Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental
Oficina International para el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental
International Bureau for the Respect of Human Rights in Western Sahara

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ARCHIVES 2002

  • 30.12.02: Condamnation: Le Tribunal militaire de Rabat condamne le jeune Sahraoui Sidi Heiba Hbibi, âgé de 16 ans, à un an de prison ferme. Il a été accusé d'avoir déposé une mine devant un convoi militaire des forces d'occupation marocaine. Les circonstances de l'arrestation, de l'inculpation et de la condamnation de ce jeune berger restent mystérieuses. Tout s'est passé très rapidement et discrètement. L'inculpé, qui s'occupait de son troupeau dans la région de Ras El Khanfra, aurait été arrêté le 24 septembre par l'armée à proximité du lieu d'explosion d'une mine sous un véhicule militaire entre Abatieh et Smara. Il a été accusé d'avoir placé la mine sur la route. La durée de garde à vue légale n'a pas été respectée, le ministère public a désigné un avocat d'office et le procès s'est déroulé à l'insu des organisations de défense des droits de l'homme. Le détenu se trouve actuellement dans une prison réservée aux mineurs à Salé. (Assabah N°849) Ras el Khanfra a été le théâtre de combats intenses entre le Front Polisario et l'armée marocaine, la région reste truffée de mines, qui se déplacent avec les dunes mouvantes. Les routes sont officiellement fiables, mais toute sortie de route ou de piste est extrêmement dangereuse.
  • 30.12.02 les prisonniers politiques sahraouis de la Carcel Negra de Laayoune, dénoncent avec force les conditions inhumaines de leur détention et le mépris affiché par la direction de la prison à leurs demandes réitérées qui n'obtiennent pas réponse. En signe de protestation, ils organiseront une grève de la faim de 48 heures le 13 janvier 2003 et utiliseront différents moyens de lutte pour que leurs revendications aboutissent.
  • 29.11.02, Décès des suites de la torture : Le prisonnier de droit commun sahraoui Boucetta Mohamed Barka, dit Chaybani, DNI 59210 SH, âgé de 35 ans, incarcéré à la prison civile de Laâyoune, est décédé le jeudi 28 novembre 2002.
    Selon les dires de membres de sa famille, son corps porte des traces de torture, hématomes multiples et brûlures. Lors de la récupération de sa dépouille mortelle par sa famille il était encore menotté. A signaler que lors de la dernière visite de ses proches à la prison, le mardi 26 novembre 2002, la victime était en bonne santé. Il aurait déclaré à sa famille être soumis quotidiennement à des séances de torture, pratiquées probablement par des gardiens de la prison . La victime avait été condamnée le 12 novembre 2002 à huit mois d'emprisonnement ferme pour un délit mineur. La famille va déposer une plainte auprès du procureur du Roi au tribunal de première instance de Laâyoune le vendredi 29 novembre 2002, l'appelant à prendre les mesures nécessaires face à ce crime
  • 28.12.02: Protestation: En protestation contre la condamnation d'un jeune berger sahraoui, accusé d'avoir déposé une mine sur la route Tan-Tan-Smara près d'Abbatieh , des étudiants sahraouis ont organisé un sit-in devant la direction des prisons à Rabat. Ils ont en outre demandé la libération de tous les prisonniers politiques et le jugement des responsables du décès sous la torture de Mohammed Boucetta
  • 27.11.02: Jugement scandaleux :Nassiri Ahmed a été condamné par le tribunal d'El Ayoun à 18 mois de prison ferme pour usage de la force contre les agents de l'autorité et désobéisance aux ordres des agents d'autorité lors des émeutes du 17.11.01 à Smara. Les accusations d'incendie de véhicule et autres dépradations n'ont pas été retenues. La défense a démontré le caractère totalement infondé de toutes les accusations et même les témoins à charge ont nié toute implication de Nassiri dans les événements de Smara.
    A signaler que deux avocates espagnoles qui ont assisté au procès en tant qu'observatrices, avaient été retenues durant une heure à leur arrivée à l'aéroport d'El Ayoun et fouillées contrairement à la loi par des agents masculins.

  • 26.11.02, Grève de la faim :. Salek BAZEID entame une grève de la faim. Arrêté le 24.09.02 avec trois autres personnes ce membre du Forum Vérité et Justice, il est toujours en garde à vue à la prison civile d'El Ayoun en attente d'une date de procèsRappel: Nassiri Ahmed est aussi en grève depuis le 14.11.02.

     

  • 25.11.02, Smara: Des sit-in ont eu lieu dans la deuxième ville du Sahara Occidental ces derniers temps. Des diplômés chômeurs ont protesté en raison de promesses non tenues par le gouverneur, une intervention brutale de la police a fait un blessé. Le 19.11. a eu lieu un sit-in en soutien au chômeur blessé et les 22 et 23.11 en soutien à une lycéenne maltraitée par son professeur. Les étudiants du lycée ont pris une part active à ces manifestations. Le 25.11.02 l'administration du lycée a convoqué les parents de 18 lycéens qu'elle tient pour responsables de ces actions, elle les a informés des mesures disciplinaires prises à leur encontre. Pour 15 d'entre eux il s'agit de l'exclusion des études durant 15 jours et pour trois d'entre eux d'un renvoi du lycée, qui est le seul établissement sur place
  • 14.11.02 : Nassiri a commencé une grève de la faim en protestation contre les reports répétés de son procès.
  • 13.11.02, Procès Nassiri encore reporté : Répétition du scénario à la cour d'appel de El Ayoun: le procès de Nassiri Ahmed a été reporté au 27 novembre en raison de l'absence d'une dizaine de témoins. Cinq témoins n'auraient pas reçu de convocation, ils seront reconvoqués. Trois témoins étaient absents, bien qu'ils aient reçu la convocation. La cour a décidé de les contraindre à comparaître. Deux témoins manquants sont incarcérés à la prison civile de El Ayoun. Le représentant du ministère public, dont la prison est sous sa tutelle, a déclaré avoir émis un ordre de comparution sans veiller à son exécution. La cour a pris la décision de contraindre les prisonniers à se présenter à la séance du 27.
    La défense, formée de plusieurs avocats, dont un Marocain, a dénoncé les reports successifs du procès pour non-présence des témoins, alors que la cour dispose de moyens contraignants pour les faire comparaître. Elle a qualifié cette négligence de scandaleuse et dénoncé la volonté de prolonger les souffrances que Nassiri endure dans une prison connue pour ses conditions inhumaines.
    La demande de libération provisoire de l'accusé - pour lui permettre de passer le Ramadan avec sa famille - a aussi été refusée, alors que Nassiri remplit tous les critères légaux: fonctionnaire avec domicile fixe, père de famille, etc. L'accusé lui-même a tenté d'intervenir pour protester contre le nouveau report du procès et le refus de libération provisoire, mais le juge l'a sommé de se taire.
    L'audience a été suivie par un nombreux public et par deux juristes espagnols venus en observateurs. De nombreux agents des services de renseignements, DST, RG, DAG, étaient présents dans la salle et autour du bâtiment.
    Les étudiants sahraouis à Rabat ont organisé un sit-in devant le siège du ministère des droits de l'homme, revendiquant la libération de Nassiri et de tous les détenus politiques sahraouis. Une délégation a été reçue par des membres du cabinet du ministre, qui lui ont demandé de revenir présenter ses doléances quand le gouvernement aura reçu l'investiture.

  • 11.11.02 : Les étudiants sahraouis à Rabat organisent un sit-in devant la direction générale des prisons, demandant la libération inconditionnelle et immédiate de Tamek. Une délégation est reçue par le directeur général des prisons, qui prend note des doléances et promet d'agir.
    La famille d'Ali Salem Tamek se rend d'Assa à Inzegane près d'Agadir pour un sit-in devant la prison.
    En cours de journée, le directeur de la prison d'Inzegane, après un entretien avec Tamek, lui assure la prise en compte de ses doléances. Celui-ci décide alors de suspendre sa grève, il est transféré le même soir au complexe pénitencier de Salé près de Rabat.
  • 10.11.02, : Depuis le 1er novembre, Ali Salem Tamek observe une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Au 10ème jour de grève, dénonçant l'indifférence des autorités marocaines, il a publié un communiqué, dans lequel il renouvelle ses doléances, à savoir l'amélioration de ses conditions carcérales, la reconnaissance de son statut de détenu politique, la révision de son procès et son transfert au complexe pénitencier de Salé. Tamek a relevé que son état de santé s'est détérioré. Il souffre de maux d'estomac, de rhumatisme et d'asthme. Il a menacé de radicaliser sa grève si les autorités marocaines continuent d'ignorer ses plaintes légitimes. Enfin, Tamek a exprimé sa solidarité avec tous les détenus sahraouis incarcérés à la prison de El Ayoun, a demandé leur libération et l'établissement de la vérité sur le sort des disparus sahraouis.
  • 01.11.02. Protestations : Les étudiants sahraouis de l'université de Rabat ont organisé cette semaine une marche pacifique en signe de solidarité avec les détenus politiques sahraouis. Ils ont publié à cette occasion un communiqué, dans lequel ils demandent à l'état marocain la libération inconditionnelle des détenus politiques sahraouis, l'établissement de la vérité sur le sort des disparus sahraouis et la levée du quadrillage militaire, sécuritaire et médiatique que connaît le territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain. Ils dénoncent encore les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental sous contrôle marocain et en particulier les arrestations et les procès inéquitables contre les défenseurs des droits de l'homme sahraouis.
  • 30.10.02, Procès reporté :le procès de Nassiri Ahmed, défenseur des droits humains, membre du Forum Vérité et Justice Sahara, a été reporté une nouvelle fois au 13 novembre, en raison de l'absence de témoins à charge . Une demande de libération provisoire présentée par ses avocats a été refusée. Quatre observateurs étrangers ont suivi l'audience.
  • 29.10.02,Arrestations : Quatre jeunes Sahraouis, qui tentaient de rejoindre les campement de réfugiés en Algérie, ont été arrêtés le 25 ou le 27 octobre, selon les sources, à proximité du mur de défense marocain, près de l'Oued Safa. Après deux jours d'interrogatoires et de tortures à Smara, ils ont été incarcérés à la "prison noire" d'El Ayoun. Selon des proches le manque de liberté de mouvement et la répression dans les TO sont à l'origine de la fuite de ces jeunes gens. Il s'agit de:
    1. Mohamed-Fadel Embarec alias Mohamed Fadel M'barek Moulaye Ahmed
    2. Mohamed-Salem Mohamed-Yeslem Cheij alias Mohamed Salem Bahaha
    3. Lehbib Emhamed Laabeid alias Lehbibb Emhamed Labeid
    4. Busula alias Ould Boussaoula
  • 24.10.02, Jugement Tamek confirmé en appel : La cour d'appel d'Agadir a rendu public son jugement dans le procès du 17 octobre. La sentence a été confirmée, soit deux ans d'emprisonnement et 10'000 dirhams d'amende. Tamek a décidé d'observer une grève de la faim à partir du 1er novembre pour protester contre ses conditions de détention et demander son transfert au complexe pénitentier de Salé..
  • 17.10.02, Agadir: procès en appel : Le procès en appel de Ali Salem Tamek, membre du conseil national du Forum Vérité et Justice et du bureau de sa section Sahara, s'est déroulé en présence d'un très nombreux public venu des zones occupées, auquel s'étaient joints des étudiants sahraouis d'universités marocaines ainsi que des observateurs étrangers. Tamek, dans sa plaidoirie, a nié tout lien avec un réseau du Front Polisario. Enumérant en détail les atteintes aux droits humains au Sahara Occidental, il a justifié son engagement en faveur de la défense des droits de l'homme et de l'autodétermination de son peuple. Le procureur général, au lieu de développer les chefs d'accusation, s'est lancé dans un plaidoyer politique en faveur de l'intégrité territoriale du Maroc. Les avocats, parmi eux le président du Forum Vérité et Justice, Me Mohammed Sabbar, ont démontré que les accusations n'étaient pas fondées. Le jugement est attendu pour le 24 octobre Ali Salem Tamek, arrêté le 26 août à Rabat, avait été reconnu coupable d'atteinte à la sécurité de l'Etat et condamné le 10.09.02 par le tribunal de première instance d'Agadir à deux ans de prison ferme, assortis d'une amende de 10'000 DH
  • 16.10.02, Procès à El Ayoun : A l'issue d'une audience de plusieurs heures, le tribunal d'El Ayoun a acquitté et libéré Abdessalam Eddymaoui. Des observateurs mandatés par des organisations de défense des droits humains et un journaliste étranger ont assisté au procès. Membre de la section sahraouie du Forum Vérité et Justice, Eddymaoui avait été arrêté le 28.08.02 à Goulimine, accusé d'avoir organisé les manifestations de Smara de novembre 2001.
    Devant le tribunal, Eddymaoui a déclaré que son arrestation entre dans le cadre des intimidations perpétrées par l'Etat marocain contre les défenseurs des droits de l'hommes sahraouis pour les réduire au silence. Il a exprimé sa détermination à continuer, sans cesse, ses activités de défense des droits de l'homme au Sahara Occidental avec ses camarades, jusqu'à l'établissement de la vérité. Eddymaoui a énuméré les violations commises, à savoir "les enlèvements des Sahraouis, toutes générations confondues: hommes, femmes, même enceintes, nourrissons, etc., les enterrements de Sahraouis vivants dans des fosses communes, le jet en chute libre de Sahraouis à partir des hélicoptères de l'armée marocaine, les centaines de disparitions forcées, la torture barbare, etc." Il a également évoqué devant la cour les intimidations que subissent les défenseurs des droits de l'homme sahraouis, en particulier les militants du FVJSAH: "licenciement abusif, transfert abusif, gel de salaire, arrestation, etc".
  • 07.10.02,Procès reporté : Le procès d'Ali Salem Tamek a été reporté au 17.10.02, à la demande de ses avocats
  • 24.09.02 : les militants de la section Sahara du Forum Vérité et Justice viennent d'apprendre l'enlèvement de leur camarade du bureau de la section SALEK BAZAID. aujourd'hui,mardi 24/09/2002,en plein milieu de la journée;Une voiture civile RENAULT R4 s'est arrêtée devant la demeure de la famille BAZAID et les gens qui se trouvaient à bord du véhicule ont investi la maison,sans aucune autorisation. Ils ont enlevé SALEK BAZAID et ont menacé sa famille.
    On apprend de différents quartiers de la ville de Laayoune que des arrestations similaires ont été effectuées mais on ne connaît pas encore ni les noms ni les conditions de ces nouvelles arrestations.
    On vient d'apprendre qu'en même temps de l'arrestation du membre du bureau de la section Sahraouie du FVJ Monsieur SALEK BAZAID;la police a arrêté les trois frères MOUSSAMIH:LARBI,BACHRI et BABA. Rappelons que BAZAID SALEK est un ancien détenu politique condamné à 20 ans de prison en 1993 par le tribunal militaire de Rabat. Faisant partie du groupe de la défunte KELTHOUM EL OUANATE tandis que LARBI MOUSSAMIH,membre de la section Sahara du FVJ,est un détenu politique libéré au mois de novembre en Smême temps que DADDACH.
    Salek Bazaid, après avoir été interrogé et torturé par la brigade de la police judiciaire, a été emmené au PC des Compagnies Mobiles d'Intervention CMI à El Ayoun, geôle secrète tristement connue comme lieu de torture et que l'on croyait définitivement abandonnée. Bazaid a été confronté au commissaire chef des RG Hariz Elaarbi, qui l'a menacé de mort ainsi que d'autres militants des droits humains nommément cités. Bazaid a été ensuite ligoté avec une corde enroulée en spirale sur tout le corps pendant 48 heures. Il a été détaché sur avis médical qui attestait un danger vital.
    Le commissaire Hariz Elaarbi est bien connu comme tortionnaire, actif au Sahara Occidental depuis 1976. La plupart des victimes de détention arbitraire et de disparition forcée ont passé entre ses mains. On lui attribue l'enlèvement en 1993 de El Kotb El Hafed et de El Kayrawan Saïd, aujourd'hui toujours disparus, et le décès sous torture d'au moins quatre Sahraouis, dont Khalil Ayach, Karroum, Hani Salama, arrêtés en 1987 lors de la visite d'une commission de l'ONU à El Ayoun
  • 19.09.02 : Jugements en appel
    La cour d'appel d'El Ayoun a rendu son verdict dans le recours des six chômeurs condamnés le 02.09.02. Les peines de Nigro Mohamed et El Belaoui Hamadi ont été réduites de deux ans de prison ferme et cinq ans de bannissement à une année de prison sans bannissement. Les peines deLahman Abdalla et Chamsdi Labeihi (Semesdi Lebeihi), condamnés à 18 mois de prison ont été ramenées à 8 mois d'emprisonnement.
    Rahmouni Abidine condamné à 6 mois de prison est libéré et bénéficie d'un sursis de six mois.
  • 18.09.02,Procès reporté : Le procès de Nasiri Ahmed (Hamadi Mohamed Lamine Jiyed) a été reporté une fois de plus par le tribunal d'El Ayoun au 30 octobre prochain, les témoins à charge n'ayant pas été convoqués.
    Nasiri Ahmed avait été arrêté le 19.06.02 à Rabat. Ancien détenu politique, il avait déjà été emprisonné en 1992 et de 1993 à 94. Membre du Forum Vérité et Justice section Sahara, il a participé au congrès national de son organisation. La police l'a interpellé alors qu'il se rendait à la direction de la Sûreté nationale pour renouveler sa carte d'identité. Transféré à El Ayoun le même jour, Nasiri est détenu à la "prison noire" depuis trois mois. Il est accusé d'avoir été un meneur dans les événements de Smara de novembre 2001
  • 10.09.02 : Ali Salem Tamek, arrêté le 26 août à Rabat, a été reconnu coupable d'atteinte à la sécurité de l'Etat (intelligence avec le Front Polisario) et condamné par le tribunal de première instance d'Agadir à deux ans de prison ferme, assortis d'une amende de 10'000 DH. Il nie les faits et est entré en grève de la faim. Ses avocats ont déclaré avoir apporté les preuves de son innocence. Ils interprètent le verdict comme "ordonné d'en haut11.09.02. Le procès de Dimoui Abdeslam, qui devait avoir lieu le 11 septembre, a été reporté au 16 octobre 2002 pour une raison inconnue.
  • 08.09.02 : La famille du militant sahraoui des droits de l'homme Ali Salem Tamek a lancé un appel pressant à toutes les organisations de défense des droits de l'homme pour intervenir en faveur de la libération de leur fils.
  • 02.09.02,Jugements scandaleux : La cour d'appel d'El Ayoun a prononcé son jugement dans l'affaire des six diplômés chômeurs sahraouis arrêtés le 22 août 2002 Les peines prononcées sont les suivantes:
    · deux ans de prison ferme assortis d'une amende de 500 dirhams et de cinq ans de bannissement* du territoire relevant de la compétence de la cour d'appel pour Nigro Mohamed, licencié en droit, et El Belaoui Hamadi, ingénieur en électro-mécanique;
    · 18 mois de prison ferme pour Lahman (Lamhaba) Abdalla, licencié en anglais, et Chamsdi Labeihi (Semesdi Lebeihi);
    · 6 mois de prison ferme pour Rahmouni Abidine, technicien supérieur en électricité;
    aucune charge n'est retenue contre Mailad
  • 30.08.02 : Dimaoui Abdessalam a été transféré par la police de Goulimine à El Ayoune, où il a été interrogé par la police judiciaire puis par le procureur. Il est incarcéré à la "prison noire" en attente de son jugement, fixé au 11 septembre 2002.
  • 29.08.02 : les services de police de Goulimime(200km sud d'Agadir)ont procédé, le mercredi 28/08/2002 aux
    environs de 21H,à l'arrestation de Abdessalam Eddymaoui, membre de la section Sahraouie du Forum Vérité et justice .
    Il faut rappeler que Eddymaoui Abdessalam est interdit de se rendre chez lui à Smara depuis les évènements qu'a connus la ville en novembre 2001 et il est considéré par les services de sécurité marocaine,à côté de Ahmed Ennassiri qui attend son jugement à Laayoune, comme un des meneurs des manifestations de Smara (novembre 2001).
    Eddymaoui Abdeslam (Abdeslam Embarek Mohamed) est né en 1954 , il est père de trois enfants. Il a fait partie du groupe des 26 Sahraouis d'Agadir, condamnés pour appartenance aux cellules du Front Polisario et emprisonnés de 1977 à 1982. Fonctionnaire au tribunal d'Agadir, les autorités marocaines refusent toujours de le réintégrer dans son travail
  • 27.08.02 : les services de sécurité marocaine de Rabat ont procédé le lundi 26/8/2002 à l'arrestation du membre du bureau de la section sahraouie du Forum Vérité et Justice(FVJ) et membre du conseil national du FVJ. Tamek Ali Salem. Il a été transféré à Casablanca pour être livré à la brigade national de la P.J et cette dernière compte le transféré à nouveau à Agadir. Cette arrestation survient à la veille de la rentrée sociale au Maroc et après la réussite du premier congres du FVJ. Cette arrestation rappelle aussi celle de Ahmed Ennassiri au début de l'été dont le procès se déroulera à Laayoune le 18/09/2002.
    Le tribunal de première instance d'Agadir a fixé le jugement au 29 août. Son avocat a demandé l'ajournement et la libération provisoire cautionnée. Le tribunal a refusé la libération et fixé l'audience au lundi 2 septembre. Tamek Ali Salem, qui souffre d'asthme, est actuellement incarcéré à la prison civile d'Inzegane, connue pour ses mauvaises conditions carcérales. Il est accusé d'appartenir à un réseau d'espionnage au profit du Front Polisario, ce qu'il a nié tout en défendant ses convictions politiques en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui.
    Tamek est membre du conseil national du Forum Vérité et Justice et du bureau de la section Sahara (FVJ-SAH). Membre du comité administratif de la CDT (Confédération démocratique du travail), il est secrétaire général du bureau de la CDT d'Assa. Ali Salem Mohamed Salem El Mami (dit Tamek) est né le 24.12.73 à Assa, il est marié et père d'une fillette née en 2000, à laquelle il a voulu donner le prénom d'Attawra (révolution). Les autorités marocaines ont refusé son enregistrement sur le registre de l'état-civil sous prétexte que ce prénom ne figure pas sur le fameux fichier des prénoms marocains édité par le ministère de l'intérieur marocain. A la suite du non enregistrement, la famille a été privée de l'allocation familiale prévue par la loi marocaine.
    Fonctionnaire de l'administration de Touesgui (Assa), Tamek avait été arrêté en 1993 et condamné avec quatre jeunes Sahraouis, par un tribunal marocain de Tata, à cinq ans de prison ferme, pour avoir essayé de rejoindre le Front POLISARIO. La peine avait été réduite à deux ans et Tamek a été grâcié en août 1994. Il est arrêté à nouveau à Dakhla en décembre 1997 et libéré à El Ayoun 10 jours plus tard. En avril de cette année Tamek a reçu l'ordre de quitter Assa-Zak pour rejoindre Meknes, ce qu'il a refusé. Son salaire est gelé. Les autorités marocaines lui refusent toujours un passeport. Il a adressé en 2001 une lettre ouverte au ministre marocain de l'Intérieur, publiée dans un hebdomadaire arabophone marocain. La presse indépendante arabophone marocaine a publié à plusieurs reprises ses articles sur la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental et des interviews.
    Tamek et cinq autres Sahraouis figuraient dans l'avis de recherche lancé en décembre 1999 dans le cadre de l'affaire dite du "Réseau antilope", qui a conduit à l'arrestation de Khaya Cheikh, Laghzal Brahim, Massoud Laarbi et Bahaha Sidi Salek en décembre 1999 et septembre 2000. Condamnés à quatre ans d'emprisonnement ferme, ils ont été libérés en novembre 2001, suite aux actions menées conjointement par les militants du FVJ-SAH, le Comité Daddach, le BIRDHSO et amnesty international.
  • 25.08.02 : D'après des informations qui ont été communiquées aujourd'hui, RAHMOUNI et un autre !ont été libérés aujourd'hui le samedi alors que MM NIGROU , LAHMAN, ELBALLAOUI HAMMADI et ECHAMSI LBAYHI ont été transférés à la prison civile de Laâyoune. Ils seront présentés probablement le lundi 26/08/2002 au procureur du roi auprès du tribunal de première instance de Laâyoune. Au cours des interrogatoires effectuées par la police judiciaire ils ont été férocement torturés.
  • Le Jeudi 22/08/2002;vers 20h00; l'Association des Chômeurs Sahraouis a organisé; au boulevard Alkayrawan à Laâyoune un sit-in de protestation contre la politique de l'emploi pratiquée par les autorités marocaines au Sahara Occidental. Vers 20h30 une intervention musclée pour disperser le sit in a eu lieu. Ce sont les forces de la CMI"compagnie mobile d'intervention" et celles des FA"forces auxiliaires" qui ont intervenu provoquant la blessure de nombreux membres de l'Association des Chômeurs Sahraouis participants au sit-in. Au cours de l'intervention musclée 05 jeunes chômeurs sahraouis ont été arrêtés. Il s'agit de:
    >* NIGROU MOHAMED
    >* BOUCHAMA ALI
    >* ENNAJEM
    >* LAHMANE ABDELLAH
    >* RAHMOUNI
    D'autre part,le Vendredi"matin" 23/08/2002 le siège de l'Association des Chômeurs Sahraouis a été investi par les forces de la CMI"compagnie mobile d'intervention" et celles des FA"forces auxiliaires".Au cours de cette perquisition beaucoup de documents de l'Association des Chômeurs Sahraouis ont été confisqués par ces forces.
    Il est à signaler que depuis sa constitution, les autorités marocaines conteste sa légalité et ce malgré sa conformité avec le droit des libertés publiques"Dahir de 1958". De plus; et à plusieurs reprises; les autorités marocaines procèdent à la confiscation de sa plaque signalétique placée au dessus de la porte de son siège.
  • 3.08.02 : Nous venons d'apprendre qu'un groupe de 92 prisonniers sahraouis, à la prison civile de Laayoune, prison Lakhal, prévoient d'entamer une grève de faim de 48 heures, le 8 et 9 Août 2002. Ce groupe est formé de
    · 15 prisonniers politique : Emeute de Smara
    · 4 prisonniers politique : Emeute de Laayoune
    · 73 prisonniers de droits communs.
    Ces prisonniers avaient déjà entamé une grève illimité, le 24 Décembre 2001. Ils avaient suspendu cette grève, suite au promesses faites par les autorités locales marocaines, durant le mois de Janvier 2002. Suite au refus de ces autorités de respecter leur engagement, la situation précaire de ces prisonniers n'a cessé de se dégrader. Si les autorités ne font rien pour rendre plus humaine leur condition de détention, ils prévoient de poursuivre leur action en entamant une grève de faim illimité a partir du 21 Août 2002.
    Ils lancent un appel à l'opinion marocain et international pour les soutenir.
  • 01.08.02 :Les conditions de détention dans la "prison noire" d'El Ayoun sont toujours aussi catastrophiques selon le récent rapport publié par l'AFAPREDESA Une centaine de détenus sahraouis, dont des détenus politiques, ont signé une lettre à l'intention d'amnesty international, pour se plaindre de leurs "dures conditions de détention" et menacent d'entreprendre une grève de la faim illimitée, si les autorités marocaines ne répondent pas positivement à leurs doléances: "libération immédiate et sans conditions de tous les détenus politiques, arrêt des procès iniques et des extorsions d'aveux, envoi d'une mission d'enquête internationale et ouverture du Sahara Occidental aux observateurs et aux médias internationaux".
    Nasiri Ahmed (Hamadi Mohamed Lamine Jiyed), président du Forum Vérité et Justice de Smara, est actuellement détenu à la "prison noire", en attente de son procès prévu le 18 septembre, accusé d'être un meneur lors des émeutes de Smara en novembre 2001 Défenseur des droits humains, il avait déjà été emprisonné en 1992 et de 1993 à 94
    D'autre part, la police judiciaire poursuit ses interrogatoires parmi les jeunes Sahraouis du quartier Maatallah d'El Ayoun, à la recherche des auteurs de l'attentat perpétré contre un commissariat de police le 19 juin. Trois personnes ont déjà été condamnées dans cette affaire.
  • 24.07.02
    Nassiri Ahmed, arrêté le 19 juin à Rabat et transféré à la prison d'El Ayoun, a été présenté au tribunal d'El Ayoun. Le procès a été reporté une deuxième fois au 18 septembre. Le tribunal a refusé la libération provisoire du prévenu, alors qu'il en remplissait les conditions. Ancien détenu politique et ex-disparu, il est accusé d'avoir été un "meneur" lors des événements de Smara de novembre 2001.
  • 15.07.02 : Les trois jeunes Sahraouis accusés d'être les auteurs de l'incendie de l'arrondissement de police à El Ayoun, le 19 juin, Salem Mouloud, Salek Hazaña (El Alawi) et Duih Mohamed-Fadel , ont été jugés par le tribunal d'appel d'Agadir et condamnés à six mois d'emprisonnement ferme pour deux d'entre eux et 12 mois d'emprisonnement ferme pour le troisième.
  • 10.07.02 El Ayoun : Le procès du militant des droits humains Enasiri , prévu le 10 juillet, a été reporté au 24 du même mois, à la demande de ses avocats.
  • 01.07.02 Au moment où une importante délégation d'Amnesty international visite les zones occupées du Sahara Occidental, les autorités multiplient intimidations et représailles contre les défenseurs des droits de l'homme et les parents de disparus sahraouis.
    Le 28 juin 2002, Barca, fille du disparu Farayi Mohamed-Salem Beih, a été convoquée et menacée de représailles si elle recevait la délégation d'Amnesty international à son domicile. Par la suite le caïd du district a convoqué l'épouse du disparu Farayi pour la menacer au cas où elle recevrait la délégation. C'est chez elle qu'une rencontre avec les délégué-e-s d'Amnesty international était prévue.
  • 30.06.02 Arrestations
    Après l'incendie intentionnel d'un poste de police à El Ayoun , la police a procédé à de nombreuses interpellations, avant tout de jeunes Sahraouis, dont trois sont détenus. Selon des informations dignes de foi, Salem Mouloud, Salek Hazaña (El Alawi), Duih Mohamed-Fadel se trouvent dans un état grave suite aux tortures et mauvais traitements qu'ils ont subi. Les trois jeunes gens ont été présentés au procureur du roi, qui a ordonné leur emprisonnement. Ils comparaîtront prochainement devant le tribunal. Plusieurs autres jeunes sont recherchés et d'autres ont été interrogés avec brutalité et fouillés d'une manière humiliante. De nombreuses perquisitions au domicile de familles sahraouies ont également eu lieu, souvent de manière humiliante. A El Ayoun des patrouilles de police et de militaires parcourent rues et ruelles de la cité. Smara est sous couvre-feu dès 22 heures.
    D'autre part, le personnel de la Sûreté nationale, le directeur de la police judiciaire, les deux procureurs du roi auprès du tribunal de première instance et du tribunal pénal, ainsi que la majorité des juges ont été remplacés
  • 20.6.02 : Mr NASSIRI AHMED défenseurs des droits de l'homme sahraoui et membre du FVJSAH a été arrêté à Rabat le 19/06/2002 puis transféré à Laâyoune le même jour. Mr NASSIRI AHMED est recherché par la police depuis le soulèvement de SMARA le 17/11/2001.Mr NASSIRI AHMED était parmi les congressistes sahraouis au premier congrès national du FVJ"le 14-15 et 16/06/2002". Le 19/06/2002 il s'est présenté à la direction générale de la sûreté nationale à Rabat pour renouveler sa carte d'identité nationale expirée et il s'est retrouvé arrêté alors. En signe de solidarité avec NASSIRI AHMED les étudiants sahraouis à Rabat ont organisé un sit-in devant un commissariat en plein centre de Rabat pour exiger sa libération. A signaler que Mr NASSIRI AHMED a vécu la disparition forcée pendant 04 mois en 1992 au geôle secrète PC CMI à Laâyoune.

 

 

 

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