COMMUNIQUES DEFENSEURS SAHRAOUIS
DES DROITS DE L'HOMME
ASSOCIATION
SAHRAOUIE DES VICTIMES DES VIOLATIONS GRAVES DES DROITS HUMAINS COMMISES
PAR LETAT DU MAROC
LAAYOUNE LE : 01/11/2005
DECLARATION
Dans un contexte de répression systématique
de toute action de la société civile sahraouie, les autorités
marocaines ont enlevé le président de notre association
BRAHIM DAHANE le dimanche 30 octobre à 18 h50 devant la maison
de sa famille située au boulevard Mecca et a comparu devant le
procureur général près la court dappel de
laayoune aujourdhui mardi 01 octobre 2005 et a été
accusé de constitution de groupe criminel et adhésion
à une association non autorisée.
Nous considérons que cet acte illégale
vient pour confirmer la continuité dune politique visant
à déraciner toute action de la société civile
sahraouie et à étouffer lémergence dun
mouvement pour la défense des droits humains dans le Sahara Occidental.
Cet acte vient aussi après une suite dindignations, dagressions
et darrestations arbitraires dont ont fait objet les membres de
notre association (Bazide Salek, membre du bureau exécutif: sauvagement
agressé, Brahim Sabbar secrétaire général
et Daha Errahmouni membre du bureau exécutif : agressés,
arrêtés et relâchés plus tard, Ahmed Sbai
membre du bureau exécutif : agressé et menacé de
mort par des membre du groupe urbain de sécurité, Djimi
elghalia, vice président agressée. En outre les autorités
marocaine refusent toujours de reconnaître notre association légalement
sans pour autant linterdire selon une procédure légale.
Nous considérons par conséquence que
menlèvement Brahim Dahane une atteinte directe à
notre association et une restriction de toute activité pacifique
de la société civile sahraouie et du mouvement des droits
humain au Sahara Occidental.
Nous dénonçant vivement cet acte illégale
et nous réclamant la libération immédiate et sans
condition de Brahim Dahane. De même nous dénonçant
le crime de neutre dont a été victime le citoyen sahraoui
Lmabarki Hamdi et nous demandant la désignation dune commission
denquête neutre.
Bureau exécutif
AFAPREDESA
et UJS: Les forces d'occupation marocaines assassinent sauvagement un
jeune militant sahraoui aux Territoires Occupés du Sahara Occidental
Ce qui a été toujours à craindre
vient de se reproduire : les forces d'occupation vient d'abattre à
coups de matraques le jeune militant sahraoui Hamdi ould Salek ould
Mahjoub (Lembarki), né en 1974 à El Aaiun.
Ce crime odieux s'est produit à El Aaiun (Territoires
Occupés du Sahara Occidental) peu après son enlèvement
par des éléments des agents des Groupes Urbains de Sécurité
(GUS) sous le commandement du tortionnaire Ichi El Houssein, le 28 octobre
2005, pour avoir levé le drapeau de la République Sahraoui.
Selon les informations recueillies, le jeune homme a été
soumis à la torture et autres traitements cruels et dégradants
avec la participation en personne du tortionnaire Ichi El Houssein,
en pleine rue, sous le regard impuissant de quelques passants terrorisés.
Une fois mort, les mêmes forces d'occupation ont transporté
le corps du défunt, jeté dans l'arrière d'une voiture
des GUS, à l'hôpital Ben El Mehdi où les docteurs
de cet établissement ont exécuté les ordres de
Ichi El Hossein en délivrant un faux certificat de décès,
sans mentionnée le lieu exact où la mort s'est produite.
Depuis que les habitants sahraouis de El Aaiun et d'autres
villes des Sahara Occidental ont appris la triste nouvelle, ils se sont
déplacés en masse devant la maison de la famille du martyr
pour exprimer leur solidarité et leur réprobation aux
méthodes répressives makhzeniennes et moyenâgeuses
du régime Marocain occupant.
Devant cette mort tragique, l'Association des Familles
des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) et l´Union
des Juristes Sahrauis (UJS) partagent la tristesse et la douleur de
la famille du défunt et leur présentent ses profondes
condoléances.
L'AFAPREDESA et l´UJS expriment leur ferme condamnation
à cet crime odieux qui a coûté la vie du jeune militant
Hamdi LEMBARKI et demandent la création d'une commission indépendante
et impartiale d'investigation sur ce crime ignoble ainsi que sur les
graves et systématiques violations des droits de l'homme perpétrées
par les forces d'occupation quotidiennement, depuis le début
de la protestation pacifique du peuple sahraoui, déclenchée
le 21 mai dernier. Les responsables de ce crime, à leur tête
le criminel tortionnaire Ichi EL Houssein doivent arrêter et traduit
en justice.
L'AFAPREDESA et l´UJS sont profondément
alarmées et préoccupées par la dégradation
de la situation dans les territoires occupées et appelle l'ONU,
l'UE, l'UA, les gouvernements du monde entier, les institutions et organisations
de droits de l'homme à intervenir en urgence pour amener les
autorités marocaines à :
* Faciliter une commission d'enquête indépendante
et impartiale sur la mort tragique du jeune militant sahraoui Hamdi
LEMBARKI et de traduire en justice les responsables de cet ignoble acte.
* Retirer des territoires les bandes criminelles des Groupes Urbains
de Sécurité (GUS), entraînées spécialement
pour terroriser la population civile sahraouie.
* Se conformer aux dispositions des normes et conventions internationales
en matière des droits de l'homme.
* Accélérer le processus de paix pour la tenue d'un referendum
d'autodétermination au Sahara Occidental préconisé
par les Nations Unies.
Campements des réfugiés sahraouis, le
30 octobre 2005
Le
Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis au territoire
du Sahara Occidental sous contrôle marocain
Le Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme
Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain
a appris que le citoyen sahraoui Lembarki Hamdi est mort sous la torture
à la suite des coups infligés par des membres des groupes
urbains de sécurité « GUS » dirigés
par le tortionnaire marocain « Ichi Aboulhassan ». Hamdi
Lembarki est décédé à l'hôpital «
Belmehdi » à ELAyun le 30 octobre 2005, quelques heures
après avoir été violemment tabassé par des
policiers en pleine rue vers minuit pour exprimer son droit légitime
à se protester pacifiquement.
Face à cet acte criminel dévoilant la
dangerosité de la situation au territoire du Sahara Occidental
sous contrôle marocain depuis le déclenchement de lIntifada
fin mai 2005, le Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme
Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain
en rappelant que la torture est une atteinte à la dignité
humaine universellement réprouvée et la torture à
mort est un crime humain universellement indigné:
* condamne énergiquement ce crime horrible
de meurtre qui atteint au droit de la personne à la vie dont
l'Etat marocain assume toute le responsabilité et indigne la
torture pratiquée par les autorités marocaines à
lencontre des civils sahraouis réclamant pacifiquement
leur droit à lautodétermination.
* condamne les violations subies par les sahraouis de la part de la
police marocaine et qui ont entraîné le décès
du citoyen Lembarki Hamdi.
* considère que ce crime est imputable aux autorités marocaines
surtout les « GUS ».
* revendique louverture dune enquête internationale
pour déterminer les responsabilités dans ces violations
et le décès quelles ont occasionné, ainsi
que la traduction de leurs auteurs devant la justice.
* lance un appel solennel aux démocrates et organisations marocaines
des droits de l'homme pour se solidariser avec la famille du décédé
pour mettre la lumière sur les circonstances de la mort.
* appelle toutes les organisations des droits de l'homme à l'échelle
internationale à intervenir pour protéger les civils sahraouis
et exiger du Maroc pour respecter les droits de lhomme au Sahara
Occidental.
ELAyun, le 31 octobre 2005
Le Collectif des Défenseurs des Droits de
l'Homme Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle
marocain
Collectif
des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis "territoire
du Sahara Occidental sous contrôle marocain"
Depuis des années, les défenseurs des
droits de l'homme sahraouis continuent, avec détermination, leur
combat permanent pour faire connaître les violations graves des
droits de l'homme commises par l'état marocain contre la population
civile sahraouie et exiger le respect des droits de l'homme au territoire
non autonome du Sahara Occidental y compris le droit à l'autodétermination.
C'est pourquoi les autorités marocaines multiplient les intimidations
et les menaces à leur encontre. Ces autorités refusent
toujours de délivrer des passeports à certains défenseurs
des droits de l'homme sahraouis et les confisquent à d'autres.
Ils sont interdits de quitter le territoire marocain pour participer
aux travaux des congrès et des rencontres internationales des
droits de l'homme. Ils sont constamment surveillés, épiés
et harcelés. Ils sont souvent convoqués par les différents
corps de répression marocains et emmenés dans des centres,
où ils sont interrogés et intimidés. Plusieurs
d'entre eux ont été arrêtés et leurs procès
ont été inéquitables. D'autres ont été
transférés abusivement vers des villes marocaines pour
les éloigner du territoire du Sahara Occidental sous contrôle
marocain, les exposer à des conditions de vie difficiles et par
conséquent les réduire au silence. Certains ont été
simplement licenciés de leurs emplois de manière abusive
ou leurs salaires gelés abusivement. Les autorités marocaines
multiplient les menaces de licenciement à l'encontre d'autres
parmi eux. Leurs associations de défense des droits de l'homme
constituées sont souvent soumises à des restrictions très
sévères voire même dissoutes. Les organes de presse
marocains mènent; sur ordre des hautes sphères de l'appareil
de l'Etat marocain; des campagnes médiatiques hystériques
de dénigrement contre eux. En parallèle à ces campagnes
médiatiques de dénigrement , ils reçoivent souvent
des appels téléphoniques anonymes les menaçant
de représailles et d'éliminations physiques s'ils ne mettent
pas fin à leurs actions nobles de défense des droits de
l'homme au territoire du Sahara Occidental sous controle marocain.
Vu ces intimidations récidivantes, les défenseurs
des droits de l'homme sahraouis se trouvent dans l'impossibilité
d'accomplir seuls leur mission de défense des droits de l'homme
au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain et comptent
par conséquent sur la solidarité et le soutien de la communauté
internationale et les organisations de défense des droits de
l'homme partout dans le monde. Pour cela, le Collectif des Défenseurs
des Droits de l'Homme Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous
contrôle marocain vous appelle à exprimer votre solidarité
et votre soutien aux défenseurs des droits de l'homme sahraouis,
de dénoncer fermement les actes répétés
d'intimidations perpétrés par les autorités marocaines
à leur encontre et de réagir auprés des autorités
marocaines pour exiger:
" l'annulation des décisions de licenciement prises à
l'encontre de certains défenseurs des droits de l'homme sahraouis
et leur réintégration dans leurs postes d'emploi initiaux;
" l'annulation des décisions de gel des salaires de certains
défenseurs des droits de l'homme sahraouis et leur indemnisation
immédiate;
" l'annulation des décisions de déportation, vers
les villes marocaines, prises à l'encontre d'une vingtaine de
défenseurs des droits de l'homme sahraouis et leur réaffectation
à nouveau dans leurs postes d'emploi au territoire du Sahara
Occidental sous contrôle marocain et aux villes du Sud du Maroc
à forte population sahraouie;
" la restitution de 14 passeports confisqués par les autorités
marocaines (01 passeport confisqué le 21/11/1987 et 13 passeports
confisqués le 27/03/2003);
" la levée des interdictions de voyage à l'étranger
pratiquées contre les défenseurs des droits de l'homme
sahraouis;
" la délivrance inconditionnelle des passeports aux défenseurs
des droits de l'homme sahraouis qui n'en ont pas;
" le respect du droit de la liberté d'association des organisations
sahraouies de défense des droits de l'homme;
" la levée de la politique systématique d'intimidation
perpétrée à l'encontre des défenseurs des
droits de l'homme sahraouis.
Enfin, le Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis
au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain saisit
l'occasion du lancement; par le Bureau International pour le Respect
des Droits de l'Homme au Sahara Occidental(BIRDHSO); de l'appel "POUR
LA DEFENSE DES DEFENSEURS SAHRAHOUIS DES DROITS DE L'HOMME "
pour renouveller sa détermination irreversible de poursuivre
ses actions nobles de défense des droits de l'homme au territoire
du Sahara Occidental sous contrôle marocain et interpeller la
Représentante Spéciale du Secrétaire Général
de l'ONU pour les défenseurs des droits de l'homme afin de réagir,
avec fermeté, pour assurer la protection des défenseurs
des droits de l'homme sahraouis face aux dangers réels qui menacent
sérieusement leur sécurité .
Fait à Laâyoune, le 10 Novembre 2004
Collectif
des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis "territoire
du Sahara Occidental sous contrôle marocain"
Grâce à la pression populaire sahraouie
et la mobilisation des organisations internationales des droits de l'homme
, l'état marocain a délivré, le 30/10/2004, le
passeport de l'ancien détenu politique sahraoui Ali Salem Tamek
. Cette délivrance inconditionnelle du passeport de Ali Salem
Tamek est un acquis du mouvement sahraoui des droits de l'homme et du
mouvement de la solidarité internationale avec le Peuple Sahraoui
réalisé grâce à la résistance et la
détermination de Ali Salem Tamek , aux actions militantes des
défenseurs des droits de l'homme sahraouis et grâce aussi
à l'appui et au soutien des masses sahraouies et des organisations
internationales de défense des droits de l'homme .
A cette occasion, le Collectif des Défenseurs
des Droits de l'Homme Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous
contrôle marocain qui milite pour le respect des droits de l'homme
dans ce territoire non autonome, y compris le droit à l'autodétermination,
salue :
* le défenseur des droits de l'homme et l'ancien
détenu politique sahraoui Ali Salem Tamek pour sa détermination
et sa résistance pour jouir de son droit à la possession
d'un passeport ;
* toutes les personnalités et toutes les organisations internationales
de défense des droits de l'homme pour leur appui et leur soutien
de l'intiative civile "Liberté pour le pesseport de Ali
Salem Tamek";
* les masses sahraouies résistantes qui n'ont pas cessé
d'appuyer et de soutenir toutes les actions militantes pour exiger la
délivrance inconditionnelle du passeport de Ali Salem Tamek;
* tous les défenseurs des droits de l'homme sahraouis pour leur
soutien du combat de Ali Salem Tamek pour avoir un passeport;
D'autre part, le Collectif des Défenseurs des
Droits de l'Homme Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous
contrôle marocain lance un appel sollenel à toutes les
organisations des droits de l'homme, partout dans le monde, pour le
lancement des campagnes de soutien et de solidarité avec les
défenseurs des droits de l'homme sahraouis et en particulier
pour exiger de l'état marocain:
* l'annulation des décisions de licenciement
de certains défenseurs des droits de l'homme sahraouis et leur
réintégration dans leurs postes d'emploi initiaux;
* l'annulation des décisions de déportation, vers les
villes marocaines, prises à l'encontre d'une vingtaine de défenseurs
des droits de l'homme sahraouis et leur réaffectation à
nouveau dans leurs postes d'emploi au territoire du Sahara Occidental
sous contrôle marocain et aux villes du Sud du Maroc à
forte population sahraouie;
* la restitution de 14 passeports confisqués par les autorités
marocaines (01 passeport confisqué le 21/11/1987 et 13 passeports
confisqués le 27/03/2003);
* la levée des interdictions de voyage à l'étranger
pratiquées contre les défenseurs des droits de l'homme
sahraouis;
* la délivrance inconditionnelle des passeports aux défenseurs
des droits de l'homme sahraouis;
* la levée de la politique systématique d'intimidation
perpétrée à l'encontre des défenseurs des
droits de l'homme sahraouis.
Enfin, et à l'occasion du 29ème anniversaire
de l'annexion forcée; le 31/10/1975, du Sahara Occidental par
le Maroc, le Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis
au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain renouvelle
sa détermination à continuer son combat permanent pour
faire connaître les violations graves des droits de l'homme commises
par l'état marocain contre la population civile sahraouie et
conséquence directe de cette annexion forcée du territoire
non autonome du Sahara Occidental et demande ainsi à l'état
marocain ce qui suit :
* le respect des droits de l'homme au territoire du
Sahara Occidental sous contrôle marocaine conformément
à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la
Convention de Genève relative à la protection des civils
lors des conflits armés, le Pact International relatif aux Droits
Civils et Politiques, le Pacte International relatif aux Droits Economiques,
Sociaux et Culturels,... ;
* l'établissement de la vérité sur le sort des
disparus sahraouis et ce par la libération des vivants parmi
eux et la restitution des dépouilles mortelles des martyrs ;
* la libération inconditionnelle de tous les détenus politiques
sahraouis;
* le jugement des responsables des violations graves des droits de l'homme
commises au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain
quels que soient leurs postes de responsabilité au sein de l'appareil
de l'état marocain;
* la levée du quadrillage militaire, sécuritaire et médiatique
que connaît le territoire du Sahara Occidental sous contrôle
marocain;
* l'arrêt immédiat des intimidations perpétrées
à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme sahraouis.
Fait à Laâyoune, le 31 Octobre 2004
UP
Les détenus
politiques sahraouis récemment libérés: 24 mars
2004
Solidarité
Suite à la campagne médiatique hystérique menée
par quelques couleurs de la presse marocaine et qui cible les convictions
de l'ex-prisonnier d'opinion sahraoui Ali Salem Tamek contrairement
au droit de la liberté d'expression, et croyant aux valeurs de
la solidarité, nous, les détenus politiques sahraouis
récemment libérés
de la mauvaise prison noire de Laâyoune:
-
exprimons notre solidarité totale et inconditionnelle
avec notre camarade Ali Salem Tamek, tout en saluant son courage.
-
appelons la communauté internationale à
intervenir pour exercer des pressions sur l'Etat marocain afin qu'il
cesse de ses représailles et qu'il respecte les convictions
politiques de notre camarade qui revendique le respect du droit du
peuple sahraoui à l'autodétermination conformément
aux pactes internationaux.
-
lançons un appel à toutes les militantes
et militants pour soutenir le militant sahraoui Ali Salem TAMEK et
lui protéger contre d'éventuelles représailles.
Laâyoune, 24.03.04 - Les détenus politiques sahraouis
récemment libérés: El Moussawi Dkhil, Bazeid Salek,
El Moussamih Baba, Bourhil Mohamed Lemine, Ahmed Sbaai, Saya Zein, Seloumi
Mohamed Mouloud, Lefkir Abdessalam, Ahmed El Moussawi et Boutabaa Salek
UP
Mohamed
Daddach, militant des droits de l'homme, prix Rafto 2002: 14 mars 2004
Lors des premières visites échangées
entre les familles sahraouies à Laayoune, sous l'égide
du UNHCR, dans le but de rétablir un climat de confiance entre
les deux bélligérants, les services de renseignements
généraux marocains (RG) se sont mobilisés encore
une fois, dirigés cette fois par un certain LARBI HARIZ. Exerçant
pressions et persécution à l'encontre de la population
sahraouie dans le but de faire échouer le processus et de limiter
l'acceuil populaire massif des personnes arrivant des camps de réfugiés
de Tindouf.
En tant que victime des actes répressifs des agents des RG, nous
condamons vivement toutes les mesures violentes , cruelles et arbitraires.
Nous dénonçons les comportements criminels du"responsable"
sus-mentionné, connu pour son passé noir au Sahara , et
nous demandons que soit mis fin à toutes ces irrégularités
qui se manifestent par toute sorte de menaces à notre égard.
Nous tenons a signaler que ce bourreau ne connait pas de limites lorsqu'il
s'agit d'infliger des peines à ses victimes (insultes,injures,
atteinte à la diginité , recours à la force à
domicile, menace d'arrestation, de liquidation,...)
Nous lançons un appel à toutes les organisations humanitaires
à travers le monde pour condamner ces actes.
Signé: Mohamed Daddach, militant des droits de l'homme, prix
Rafto 2002
El Aaiun 14.03.04
Llamamiento
de Sidi Mohamed Daddach defensor de los derechos Humanos
Premio RAFTO 2002
Llamamiento a la ONU, a la UA, a la UE, a las organizaciones
de defensa de los derechos humanos, a las instituciones internacionales
de promoción y defensa de los derechos humanos, a los gobiernos
y partidos democráticos así como a todas las personas
amantes de la paz y de la justicia.
Aprovecho esta ocasión para saludar calurosamente
a todos y todas los que trabajan por un mundo más justo en el
que reine la paz y la seguridad, un mundo en el que las mujeres y los
hombres sean libres y vivan al amparo de toda represión por defender
un ideal o expresar una opinión. Mi reconocimiento y mi agradecimiento
son destinadas especialmente a las organizaciones de defensa de los
derechos humanos, a los comités y asociaciones de apoyo al pueblo
saharaui y a las instancias internacionales encargadas de la defensa
y promoción de los derechos humanos. Sin vuestra determinación
y vuestro compromiso a favor del respeto de los derechos humanos, no
estaría en condiciones de redactar el presente llamamiento.
Desde hace 29 años, el pueblo del Sahara Occidental,
territorio no autónomo inscrito en la lista del Comité
de descolonización de la ONU desde 1966, es el objeto de una
agresión militar. En 2000, las Naciones Unidas han proclamado
el Segundo Decenio internacional para la eliminación del colonialismo
que constituye, según la reciente declaración de Kofi
Annan, " un anacronismo en el siglo 21 " en ocasión
de la reunión inaugural de la sesión 2004 del Comité
sobre descolonización. La colonización es una grave plaga
que debe ser combatida con el concurso de todos, incluidas las propias
potencias administradoras.
La invasión y ocupación del Sahara Occidental
por las tropas marroquíes ha ido acompañada por múltiples
violaciones de los derechos humanos. Sus abusos empezaron a ser constatados
desde el 31 de octubre de 1975 cuando España, potencia administradora
del territorio, estaba todavía en plaza. Desapariciones forzosas,
detenciones arbitrarias, torturas y malos tratos, juicios injustos,
ejecuciones sumarias y extrajudiciales, fosas comunes, jet (lanzamiento)
de personas vivas desde helicópteros militares, intimidaciones
y amenazas de represalias contra las víctimas de las violaciones
de los derechos humanos, sus familiares y los defensores de los derechos
humanos. Los responsables de estas flagrantes violaciones continúan
beneficiándose de la impunidad. Más grave todavía,
el Estado marroquí continúa negando la existencia de más
de 500 desaparecidos saharauis y más de 150 prisioneros de guerra
saharauis arrestados por las fuerzas armadas, la policía y los
servicios secretos marroquíes.
Los defensores de los derechos humanos apuntan particularmente
a la persistencia de graves violaciones de los derechos humanos en el
Sahara Occidental.. Sufren toda suerte de abusos por parte de las autoridades
marroquíes, en especial los traslados abusivos, las amenazas,
las intimidaciones, los juicios inicuos... Los defensores de estos derechos
se ven privados de su libertad de circulación y de asociación.
Trece personas, yo entre ellas, siguen todavía privadas de sus
pasaportes desde su confiscación por parte de las autoridades,
marroquíes en marzo de 2003 en el aeropuerto de Casablanca, cuando
la delegación se preparaba para tomar el avión hacia Ginebra.
La delegación saharaui era esperada para tomar parte en el primer
encuentro de Familiares de desaparecidos Saharauis organizado por la
Oficina Internacional para el Respeto de los Derechos Humanos en el
Sahara Occidental en la senda de los trabajos de la Comisión
de Derechos Humanos en de la ONU.
La prensa marroquí, sin distinción de
tendencias, lleva a cabo actualmente una campaña de desprestigio
respecto del defensor de derechos humanos Ali Salem Tamek y todos los
que militan para el respeto de los derechos humanos en el Sahara Occidental,
en particular el derecho del pueblo saharaui a la autodeterminación
de acuerdo con el Derecho Internacional vigente y los acuerdos adoptados
por el Reino de Marruecos y el Frente Polisario así como las
múltiples resoluciones y convenciones a las que Marruecos esta
adherida.
En mi calidad de defensor de los derechos humanos,
ligado a la preservación de la paz, la seguridad y el bien entre
todos los pueblos, lanzo el presente llamamiento a la ONU, a la UA,
a la UE, a las organizaciones de defensa de los derechos humanos, a
las instituciones internacionales de promoción y defensa de los
derechos humanos, a los gobiernos y partidos democráticos así
como a todas las personas amantes de la paz y de la justicia para que
actúen al objeto de poner fin a las graves violaciones de los
derechos humanos perpetradas por el Estado Marroquí en el Sahara
Occidental. Es urgente movilizarse para:
1. Permitir al pueblo saharaui ejercer plenamente su
derecho a la autodeterminación de acuerdo con la resolución
1514 (XV) de la Asamblea General de la ONU y de las múltiples
resoluciones adoptadas por la Unidad Africana, la Unión Europea,
el Consejo de Seguridad y otras organizaciones de Naciones Unidas. Este
ejercicio no podrá efectuarse más que a través
de un referéndum justo y regular bajo control internacional.
2. La liberación, sin retrasos adicionales, de todos los prisioneros
políticos saharauis encarcelados actualmente en la cárceles
marroquíes (Ver lista adjunta en el anexo).
3. El esclarecimiento de la suerte de centenares de casos de personas
desaparecidas y la liberación de todos los prisioneros de guerra
saharauis en manos de Marruecos.
4. La paralización inmediata de los hostigamientos, de las amenazas
e intimidaciones contra los defensores de los derechos humanos en el
Sahara Occidental.
5. Devolver los pasaportes a los miembros de la delegación saharaui
confiscados en marzo de 2003 por las autoridades marroquíes así
como permitir a todos los defensores de los derechos humanos circular
libremente.
6. Permitir a los observadores independientes acceder al territorio
saharaui bajo control marroquí.
El Aaiún, a 23 de febrero de 2004
UP
Appel
de Sidi Mohamed Daddach défenseur des droits de l Homme Prix
RAFTO 2002
Appel à l'ONU, à l'UA, à la UE,
aux organisations de défense des droits humains, aux institutions
internationales de promotion et de défense des droits de l'homme,
aux gouvernements et partis démocratiques ainsi qu'à toutes
les personnes amantes de la paix et de justice.
Je saisis cette occasion pour saluer chaleureusement tous ceux et toutes
celles qui oeuvrent pour un monde plus juste où régneraient
la paix et la sécurité, un monde où femmes et hommes
soient libres et vivent à l'abri de toute répression pour
défendre un idéal ou exprimer une opinion. Ma reconnaissance
et mes remerciements sont spécialement destinés aux organisations
de défense des droits de l'homme, aux comités et associations
de soutien au peuple sahraoui et aux instances internationales chargés
de la défense et la promotion des droits humains. Sans votre
détermination et votre engagement en faveur du respect du droits
de l'homme, je ne serais peut pas en mesure de rédiger le présent
appel.
Depuis 29 années, le peuple du Sahara Occidental,
territoire non autonome inscrit dans la liste du Comité de décolonisation
de l'ONU depuis 1966, est l'objet d'une agression militaire. En 2000,
les Nations Unies ont proclamé la Deuxième Décennie
internationale pour l'élimination du colonialisme qui constitue,
selon la récente déclaration de Kofi Annan, " un
anachronisme au 21e siècle " lors la séance inaugurale
de la session 2004 du Comité de la décolonisation. Le
colonialisme est un fléau grave qui doit être combattu
avec le concours de tous y inclus les propres puissances administrantes.
L'invasion et occupation du Sahara Occidental par les
troupes marocaines ont été accompagnées par des
multiples violations des droits de l'homme. Ses exactions ont commencées
à être enregistré depuis le 31 octobre 1975 alors
que l'Espagne, puissance administrante du territoire, était encore
en place. Disparitions forcées, détentions arbitraires,
tortures et mauvais traitements, jugements iniques, exécutions
sommaires et extrajudiciaires, fosses communes, jet des personnes vivantes
depuis des hélicoptères militaires, intimidations et menaces
de représailles à l'encontre des victimes des violations
de droits humains, leurs familles et les défenseurs des droits
de l'homme. Les responsables de ces flagrantes violations continuent
de bénéficier de l'impunité. Plus grave encore,
l'Etat marocain continue de nier l'existence de plus de 500 disparus
sahraouis et plus de 150 prisonniers de guerre sahraouis arrêtés
par les forces armées, la police et les services secrets marocains.
Les défenseurs des droits de l'homme sont particulièrement
visés par la persistance des graves violations des droits humains
au Sahara Occidental.. Ils subissent toutes sortes de exactions de la
part des autorités marocaines, notamment les transferts abusifs,
les menaces, les intimidations, les jugements inéquitables...
Les défenseurs des droits sont privés de leur liberté
de mouvement et d'association. Treize personnes, dont moi-même,
sont toujours privées de leurs documents de voyage depuis leur
confiscation par les autorités marocaines en mars de 2003 à
l'aéroport de Casablanca au moment où la délégation
s'apprêtait à prendre l'avion pour Genève. La délégation
sahraouie était attendue pour prendre part à la première
rencontre des Familles des Disparus Sahraouis organisée par le
Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara
Occidental en marge des travaux de la Commission des Droits de l'Homme
de l'ONU.
La presse marocaine, toutes tendances confondues, mène
actuellement une campagne de dénigrement à l'encontre
du défenseur des droits de l'homme Ali Salem Tamek et tous ceux
qui militent pour le respect des droits humains au Sahara Occidental,
en particulier le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
conformément au Droit International en vigueur et des accords
conclus par le Royaume du Maroc et le Front Polisario ainsi que les
multiples résolutions et conventions auxquelles le Maroc y a
adhéré.
En ma qualité de défenseur des droits
humains, attaché à la préservation de la paix,
la sécurité et le bien être de tous les peuples,
je lance un appel pressant à l'ONU, à l'UA, à la
UE, aux organisations de défense des droits humains, aux institutions
internationales de promotion et de défense des droits de l'homme,
aux gouvernements et partis démocratiques ainsi qu'à toutes
les personnes amantes de la paix et de justice pour qu'ils agissent
afin de mettre fin aux graves violations des droits humains perpétrées
par l'Etat Marocain au Sahara Occidental. Il est urgent d'agir pour:
1. Permettre au peuple sahraoui d'exercer pleinement
son droit à l'autodétermination conformément à
la résolution 1514 (XV) de l'Assemblée Générale
de l'ONU et des multiples résolutions adoptés par l'Unité
Africaine, l'Union Européenne, le Conseil de Sécurité
et les autres organes des Nations Unies. Cet exercice ne pourra s'effectuer
qu'à travers d'un référendum juste et régulier
sous contrôle internationale.
2. La libération, sans retards additionnels, de tous les prisonniers
politiques sahraouis incarcérés actuellement dans les
bagnes marocains. (Voir liste ci-joint en annexe).
3. L'éclaircissement du sort des centaines de cas de personnes
disparues et la libération de tous les prisonniers de guerre
sahraouis en main du Maroc.
4. L'arrêt immédiat des harcèlements, des menaces
et des intimidations contre les défenseurs des droits de l'homme
au Sahara Occidental.
5. Remettre les documents de voyage au membres de la délégation
sahraouie confisqués en mars 2003 par les autorités marocaines
ainsi que de permettre à tous les défenseurs de droits
humains de circuler librement.
6. Permettre aux observateurs indépendants d'accéder librement
au territoire sahraoui sous contrôle marocain.
El Aaiún, le 23 février 2004
UP
Collectif
des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis« territoire
du Sahara Occidental sous contrôle marocain »
Les autorités marocaines récidivent et continuent de
multiplier les intimidations contre les défenseurs des droits
de l'homme sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle
marocain . C'est ainsi que le défenseur des droits de l'homme
sahraoui Ali Salem Tamek est devenu une cible; depuis sa libération
le 07/01/2004; à une campagne médiatique hystérique
orchestrée par des partis politiques et des plumitifs marocains
certainement commanditée par les hautes sphères de l'appareil
de l'état marocain. En plus des appels pour son arrestation et
son refoulement des territoires marocain et sahraoui sous contrôle
marocain, des propos diffamatoires et racistes ont été
exprimés contre lui et contre le peuple sahraoui en niant expréssement
son existence.
Cette campagne médiatique a pris une tournure
grave en faisant l'analogie entre les actions que mènent les
défenseurs des droits de l'homme sahraouis au territoire du Sahara
Occidental et les actes terroristes qu'a connus le Maroc le 16 Mai 2003.
En réaction à cette campagne marocaine à connotation
raciste, les militantes et militants du Collectif des défenseurs
des droits de l'homme sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous
contrôle marocain :
condamnent énergiquement cette campagne médiatique
raciste contre Ali Salem Tamek et le peuple sahraoui;
expriment leur solidarité totale avec Ali Salem Tamek;
saluent le courage et la détermination de Ali Salem Tamek de
militer pour faire connaître les violations des droits de l'homme
au Sahara Occidental;
mettent en garde les autorités marocaines contre toutes éventuelles
représailles qui peuvent être perpétrées
contre Ali Salem Tamek ;
saluent les démocrates marocains qui ont soutenu et exprimé
leur solidarité avec Ali Salem Tamek et son droit à
la liberté de l'expression;
appellent les forces vives et les organisations des droits de l'homme
marocaines à exprimer leur solidarité avec Ali Salem
Tamek face aux intimidations dont il est toujours exposées;
comptent sur l'intervention des organisations internationales des
droits de l'homme pour exercer des pressions sur les autorités
marocaines pour que cesse cette campagne médiatique raciste
orchestrée contre Ali Salem Tamek.
Les militantes et militants du Collectif des défenseurs
des droits de l'homme sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous
contrôle marocain saisissent également cette occasion pour:
rappeler à l'état marocain que le peuple sahraoui
est une donne civilisationnelle, juridique et politique reconnue par
l'Organisation des Nations Unies;
exprimer leur fierté d'appartenir au peuple sahraoui; porteur
d'un message de PAIX; qui lutte; depuis l'annexion forcée du
Sahara Occidental par le Maroc;pour faire exiger son droit à
l'autodétermination ;
renouveler leur engagement de continuer leurs actions militantes pour
faire exiger les droits légitimes du peuple sahraoui;
appeler la représentante du Secrétaire Général
de l'ONU pour les défenseurs des droits de l'homme à
user de ses prérogatives pour la protection des défenseurs
des droits de l'homme sahraouis au territoire du Sahara Occidental
sous contrôle marocain
alerter l'opinion internationale pour faire objection contre ces campagnes
médiatiques censées de générer une propagation
des discours de la haine qui ne peuvent que envenimer une stabilité
tant attendue par les peuples marocain et sahraoui;
annoncer que les violations des droits de l'homme perpétrées
par les autorités marocaines contre les civils sahraouis au
territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain ne peuvent
avoir fin que par un règlement définitif et équitable
du statut politique du territoire non autonome.
Laâyoune, le 21 Février 2004
UP
Détention
arbitraire du jeune sahraoui Mohamed Bahia Sidi Brahim Errachid
L'Association des Familles de Prisoniers et Disparus
Sahraouis(AFAPREDESA), a été informée des faits suivants:
Le citoyen sahraoui Mohamed Bahia Sidi Brahim Errachid,
a été interpellé dans une cafétéria
rue de la Mecque à El Ayoun occupée, par la police marocaine,
qui sans explication l'a passé à tabac, puis l'a enmené
au commissariat de police où il a été brutalement
torturé.
Puis il a été conduit à la maison
de ses parents qui a été enregistrée de manière
sauvage en raison de plusieurs destructions, là sa famille a également
été menacée et intimidée par les agents.
Il faut mentionner que ce même jour, le 14.02.04,
a eu lieu un match de football entre une selection algérienne et
marocaine, occasion que la jeunesse sahraouie a saisie pour exprimer son
refus de l'occupation marocaine en prenant partie pour l'équipe
algérienne. Comme d'habitude les autorités marocaines ont
fait un rapport en l'adaptant au code pénal marocain.
Le cas a été présenté au
procureur général d'El Ayoun, qui, à son tour à
ordonné l'incarcération de Errachid à la Prison noire
en attente de son jugement.
Les investigations de l'AFAPREDESA ont montré
qu'il n'y a pas de motifs juridiques pour justifier cette détention
arbitraire et que les vraies raisons sont d'ordre politique.
L'AFAPREDESA a aussi été informée
que de nombreuses disputes et agressions à l'encontre de Sahraouis
ont eu lieu en raison de cette partie de football.
L'AFAPREDESA dénonce énergiquement cette
détention arbitraire et exprime sa préoccupation vu la situation
in supportable dans les territoires occupés du Sahara Occidental
où règne la terreur, la répression et l'oppression.
Un fois de plus notre association appelle à l'intervention des
Natiuons unies et de la communauté intrenationale pour mettre fin
au drame que vit le peuple sahraoui.
Detención
arbitraria del joven saharaui Mohamed Bahia Sidi Brahim Errachid
La Asociación de Familiares de Presos y desaparecidos saharauis
(AFAPREDESA), ha sido informada:
De que el ciudadano Saharaui Mohamed Bahia Sidi Brahim Errachid, ha
sido detenido en un cafetería en calla Meka en la ciudad del Aaiún
ocupada, por la policía Marroquí, donde procedieron a pegarle
una paliza sin darle ninguna explicación, luego le trasladaron
a la comisaría de la policía, allí donde fue objeto
de brutal tortura.
Luego lo llevaron a la casa de su familia, que ha sido registrada
de forma salvaje que causó varios destrozos, también intimidaron
y amenazaron a su familia.
Cabe mencionar, que en el mismo día 14/02/2004 hubo un partido
de fútbol entre la selección Argelina y Marroquí,
ocasión en la juventud saharaui aprovecha para expresar su rechazo
a la ocupación militar Marroquí apoyando la selección
argelina.
Como de costumbre, las autoridades de ocupación Marroquí,
cocieron un informe adoptándole al código penal marroquí.
El caso fue presentado a la fiscalia general del Aaiún, que a su
vez ordeno el ingreso del señor Errachid en la cárcel negra
de la Aaiún, en espera de su juicio.
Tras de una investigación llevada a cabo por AFAPREDESA no se encontraron
motivos judiciales que explican esta detención arbitraria por lo
que se sospecha que los motivos verdaderos son políticos.
AFAPREDESA también ha tenido noticias de que hubo varias peleas
y agresiones a saharauis a causa de este partido de fútbol entre
saharauis y colonos marroquíes.
AFAPREDESA denuncia enérgicamente esta detención arbitraria
y expresa su preocupación a la situación insostenible en
los territorios ocupados en el Sahara occidental donde reina el terror,
la represión y la opresión.
Otra vez más nuestra Asociación llama a la intervención
tanto las Naciones Unidas como la Comunidad Internacional para poner fin
al drama del pueblo saharaui.
Le
Front POLISARIO libére 100 prisonniers de guerre marocains
Le 13 fevrier 2004, le Front Polisario a décidé de libérer
100 prisonniers de guerre marocains à la demande de l'Etat du Qatar
et en réponse à la résolution 1495 du Conseil de
sécurité du 31 juillet 2003. Avec cette nouvelle libération,
ce sont 1743 prisonniers de guerre marocains libérés par
les autorités sahraouies depuis le début de l'invasion du
Sahara Occidental par les troupes d'occupation marocaines, en octobre
1975. L'Union des Juristes Sahraouis (UJS) et l'Association des Familles
des Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) se félicitent
de ce geste humanitaire de grande portée pour les prisonniers de
guerre libérés et leurs familles ainsi que pour la Communauté
Internationale qui n'a cessé de demander la solution rapide du
conflit du Sahara Occidental, à travers la tenue d'un Référendum
juste et
régulier permettant au peuple sahraoui de s'exprimer librement
sur son futur, conformément au Droit International en vigueur.
L'UJS et l'AFAPREDESA expriment leur gratitude au gouvernement de la RASD
et au Front Polisario pour ce geste hautement significatif, qui survient
au moment même où les autorités d'occupation marocaines
accentuent leur répression à l'encontre de la population
sahraouie sans défense et ce en violation flagrante du Droit International
Humanitaire.
Tout en se réjouissant pour les retrouvailles des soldats marocains
libérés avec leurs familles, l'UJS et l'AFAPREDESA expriment
leur profonde préoccupation face à la persistance des graves
violations des droits humains commises par les autorités d'occupation
marocaines à l'encontre de la population sahraouie. Le Royaume
du Maroc continue de nier l'existence de détenus politiques et
de prisonniers de guerre sahraouis ainsi que de centaines de disparus,
dont les familles sont toujours sans nouvelles depuis leur enlèvement
par les forces d'occupation marocaines.
L'UJS et l'AFAPREDESA saluent également l'initiative louable de
l'Etat du Qatar et l'appellent à poursuivre ses bons offices auprès
du Royaume du Maroc pour la libération totale de tous les prisonniers
de guerre sahraouis, la libération de tous les prisonniers politiques
sahraouis, détenus dans les bagnes marocains, ainsi que l'éclaircissement
du sort des centaines de disparus sahraouis, enlevés par les forces
d'occupation
marocaines.
L'Union des Juristes Sahraouis (UJS) et l'Association des Familles des
Détenus et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) appellent:" L'Etat
marocain à établir la vérité sur le sort de
526 disparus sahraouis non réapparus et ce par la libération
inconditionnelle des vivants parmi eux et la restitution des dépouilles
mortelles de ceux qui sont décédés à leurs
familles pour les inhumer selon les rites religieux ;" L'ONU à
agir fermement auprès du Maroc pour la clôture définitive
du dossier des disparus sahraouis non réapparus et à dépêcher
au Maroc le Rapporteur Spécial sur les disparitions forcées,
pour enquêter sur la disparition forcée dans les territoires
occupés du Sahara Occidental;" Toutes les organisations internationales
de défense des droits de l'homme à se rendre dans les territoires
occupés du Sahara Occidental pour collecter des informations sur
les circonstances de la disparition forcée des disparus sahraouis
non réapparus, auprès de leurs familles et auprès
des défenseurs des droits de l'homme sahraouis ;" Toutes les
potentialités sahraouies du mouvement des droits de l'homme à
se mobiliser pour des actions militantes et exiger l'établissement
de la vérité, par l'Etat marocain, sur le sort des disparus
sahraouis non réapparus.
" La Communauté Internationale dans son ensemble et en particulier
les Nations unies et l'Union européenne à agir promptement
pour mettre un terme aux graves violations perpétrées contre
la population sahraouie des territoires occupés de la RASD. Pour
cela, le Maroc doit permettre
aux instances internationales, le CICR entre autres, de mener leur action
humanitaire conformément aux Conventions de Genève relatives
à la
protection des civils dans les conflits internationaux. Il est inacceptable
que les territoires occupés du Sahara Occidental soient la seule
région du monde où aucune présence du CICR n'est
tolérée.
Nous espérons que ce nouveau geste humanitaire de la RASD et du
Front Polisario puisse donner lieu à d'autres initiatives qui permettraient
à
toutes les victimes de l'occupation marocaine de récupérer
leurs droits légitimes et en particulier le droit du peuple sahraoui
à l'autodétermination et à l'indépendance
conformément à la légalité internationale,
seule voie à même de rétablir la paix et la justice
dans
cette région meurtrie.
Campements des réfugiés sahraouis, le 20 février
2004
UP
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