devrait s'intéresser à Daddach et réclamer pour lui des conditions de détention humaines et pourquoi pas, sa libération. Dans la lettre qui suit, Mohamed Daddach écrit
à une amie en disant qu'il n'a pas reçu de nouvelles et
de photos de sa mère. Cette information laisse supposer qu'en
effet, Mohamed Daddach n'a jamais reçu les lettres et photos
que nous avions remises en mains propres au CICR pour les lui faire
parvenir. le 9 février 1998 Chère amie, Je suis très content de vous envoyer cette lettre après avoir reçu votre lettre du 17.12.97. Malheureusement, je n'ai pas reçu l'avant-dernière (...). Je ne sais pas comment vous remercier de la bonne nouvelle qui concerne ma mère et de sa photo que vous avez trouvée dans un journal. Vous ne pouvez pas, sans doute, imaginer combien elle me manque. Je ne l'ai pas vue depuis 1975, j'ignore complètement comment elle va, j'espère qu'elle est en bonne santé et je vous demande si vous pouvez m'envoyer une photocopie de la page de ce journal où il y a la photo de ma mère et surtout ne l'envoyez pas à mon adresse dans la prison car ils ne me la donneront pas, c'est interdit. Par contre, vous pouvez l'envoyer à l'adresse que mon ami R. va vous donner à la fin de cette lettre. Pour moi, je suis toujours à la prison centrale de Kénitra, pas de nouveau ni d'amélioration dans mon dossier. Je demande toujours mon transfert dans une autre prison proche de ma région le Sahara mais sans résultats et tout ce qu'on raconte des améliorations des droits de l'homme , ce ne sont que des mots, par contre la réalité dans les prisons surtout est catastrophique. En ce qui me concerne, il me faut beaucoup de choses (...). Acceptez mon bonjour et celui de mon ami R. pour vous et pour toute votre famille. Mohamed Daddach NOUVELLES DE L'AFAPREDESA Les manifestations de Lemseid Nous rappelons que le 24 février 1998, des centaines
de citoyens sahraouis ont manifesté dans la localité de
Lemseid, au sud du Maroc, pour revendiquer le droit du peuple sahraoui
à l'autodétermination et à l'indépendance
et exigeant la libération des prisonniers politiques sahraouis.
Les forces marocaines ont réprimé violemment cette manifestation
pacifique et des centaines de Sahraouis ont été blessés
et ont dû être conduits à l'hôpital et vingt
Sahraouis ont été condamnés le 26 avril à
Agadir: 8 d'entre eux ont été condamnés à
2 ans de prison et les 12 autres à 3 mois de détention
et à une amende. Ces derniers ont été libérés
à la fin du mois de mai. Avec 150 personnes venues les chercher
à la sortie de la prison d'Inezgane, ils ont organisé
une marche de protestation exigeant le respect des droits humains au
Sahara, la libération de tous les prisonniers politiques et des
disparus sahraouis ainsi que l'organisation d'un référendum
libre et juste. Les personnes libérées ont exprimé
leur inquiétude quant au sort des 8 autres condamnés.
Assassinat de Laarusi Numria, ex-disparu sahraoui Arrêté en 1987 par la Division de Sécurité
du Territoire (DST), Laarusi Numria a été soumis à
l'isolement dans la prison secrète de Kaalat M'Guna. Enchaîné
et torturé pendant des années, il a été
libéré en 1991 avec plus de 300 autres disparus sahraouis,
grâce à une campagne internationale contre les disparitions
forcées. A sa sortie de prison, il a été placé
en résidence surveillée. Disparu depuis le 8 février
1998, il a été retrouvé mort le 3 avril à
l'embouchure de l'oued Saguia à El Ayoun. L'AFAPREDESA demande
la création d'une commission d'enquête indépendante
pour faire la clarté sur ce cas. Jusqu'aux résultats de
l'enquête, elles considère les autorités marocaines
comme responsables de cet assassinat. On peu se demander si la MINURSO
ne va pas prendre cette situation au sérieux et qu'elle se donne
les moyens d'enquêter sur les violations des droits de l'homme
au Sahara occidental. L'AFAPREDESA et le processus référendaire Lors de sa visite, en février 1998 dans les camps de réfugiés sahraouis, le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Charles A. Dunbar, a reçu une délégation de l'AFAPREDESA conduite par Najoub Naama, Président adjoint de l'association. L'entrevue a surtout porté sur la question des centaines de disparus sahraouis et de la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques. Concernant le référendum, proprement dit, l'AFAPREDESA a demandé au représentant spécial de : a) faire respecter les droits de l'homme au Sahara occidental, b) garantir la liberté d'accès au territoire à toutes les ONG de défense des droits de l'homme et aux observateurs indépendants, c) de mener une enquête au sujet de la mort suspecte
du notable sahraoui Sid Ahmed, le 10 janvier 1998 dans la capitale marocaine.
Assemblée générale de l'AFAPREDESA Cette assemblé s'est tenue dans les camps
de réfugiés du 27 au 29 avril 1998. La question de la
place et du rôle de l'AFAPREDESA dans la société
civile sahraouie, aujourd'hui et dans le futur, reste une priorité
à débattre pour plusieurs de ses membres. Une nouvelle
direction a été nommée et Monsieur Abdeslam Omar
Lahsen en a été nommé président. JOURNEE DES DISPARUS SAHRAOUIS Cette journée a été célébrée dans plusieurs pays. Une manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes en Espagne. L'AFAPREDESA a pour sa part lancé un appel de détresse à toutes les ONG de défense des droits humains et à toutes les personnes éprises de justice et de dignité afin qu'elles redoublent toutes d'efforts pour que les disparus et leurs familles puissent enfin trouver la paix. Dans son message, l'AFAPREDESA fait référence au 50ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. En fait, notre bureau pose la question : y-a-t-il quelque chose à fêter cette année ? Les droits de l'homme sont-ils mieux respectés que lors de l'adoption de la Déclaration ? On remarque que la connaissance même de ces droits a très peu d'influence sur les Etats qui en jouent comme d'un pion supplémentaire à utiliser comme enjeu dans les négociations politiques et économiques. L'AFAPREDESA poursuit son message en soulignant que les efforts de la communauté internationale pour régler la situation des disparitions forcées au Sahara occidental se heurte aux multiples manoeuvres marocaines qui persistent à nier l'évidence comme elle l'a fait tout au cours de ces vingt dernières années. Les rescapés des centres secrets libérés en 1991 à la suite de la campagne internationale en faveur des disparus sahraouis et marocains subissent actuellement un contrôle rigoureux et sont soumis souvent à résidence surveillée. Ils n'ont bénéficié ni de soins ni de compensation pour les traitements cruels et dégradants auxquels ils ont été soumis durant leur détention. A la suite de la journée internationale du
6 juin, nous vous demandons de poursuivre l'action mensuelle ou bi-mensuelle
de parrainage d'un ou d'une disparu(e) sahraoui(e). Si vous voulez vous
joindre aux appels individuels que nous lançons mois après
mois à des personnalités du monde politique, économique,
culturel pour que les disparus sahraouis ne soient pas oubliés,
demander des informations à l'adresse de notre bureau.
* poursuivre la mise à jour de la liste des
disparus (ce qui signifie parcourir les campements, trouver les parents
de disparus, demander et prendre note des informations précises
sur le passé du disparu, sur les dates et les conditions de la
disparition, etc.) * lancer et animer des campagnes de solidarité,
contacter les ONG, la presse, les instances de l'ONU concernées
par ces questions *voyager pour transmettre les informations et collaborer
avec des ONG extérieures Merci à tous ceux qui participent déjà
à cette campagne Nous avons récolté actuellement 10.000
francs suisses Compte bancaire : SBS Genève-Plainpalais C3-117.839.0
CCP : 12-12461-0 [ACCUEIL]
CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA LIBERATION DE MOHAMED DADDACH ET DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS CONDAMNES PAR LE MAROC
Depuis le 1er septembre 2001, A vos stylos pour exiger la libération des prisonniers politiques sahraouis Depuis quelques mois, le travail de recensement des prisonniers politiques sahraouis que nous avons entrepris, grâce aux précieuses connaissances de Sahraouis amis, nous ont menés tout naturellement à l'organisation d'une campagne pour la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis détenus au Maroc. En effet, à la lecture des condamnations fort lourdes que des tribunaux marocains ont appliqué à des citoyens sahraouis, notre opinion était faite. Il fallait exiger la libération de ces prisonniers dont le délit d'appartenir à la société sahraouie s'avérait être beaucoup plus important pour les tribunaux que l'action répréhensible que l'on pouvait leur reprocher. Souvenez-vous de la condamnation à mort de Mohamed Daddach, commuée en emprisonnement à vie pour avoir choisi de fuir l'armée marocaine où lui, Mohamed Dadacch, sahraoui et fier de l'être, avait été enrôlé de force. Ce même Daddach, ayant eu écho de la campagne qui se préparait, s'est déjà mis en grève de la faim à la prison de Kénitra, dès le 23 août, pour soutenir le mouvement. D'autres manifestations ont eu lieu et se dérouleront encore dans les zones occupées du Sahara occidental pour donner de la voix à cette campagne. Dans les camps de réfugiés également, les familles des prisonniers vont intervenir auprès des instances internationales pour qu'elles appellent le Maroc à libérer leurs parents et l'Association des Familles de Prisonniers et des Disparus au Sahara Occidental (AFAPREDESA) va proposer aux citoyens sahraouis de participer à cette campagne internationale.Que va-t-il se passer en Europe et ailleurs ? Notre première exigence est la libération de tous les prisonniers politiques détenus par le Maroc. Vous trouverez tous les détails que nous avons pu obtenir sur eux dans les pages qui suivent et nous nous donnons jusqu'en décembre pour aboutir à notre objectif. Il est certain que nous ne l'atteindrons pas seuls. Les Sahraouis des zones occupées bougent déjà, bougeons à notre tour. Les plans de campagne et les propositions de participation se trouvent dans ce journal et nous vous laissons bien sûr en proposer d'autres. Internet va aussi jouer un rôle important dans cette campagne, et pour tous ceux et toutes celles qui surfent, envoyer plus loin les messages que vous recevrez régulièrement à travers plusieurs sites. Donc, depuis le 1er septembre, tous à vos stylos et à vos claviers, pour la libération des prisonniers politiques sahraouis. SOLIDARITE AVEC MOHAMED DADDACH ET TOUS LES PRISONNIERS
Alors que le Bureau Européen pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental initie ces prochains jours une « Campagne Internationale pour la libération de Mohamed Daddach et des 25 autres prisonniers politiques sahraouis condamnés par les Tribunaux marocains », nous venons d'apprendre que Mohamed Daddach lui-même, le plus ancien détenu politique sahraoui (arrêté en 1979) a décidé de participer à notre campagne en entamant dès aujourd'hui 23 août 2001 une grêve de la faim de 24 heures par semaine jusqu'au 1er octobre, durée qui augmentera dès cette date, et ce jusqu'à sa libération. Dans le même temps, la mobilisation de la population sahraouie des territoires occupés s'intensifie. En soutien à la grève de la faim de Mohamed Daddach entamée le 23 août, le Forum Vérité et Justice- Section Sahara a organisé à El Ayoun (capitale du Sahara Occidental) deux journées d'action les 23 et 24 août. Le premier jour a eu lieu un colloque sur le thème « Vérité, indemnisation et impunité du point de vue du droit international ». Le 24, un meeting a rassemblé la population sahraouie pour soutenir les prisonniers politiques. Le cas de Mohamed Daddach a été présenté et de nombreuses personnes ont pris la parole. Parmi elles, une femme membre de la famille de Daddach, M. LAAROUSSI, père de deux détenus politiques sahraouis emprisonnés à la prison de El Ayoun, et l'épouse du détenu politique sahraoui KHAYA CHEIKH. Le moment le plus fort de la journée a été constitué par l'intervention par téléphone de Mohamed Daddach lui-même, qui du fond de sa prison s'est adressé pour la première fois directement à ses amis et à son peuple, le téléphone ayant été branché sur haut-parleur. Alors que les participants scandaient des slogans pour sa libération, Daddach très ému n'a pas pu continuer de parler. Voici les termes de son intervention : « Bonjour Chers Amis, à la Brigade de la Gendarmerie Royale d'El Ayoun en 1979 et avant ma traduction devant la cour militaire de Rabat que je considère comme un acte injuste, j'ai été torturé avec atrocité au cours des interrogatoires. Maintenant, j'ai passé plus de 22 ans à la Prison Centrale de Kénitra et ce, malgré les campagnes organisées par les défenseurs des droits de l'homme pour ma libération. Parmi ces organisations, je cite le BERDHSO (Bureau Européen pour le Respect des Droits de l'homme au Sahara Occidental) et Amnesty International. L'attitude de l'Etat marocain &endash; qui se déclare être en faveur du respect des droits de l'homme- reste toujours inchangée. Il opte donc pour ne pas me libérer. Pour cela, j'ai décidé d'observer une grève de la faim de 24 heures chaque semaine à partir du 23 août 2001 jusqu'à la dernière semaine du mois de septembre 2001. Passé cet ultimatum, je projette d'entamer d'autres actions militantes pour exiger ma libération sans contraintes ni conditions. Enfin, je salue tous les sahraouis et tous les défenseurs
des droits de l'homme partout dans le monde. Merci et à bientôt.
» Depuis la prison centrale de Kénitra -------------------------------------------------------------------------------- LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS CONDAMNES PAR LES TRIBUNAUX MAROCAINS Cette liste a été élaborée sur la base d'informations reçues de différentes organisations sahraouies de défense des droits de l'homme (Comité de Coordination du Groupe des Sahraouis Victimes de la Disparition Forcée et de la Détention Arbitraire, AFAPREDESA &endash; Association des Familles de Prisonniers et Disparus Sahraouis, Forum Vérité et Justice-Section Sahara, Ministère des Territoires occupés de la RASD). Elle comporte les prisonniers sahraouis condamnés par des tribunaux marocains et encore détenus aujourd'hui. Elle n'est sans doute pas exhaustive. De nombreux autres sahraouis ont été condamnés depuis septembre 1999 à des peines de quelques mois de prison. Ils ont donc théoriquement été libérés. En outre, au cours des manifestations étudiantes de Marrakech en mai 2000, 3 étudiants de nationalité marocaine ont été condamnés à 2 ans de prison pour leur participation aux côtés des étudiants sahraouis. Il s'agit de : Oualil Mohamed, né en 1981 à Tan-Tan ; Abdelhak Hejji, né en 1976 à Elgara ; Ouahbi Abdelmajid, né en 1978 à Kalaat. Daddach Sidi Mohamed Né en 1957 à Guelta Zemmour N° d'écrou 19590 Date de la détention : 10.081979 Accusation : trahison, tentative de rejoindre le Front Polisario Condamné le 7 avril 1980 à la peine de mort, cette peine sera commuée le 8 mars 1994 en prison à perpétuité. Lieu de détention : Prison Centrale de Kénitra. Il est reconnu comme prisonnier d'opinion par Amnesty
International et a reçu à plusieurs reprises la visite
de représentants du CICR. Laâroussi Mohamed et Laâroussi Bachir Date de la détention : 27.09.1999 Condamnés à 15 ans de prison pour leur participation aux manifestations d'El Ayoun de septembre 1999. Lieu de détention : prison civile d'El Ayoun
Malainin Abderrahman ould Mohamed ould Saleh Enlevé le 28.09.1999, il a été jugé en l'absence d'avocats et de sa famille. Chef d'accusation : avoir brûlé un drapeau marocain et un fourgon de la police. Condamné à 10 ans de prison. Lieu de détention : après avoir été
longtemps « disparu », il se trouve actuellement à
la prison d'Inzegan. Dah Cheikh N°d'écrou :19749 Né en 1972 à El Ayoun Étudiant universitaire Condamné à 2ans Moussamih Laârbi N°d'écrou :19747 Né en 1973 à El Ayoun Correspondant d'un journal régional Condamné à 2 ans Louloud Mohamed Ali N°d'écrou:19750 27 ans, chômeur. A une tumeur maligne au pied droit Chômeur Condamné à 4 ans. Chef d'accusation : participation aux émeutes (Manifestations d'El Ayoun), destruction de biens publics et de particuliers. Condamnés le 26.11 1999 par la Cour d'Appel d'El Ayoun. Incarcérés à la Prison civile
d'El Ayoun. Laghzal Brahim N° d'écrou :55490 Administrateur adjoint-chef du service du personnel à la municipalité de Tan-Tan Messaoud Laârbi N°d'écrou :55492 Diplômé au chômage, licencié en littérature arabe Khaya Cheikh N°d'écrou :55491 Employé à la caisse nationale du crédit agricole à El Ayoun Diplôme de technicien herboriste Date de la détention : 6.12.1989 à Tan-Tan, El Ayoun et Agadir. Chef d'accusation : appartenance au Front Polisario et « Atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat ». Condamnés le 03.07.2000 à 4 ans de prison par la Cour d'Appel d'Agadir. Lieu de détention : prison civile de Marrakech Ils ont été tous les trois adoptés
par Amnesty International comme prisonniers d'opinion. Saleh Elghazouani N°d'écrou :20276 18 ans Chômeur Condamné à 10 ans de prison Boussoulla Hassana N°d'écrou :20278 Né en 1981 à El Ayoun Chômeur Condamné à 7 ans de prison Bachir Tounssi N°d'écrou :20269 Né en 1976 àEl Ayoun Chômeur Condamné à 7 ans de prison Haidan Alisalem N°d'écrou :20266 chômeur Condamné à 5 ans de prison. Il souffre de tuberculose Beilla Sidimahfoud N°d'écrou :20270 Né en 1982 à El Ayoun chômeur Condamné à 5 ans de prison. Chef d'accusation : appartenance à une bande de malfaiteurs, participation aux émeutes (manifestations d'El Ayoun de mars 2000), incitation à la destruction des biens des particuliers et des biens publics et participation à la destruction d'un véhicule par le feu. Date de la condamnation : 05.04.2000 par la Cour d'Appel d'El Ayoun Lieu de détention : prison civile d'El Ayoun
Rejâa Brahim Né en 1979 à Goulimine, étudiant en 3ème cycle universitaire d'économie Date de détention : 18 mai 2000 Chef d'accusation : avoir brûlé un véhicule public au cours des incidents de la Cité Universitaire de Marrakech. Condamné à 5 ans de prison le 20 juin 2000 par le Tribunal d'Appel de Marrakech. Lieu de détention : Prison civile de Marrakech.
Abdelillah Bouknou Né en 1976, étudiant en 2ème année de droit. Berdellil Houcine Né en 1974 à Goulimine, étudiant en 1ère année du troisième cycle de droit privé. Bekri Abdessalam Né en 1974 Chakourri Omar Né en 1979 à Tan-Tan, étudiant en économie Jemâa Mohamed Yahdih Né en 1976 à Goulimine Bouguenna Mouloud Né en 1975 à Goulimine Belhaj Mohamed Mustapha Né en 1979 à Goulimine, étudiant en 2ème année de droit Kezzhar Mohamed Fadel Né en 1973 à Goulimine Pour tous : Date de la détention :17 mai 2000 Chef d'inculpation : participation aux évènements de la cité universitaire de Marrakech Condamnés à 2 ans de prison le 26 mai 2000 par le Tribunal de 1ère Instance de Marrakech. Lieu de détention : prison civile de Marrakech
Bahaha Salek N°d'écrou :57726 Employé à Phosboucraâ, service de manutention « liaison des convoyeurs » Date de la détention : 27.09.2000 à El Ayoun Chef d'accusation : « Atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat et intelligence avec le Polisario ». Condamné le 11.10.200 à 4 ans de prison par le Tribunal d'Appel d'Agadir. Lieu de détention : Prison civile de Marrakech. Reconnu comme prisonnier d'opinion par Amnesty International
Ayach Baba Yaddih 17 ans Etudiant au Collège « Laayoune 3 » Date de détention : 12.02.2001 Chef d'accusation : incendie d'une voiture de l'autorité à la Cité Hay Rahma la nuit du 10.02.2001. Condamné à 2 ans de prison le 07.03.2001 par le Tribunal de 1ère Instance d'El Ayoun. Lieu de détention : Prison civile d'El Ayoun
Nouvelles grèves de la faim En soutien au mouvement entamé par Mohamed Daddach, trois autres détenus politiques sahraouis ont observé une grève de la faim le 28 août. Il s'agit de Khaya Cheikh, Massoud Larbi et Bahaha Salek qui protestent contre leur détention illégale et les dures conditions de détention. Les deux premiers avaient été arrêtés le 6 décembre 1999 et le troisième le 27 septembre 2000. Ils ont été condamnés à 4 ans de prison ferme et sont détenus à la prison Boulemharez de Marrakech. Le 30 août, ils ont été rejoints par 5 autres prisonniers sahraouis condamnés lors des évènements de la Cité universitaire de Marrakech. Comité préparatoire pour la constitution
d'un En clôture du meeting du 24 août à
El Ayoun, le FVJSAH a annoncé la constitution de ce comité
ouvert à toutes les sensibilités. Dans le comité
préparatoire, on trouve parmi les mebres les épouses de
Kahay Cheikh et Bahaha Salek. --------------------------------------------------------------------------------
Nous appelons l'opinion publique mondiale, les organisations de défense des droits de l'homme à soutenir notre campagne pour exiger des autorités marocaines la LIBERTE POUR MOHAMED DADDACH LIBERTE POUR MOHAMED DADDACH ET TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS
Mohamed Daddach est le plus ancien prisonnier de conscience sahraoui : Il est né en 1957 à Guelta Zemmour (Sahara Occidental). En 1973, il rejoint le Front Polisario et participe à la lutte de libération. Mohamed Daddach, prisonnier de guerre : le 2 février 1976, il est fait prisonnier au cours d'une bataille près de Amgala. Blessé, il est transféré dans différentes prisons marocaines et finalement à la caserne de la Gendarmerie Royale d'El Ayoun. Mohamed Daddach est enrôlé de force dans la gendarmerie royale : alors que 90 de ses compagnons prisonniers de guerre sont libérés, Mohamed Daddach et 9 autres prisonniers sont enrôlés de force dans la gendarmerie marocaine à El Ayoun. Aux côtés de ses camarades, il tente de fuir le 10 août 1979. Mais son véhicule est intercepté par les forces marocaines et accidenté. Son compagnon meurt et Daddach est blessé et fait prisonnier Mohamed Daddach est condamné à la peine capitale : le 7 avril 1980, Mohamed Daddach est condamné à mort par un tribunal militaire marocain pour désertion. Il est emprisonné à la prison centrale de Kénitra où il est soumis à un régime d'isolement et de torture, sans traitement médical. Face à cette situation, il commence plusieurs grèves de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Le 8 mars 1994, , sa peine de mort est commuée en détention à perpétuité, par grâce royale…Mais il reste dans le quartier des condamnés à mort de la prison jusqu'à fin 2000. Mohamed Daddach est un symbole de la résistance sahraouie : cette année il a 44 ans et il a passé injustement plus de la moitié de sa vie dans les geôles marocaines. Il a reçu depuis 1995 plusieurs visites du CICR (Comité International de la Croix Rouge) et est considéré par Amnesty International comme prisonnier de conscience. Monsieur Pierre Sané, alors secrétaire Général de cette organisation lui a rendu visite en prison en 1999. Mohamed Daddach doit être libéré
« Lors ma tentative de rejoindre le F.Polisario avec 11 compagnons (dix ont réussi à fuir), la voiture dans laquelle je me trouvais avec un autre camarade a été détruite par un tir de Canon 105 de l'armée marocaine. Suite à cet accident, mon ami a trouvé la mort, et moi j'ai été grièvement blessé au côté gauche, ce qui m'a empêché de bouger. J'ai été capturé par l'armée marocaine et traduit devant le Tribunal militaire de Rabat qui m'a condamné à la peine capitale. Depuis le 9 septembre 1979, je me trouve à la prison de Kénitra, aujourd'hui dans le quartier AI dans une petite cellule de trois mètres carrés où il y a deux petites fenêtres. Je vis dans des conditions insupportables ; je sors 4 heures par jour pour voir le soleil. Le reste du temps, je le passe dans ma cellule qui est située à côté des chiens de garde qui aboient jour et nuit. Je lance un appel à toutes les organisations humanitaires et aux ONG de défense des droits de l'homme pour intervenir pour la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis et pour faire la lumière sur le sort de tous les disparus sahraouis. » Le 10.02.2001 Le « KARAMA » paraît 3 à 4 fois par année. Pour le publier, nous avons besoin de votre soutien. Abonnement annuel : 30 francs suisses à verser aux adresses ci-après. Si vous désirez recevoir régulièrement des informations par e-mail ou par fax, vous pouvez vous inscrire à notre adresse. Bureau Européen pour le Respect des droits de
l'homme au Sahara Occidental [ACCUEIL]
BUREAU INTERNATIONAL POUR LE RESPECT DES DROITS
DE L’HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL
Il fallait que le Bureau pour les droits de l'homme
au Sahara occidental se donne les moyens de devenir une structure juridique
reconnue pour que ses membres puissent avoir en mains un nouvel
instrument de lutte. C'est donc chose faite depuis le 16 mars,
date de la création formelle de la nouvelle association réunissant
actuellement des membres de nombreux pays dont la Suisse, la France,
l'Italie, l'Angleterre, l’Espagne… et du Sahara Occidental. Modeste,
mais ambitieuse, cette association va travailler avec toutes les associations
sœurs, notamment sahraouies, pour remplir ses objectifs: non seulement
dénoncer les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental,
mais mener des actions offensives pour le respect de ces mêmes
droits. Assemblée Générale
du Bureau International pour le Respect des Droits de l’Homme au Sahara
Occidental Le 16 mars 2002 s’est tenue à Genève
l’Assemblée Générale du Bureau Européen
pour le Respect des Droits de l’Homme au Sahara Occidental. Y ont participé
des représentants de Suisse, de France, d’Italie et de Grande
Bretagne ; alors que les représentants d’Espagne et d’Allemagne
s’étaient excusé . Etait également présente
une large délégation représentative des sahraouis
défenseurs des droits humains : M.Abdeslam Omar Lahcen
- Président de l’AFAPREDESA (Association des Familles de Prisonniers
et Disparus Sahraouis) venu des camps de réfugiés et des
représentants d’organisations venant du Sahara Occidental sous
contrôle marocain : M. Dahha Rahmouni, du Comité de Coordination
des Victimes sahraouies de la Disparition forcée ; M.Moumen Mohamed
Mahmoud, de l’Association des Familles de Disparus de Smara, fils du
disparu Sidi Ahmed Baaya, rejoints dans l’après-midi par M. Noumria
Brahim du Forum Vérité-Justice/.Section Sahara et
Me Leili Mohamed Fadel, avocat sahraoui et ancien disparu. Cette réunion qui a discuté et accepté
les propositions de modification de fonctionnement peut être considérée
comme une Assemblée Constitutive de l’association. Le plan de travail adopté comporte la poursuite
et le développement Une campagne particulière sera initiée ces prochaines semaines sur la question des disparitions forcées au Sahara Occidental. Dans ce cadre, un projet de rencontre entre des familles de disparus sahraouis et des parrains et marraines d’Europe en mars 2003 à Genève a été élaboré. Saluant la présence active des représentants
sahraouis, l’Assemblée a réaffirmer son soutien aux organisations
sahraouies de défense des droits humains et son souhait de poursuivre
une collaboration efficace avec elles. Genève, le 17 mars 2002
Discours adressé par téléphone
à l'assemblée générale du BERDHSO
Chers Amis, chères Sœurs, chers Frères,
Chers Amis, chères Sœurs, chers Frères,
Chers Amis, chères Sœurs, chers Frères,
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