Communiqué du 09 mars
2003:
En dépit des engagements pris par la commission
dépêchée par le Ministère de la Justice pour
une séance de discussions sur les conditions de mon séjour
à la prison, qui s'est tenue le 6 Janvier 2003, de ma grève
de la faim du 30 et 31 Janvier 2003 et des deux courriers adressés
par le bureau exécutif du forum de la vérité et
justice au directeur de la prison de Salé, pour permettre à
un groupe de médecins de me rendre visite à la prison,
outre les interventions des organisations locales et internationales
pour les droits de l'homme, afin que je puisse jouir de tous mes droits
de prisonnier politique, l'administration pénitentiaire continue
d'ignorer mes droits et oppose du refus à toutes mes demandes.
Elle me pousse ainsi à recourir à des choix difficiles
et dangereux. C'est ainsi que j'ai décidé de m'engager
dans une grève illimitée de la faim et ce à compter
du lundi 10 mars 2003, pour les raisons suivantes :
- la torture répétée que la direction de la prison
exerce sur moi par ses mandataires : Khalid Afroukh ,Tadjousti Abdelmajid,
détenus qui pratiquent, au sein même de la prison, la vente
des drogues, Achabi Driss et Mokhtari Assan. A ce titre il y a lieu
de préciser que j'ai déposé deux plaintes au près
du directeur de la prison en date du 26 et 27 février 2003.
- Le refus des responsables d'ouvrir une enquête sur les attaques
à l'arme blanche dont j'ai fait l'objet en date du 30 janvier
2003 matin, en dépit de deux plaintes déposées
par mes soins au près du procureur du Roi auprès de la
Cour d'appel de Rabat le jour meme de l'incident et le jour suivant
- Le refus de m'accorder le droit de visite durant les Samedis et les
jours de fêtes Nationales et Religieuses comme tous les prisonniers
politiques.
- Le refus opposé à la demande d'autorisation de groupe
de médecins qui voulaient me rendre visite.
- Le refus aux organisations humanitaire et des droits des hommes de
droit d'accéder à la prison pour s'enquérir de
mes conditions d'incarcération.
Pour terminer, je saisis cette occasion pour remercier toutes les forces
progressistes pour le soutien qu'elles m'ont apporté et je les
invite à continuer à me soutenir afin que les autorités
puissent donner suite favorable à mes demandes.
Le détenu politique Ali Salem Tamek(père de Taoura)
N° d'écrou 86401
Quartier M1
La Prison Locale de Salé
N.B
- Membre du conseil national du forum de la vérité et
justice et membre de la section Sahara,
- Membre du comité directeur de la confédération
démocratique des travailleurs et secrétaire général
de l'union locale de la confédération démocratique
du travail à Assa-Zag et membre du bureau régional des
fonctionnaires de la province, préfecture et mairie, syndicat
national des communes locales.
Dossier
spéciale: TAMEK
Communiqué du 10
décembre 2003:
A l'occasion de la journée internationale des droits
de l'homme, les prisonniers politiques sahraouis célébrent
sa 55ème anniversaire par une grève de la faim: A Ait
Melloul, TAMEK Ali Salem et son camarade NACIRI Ahmed entament ladite
grève pendant trois jours les 9,10 et 11 décembre, et
les détenus emprisonnés à Laâyoune les 9
et 10 en cours.
Le comité d'action pour la libération de TAMEK Ali Salem
et tous les détenus politiques sahraouis, tout en saluant les
initiatives revendiquant la libération des détenus politiques
sahraouis, saisis cette occasion pour:
" attirer l'attention à la gravité de leur situation
dans les prisons marocaines.
" exprimer sa solidarité inconditionnelle avec tous les
détenus politiques sahraouis .
" réaffirmer son attachement à ses revendications
légitimes et de la libération immédiate de tous
les détenus politiques sahraouis.
10 décembre 2003
Comité d'action pour la libération de TAMEK Ali Salem
et tous les détenus politiques sahraouis
Communiqué du 27 novembre
2003
À l'occasion du 55ème anniversaire de la
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, événement
phare et monumental de l'histoire humaine, nous prisonniers politiques
saisissons cette opportunité en tant que militants des droits
de l'Homme pour célébrer cet événement en
joignant notre voix à celles de tous les défenseurs des
droits humains aux quatre coins du monde.
Nous évoquons en ce moment avec glorification les sacrifices
immenses assumés pour l'instauration des droits humains mais
aussi soulignons le flagrant contraste entre le discours de l'État
marocain en ce qui concerne l'épuration du dossier des violations
graves des droits humains et la réalité du processus de
répression qui prend la forme d'une compagne d'enlèvements,
de détentions politiques, de torture et de confiscation des droits
les plus fondamentaux. Ceci dénonce l'absence dans les sphères
de l'État marocain de la volonté politique de rompre avec
les injustices du passé ne serait-ce que dans les limites du
minimum. Dans ce contexte, la création d'une institution d'équité
et de conciliation reste une initiative isolée et vouée
à l'échec en considération des éléments
précités qui meublent la scène des droits humains
au Maroc.
Sur la base de ce qui précède, nous détenus politiques
annonçons à l'opinion publique:
" Notre condamnation de la compagne menée contre les militants
sahraouis des droits de l'Homme qui se manifeste dans plusieurs actes
vexatoires allant de l'éloignement forcé et la privation
du gagne-pain à la détention et les procès. Cette
compagne a culminé dernièrement dans la décision
grave d'interdire les activités de la section Sahara du Forum
de Vérité et de Justice et de fermer son siège
à Laayoune.
" Notre forte condamnation des poursuites engagées contre
les journalistes Ali Lamrabet et Mohamed Lherd qui entrent dans le cadre
des procès d'opinion, tout en attirant l'attention à la
vexation systématique qu'inflige la direction de la prison de
Salé au premier.
" Notre condamnation des conditions de détention des prisonniers
politiques sahraouis à la prison "Lakhale" à
Laayoune à travers leur privation des droits les plus élémentaires
garantis par les réglementations régissant les prisons.
" Notre solidarité absolue et inconditionnelle avec les
militants des droits de l'Homme, syndicalistes et politiques qui ont
été déplacés du Sahara vers le Nord du Maroc
au début de cette année scolaire.
" Réprouvons la détention et le procès intenté
contre le militant des droits de l'Homme et syndicaliste Mohamed Chraï
et l'étudiant sahraoui Ahmed Fal Souidi (Swaydi).
Pour manifester notre dénonciation des violations précitées
et la continuation de notre détention injuste, nous avons décidé
d'observer une grève de la faim avertisseuse pendant trois jours
à partir du 09 décembre 2003.
Finalement, nous souhaitons saluer et louer les efforts déployés
par les organisations des droits de l'Homme marocaines et internationales
pour la promotion des droits humains. Nous les invitons à nous
soutenir dans notre lutte pour la réalisation de nos doléances
légitimes et en priorité la libération sans réserve
ni condition de tous les détenus politiques quelles que soient
leurs appartenances.
Les détenus politiques sahraouis à la prison locale d'Aït
Melloul:
Ali Salem TAMEK, militant des droits de l'Homme et syndicaliste
N° d'écrou 1591
Ahmed NACIRI, militant des droits de l'Homme
N° d'écrou 1119
Fait le 27 novembre 2003.
NOTE:
Amnesty International reconnaît Ali Salem TAMEK en tant que prisonnier
politique et mène une compagne mondiale sous le titre: Maroc
/ Sahara Occidental: Liberté pour le prisonnier politique Ali
Salem TAMEK. D'autres organismes de droits de l'Homme internationaux
et marocains le soutiennent (Voir le rapport d'Amensty International
pour l'année 2003 p.p. 266-268 et le communiqué n°29/004/2002
du 23/10/2002 et le rapport de l'Association Marocaine des Droits de
l'Homme pour l'année 2002 p. 35)
Il est membre du conseil national du Forum Vérité et Justice
et membre conseiller de sa section Sahara. Il est également membre
du comité administratif de la Confédération Démocratique
du Travail (CDT, syndicat), secrétaire général
de sa section locale d'Assa Zag et membre du bureau des fonctionnaires
des préfectures et districts urbains relevant du Syndicat National
des communes locales (CDT). Il est membre du Comité des Enlevés
et Disparus Sahraouis.
Ahmed NACIRI est membre de la section Sahara du Forum Vérité
et Justice. Il est reconnu en tant que prisonnier politique par des
organismes internationaux et marocains.
Dossier
spéciale: TAMEK
Communiqué du 30 juillet
2003:
En réponse à l'appel de plusieurs organisations
de Droits de l'Homme nationales et internationales et à la sollicitation
de mes amis militants des Droits de l'Homme, et suite à une série
de sessions de dialogue avec Monsieur le ministre de la Justice et le
directeur de la prison d'Aït Melloul en présence du militant
de Droits de l'Homme M. Ahmed KIKICH, émissaire du Forum de Vérité
et de Justice - membre du Conseil National - lors desquelles il a été
donné suite à une partie de mes revendications, j'ai décidé
de suspendre ma grève de la faim à partir du mercredi
30 juillet 2003 à vingt heures.
Ce geste devrait permettre aux organisations de Droits de l'Homme d'intervenir
auprès du ministère de la Justice pour mettre en exécution
les points convenus lors de la réunion tenue au siège
de ce ministère le soir du lundi 21 juillet 2003 avec les trois
organisations qui sont: l'Association Marocaine des Droits de l'Homme,
l'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme et le Forum de Vérité
et de Justice, visant à améliorer mes conditions de détention
comme prisonnier d'opinion et à me permettre de jouir de tous
les droits stipulés dans les règles types minimales de
traitement des prisonniers.
Je ne laisserais pas cette occasion passer sans saluer chaleureusement
tous ceux qui m'ont témoigné leur soutien pendant ma lutte.
Le prisonnier d'opinion Ali Salem TAMEK
N° d'écrou: 1591
Prison locale d'Aït Melloul - Inezgane - Agadir - Maroc
Sauver la vie de TAMEK:
Appel du Comité d'action pour la libération de TAMEK
Ali Salem et tous les détenus politiques sahraouis
Après avoir tenté différentes formes
d'action, le détenu politique TAMEK Ali Salem, qui observe une
grève de la faim illimitée depuis le mercredi 09/07/2003
en protestation contre son transfert arbitraire de la prison de Salé
à la prison de Ait Melloul et la privation de tous ses droits
essentiels liés à son statut de prisonnier d'opinion,
a décidé de s'immoler par le feu le mercredi 30/07/2003.
Sachant qu'une audience avec le ministre de la justice
a eu lieu, cette semaine, avec les représentants de l'AMDH, OMDH,
FVJ, lors de laquelle le ministre leur a promis de restituer à
TAMEK tous les acquis qu'il avait déja réalisés
lorsqu'il était à la prison de Salé.
Face à la non concrétisation de ces promesses,
TAMEK a pris cette difficile décision.
Le comité d'action pour la libération de
TAMEK Ali Salem et de tous les détenus politiques sahraouis,
tout en imputant la responsabilité au ministre de la justice
et à toutes les parties concernées, lance un appel pressant
et de détresse pour sommer toute conscience démocratique
à agir dans l'urgence pour sauver la vie de TAMEK Ali Salem.
El Ayoune, 27.07.03
Dossier
spéciale: TAMEK
Communiqué du 09
juillet 2003: Comité d'action pour la libération de TAMEK
Ali Salem et tous les détenus politiques sahraouis
Le détenu politique sahraoui TAMEK Ali Salem observe une grève
de la faim illimitée à partir du mercredi 09/07/2003 en
protestation contre son transfert arbitraire de la prison de Salé
à la prison de Ait Melloul et la privation de tous les acquis
qu'il a déjà réalisés.
La succession de grèves de la faim qu'il a entamées à
titre préventif le mois de juin dernier, ses audiences avec le
deuxième procureur du roi de la cour d'Inzegane et son transfert,
à deux reprises, à l'hôpital Enzeguan ont été
tout simplement ignorés par les autorités marocaines et
ce, malgré les maladies chroniques dont il souffre - rhumatisme,
quintes de toux aiguës, maladie du coeur et de l'estomac -, et
qui sont, actuellement à l'origine de la détérioration
de son état de santé.
Le comité d'action pour la libération de TAMEK Ali Salem
et tous les détenus politiques sahraouis lance un appel pressant
à tous les défenseurs des droits humains, à toutes
les organisations des droits de l'homme et à toutes les personnes
éprises de paix et de liberté pour entreprendre une démarche
auprès des autorités marocaines.
APPEL DU FOND DES TENEBRES:
02 juillet 2003
Les autorités marocaines ont franchi le pas en procédant
à mon transfert arbitraire de la prison de Salé à
la prison de Ait Melloul, alors que je jouis d'un statut de prisonnier
d'opinion, ce qui constitue une violation flagrante de mes droits les
plus élémentaires et les plus légitimes.
La succession de grèves de la faim que j'ai entamées à
titre préventif le mois de juin écoulé, mon transfert,
à deux reprises, à l'hôpital Enzeguan, les appels
incessants de la Communauté internationale pour l'amélioration
de mes conditions carcérales ont été tout simplement
ignorés par les autorités marocaines et ce, malgré
les maladies chroniques dont je souffre - rhumatisme, quinte de toux
aigue, maladie du coeur et de l'estomac -, et qui sont, actuellement
à l'origine de la détérioration de mon état
de santé.
Les traitements déshonorants et inhumains qui me sont infligés
démontrent que l'administration pénitentiaire, et à
travers elle le gouvernement marocain, souhaitent, en guise de représailles,
ma mort lente au fond des ténèbres.
De l'intérieur de ma cellule, je lance un appel pressant à
tous les défenseurs des droits humains, à toutes les organisations
des droits de l'homme et à toutes les personnes éprises
de paix et de liberté pour entreprendre une démarche auprès
des autorités marocaines et sauver ma vie en danger.
Ali Salem TAMEK,
Prisonnier d'opinion sahraoui
N° d'écrou 1591
Prison Ait Melloul, le 02 juillet 2003
Dossier
spéciale: TAMEK
Communiqué 08 juin
2003:
Le Comité d'Action pour la Libération de
Tamek Ali Salem et tous les Détenus Politiques Sahraouis, soucieux
de la dégradation continue de la situation des détenus
politiques sahraouis dans les prisons marocaines, lance un appel solennel
à l'opinion internationale pour agir de manière rapide
en vue de rétablir un minimum des acquis pour les détenus
politiques sahraouis :
* les conditions d'incarcération subissent plus d'altérations
que d'améliorations ;
* les abus s'accentuent et menacent d'une dérive sans précédent,
tel est le cas du détenu politique sahraoui Ali Salem Tamek retransféré
le 25/05/2003 à la prison d'Aït Melloul (Agadir) pour être
privé par la suite de ses droits tant défendus à
maintes reprises de grèves de la faim qu'il a observées
depuis sa détention.
Ceci étant, Ali Salem Tamek observera à partir du 09/06/2003
une nouvelle grève de la faim de 48 heures alertant par laquelle
l'opinion internationale et les défenseurs des droits de l'homme
de se mobiliser pour la préservation de ses droits acquis objet
de l'accord conclu ; le 21/03/2003 ; avec l'administration pénitentiaire
marocaine.
Le comité d'action pour la libération de Ali Salem Tamek
et tous les détenus politiques sahraouis exprime sa gratitude
à tous les défenseurs des droits de l'homme qui pourront
par leurs actions alléger la souffrance des familles et leurs
enfants détenus tout en rappelant sa solidarité avec tous
les détenus politiques sahraouis et revendiquant leur libération.
ASSA, le 08/06/2003
Communication à l'opinion
publique
Alors que j'attendais la réalisation des engagements accordés
par l'administration des centres pénitentiaires, résultats
de ma grève de la faim du 22/03/2003, en présence du président
du Forum marocain Vérité et Justice.
J'ai été surpris par mon transfert sans préavis
ni demande de ma part de la prison de Salé à la prison
de Aït Melloul, où l'on m'a privé de tous mes droits
de prisonnier politique tels que nourriture privée, local pour
les visites et les autres droits dont jouissent les prisonniers politiques.
Devant cet faits j'ai décidé d'entamer une grève
de la faim le lundi 9 juin 2003 pour 48 heures malgré mon état
de santé causé par les grèves de la faim antérieures.
Je lance un appel à toutes les forces de défense des droits
humains et à toutes les forces militantes pour qu'elles m'appuyent
avec tous les moyens disponibles afin que je retourne à la prison
de Salé et que l'on me rende mes modestes et légitimes
droits. (traduction ARSO)
Signé:
ALI SALEM TAMEK
No 1519, prision locale Aït Melloul
03.06.03
Dossier
spéciale: TAMEK
COMMUNIQUE du 30 janvier 2003:
J'informe l'opinion publique locale et internationale que j'ai été
aggressé, jeudi 30 janvier 2003, à l'arme blanche et au
moyen d'une barre de fer par un prisonnier de droit commun (qui est
un des chefs du trafic de drogues dans la prison de Salé). Cette
aggression a eu lieu dans la cour de l'institution carcérale
et sous les yeux des prisonniers et des fonctionnaires de la prison.
Elle a été accompagnée de diverses invectives contraires
à mes convictions politiques, prononcées par le malfaiteur
en question, dans le but de me provoquer.
Je considère cette tentative, qui n'est en aucune façon
innocente, comme un nouveau geste, un de plus, pour me faire fléchir
et abandonner ma position politique, après que les autres tentatives
aient échouées, comme l'émigration forcée,
l'emprisonnement et la condamnation.
Face à cette situation, j'estime que les autorités marocaines
endossent la responsabilité totale et exclusive de tout ce qui
pourrait m'arriver et menacer mon intégrité physique.
A titre d'information, je communique que depuis le jeudi 30 janvier
2003 j'observe une grève de la faim de 48 heures.
Ali-Salem Tamek, prisonnier politique
Prison locale de Salé
Numéro d'écrou: 86401
Dossier
spéciale: TAMEK
Ali Salem TAMEK N° d'écrou
86401
Complexe pénitentiaire de Salé
A Monsieur James Baker
Envoyé Spécial du Secrétaire Général
de l'ONU pour le Sahara Occidental
Monsieur l'Envoyé Spécial,
Nous avons cru que les changements qu'a connus la communauté
internationale en matière de l'exigence du respect des droits
humains et de l'instauration des valeurs de la paix, la justice et la
démocratie vont inciter l'état marocain ; conformément
aux clauses du droit international ; à revoir radicalement sa
philosophie et son approche vis à vis de l'affaire du Sahara
Occidental en respectant ; par conséquent ; la légalité
internationale et en particulier l'un de ses grands piliers à
savoir le droit à l'autodétermination. Dans ce cadre,
et en défi de la communauté internationale, le pouvoir
marocain continue toujours de violer le droit international. C'est ainsi
qu'il s'est lancé ; et en continuité des graves violations
des droits humains déjà commises ; dans une campagne de
répression organisée à l'encontre des défenseurs
des droits de l'homme sahraouis qui ont osé user de leurs droits
d'expression, de libre opinion, d'organisation et de manifestation.
Cette campagne de répression a pris plusieurs formes. Parmi ces
formes je cite :
" le transfert forcé vers les villes marocaines ;
" le licenciement abusif de l'emploi ;
" les arrestations arbitraires ;
" les procès inéquitables,
etc
Ces défenseurs des droits de l'homme sahraouis sont déterminés
à faire connaître les graves violations des droits de l'homme
qualifiées de crimes contre l'humanité qui ont été
commis au Sahara Occidental. Parmi ces graves violations des droits
de l'homme je cite :
" le jet en chute libre des civils sahraouis à partir des
avions hélicoptères de l'armée marocaine ;
" l'enterrement des civils sahraouis vivants dans des fosses communes
;
" le bombardement des campements des civils sahraouis par des bombes
interdites ;
" l'enlèvement de centaines de civils sahraouis ;
" l'arrestation de milliers de civils sahraouis,
etc
C'était un vrai génocide commis à l'encontre du
peuple sahraoui. Ce génocide avait pour conséquence la
souffrance et l'exil de milliers de sahraouis depuis plus de 27 ans.
C'est un drame qui est lié au conflit politico-militaire que
connaît le Sahara Occidental. Ce conflit ne peut avoir fin que
par l'adoption de la Solution Démocratique qui n'est autre que
l'organisation d'un référendum d'autodétermination
libre et impartial permettant au peuple sahraoui d'exprimer sa volonté
et de se prononcer librement sur le statut politique définitif
du Sahara Occidental.
Monsieur l'Envoyé Spécial,
En tant que détenu politique sahraoui, je vous exprime ; par
le biais de ce message ; mon rejet catégorique de tous les projets
de solutions partielles du conflit du Sahara Occidental car elles sont
non conformes à la légalité internationale et viennent
par la suite au détriment du droit historique et légitime
à l'autodétermination.
Notre espoir et notre confiance en vos médiations sont grandes.
Pour parer à toutes les dérives guerrières qui
ne répondent pas aux inspirations des peuples maghrébins
, nous comptons sur votre crédibilité et votre intégrité
pour inciter l'état marocain à respecter les résolutions
de l'ONU et en particulier le plan de paix de l'ONU-OUA.
Veuillez agréer, Monsieur l'Envoyé Spécial, l'expression
de mon profond respect.
Salé, Maroc le 07 Janvier 2003
Ali Salem TAMEK N° d'écrou 86401
Complexe pénitentiaire de Salé
Dossier
spéciale: TAMEK