Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental
Oficina International para el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental
International Bureau for the Respect of Human Rights in Western Sahara

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COMMUNIQUE URGENT

Genève, le 24 mars 2001

      Nous venons d'apprendre que les deux militants du Forum Vérité et Justice &endash; section Sahara, que nous avons invité à Genève pour participer aux travaux de la 57ème session de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, accrédités par la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l'Homme) , ont été interceptés aujourd'hui vers 14h par la police marocaine à l'aéroport de Casablanca alors qu'ils s'apprêtaient à prendre l'avion. Il s'agit de

            Monsieur NOUMRI Brahim - Passeport M 542832
            Monsieur ELHAMED Mahmoud - Passeport M 755551
    La police leur a retiré les dossiers qu'ils emportaient avec eux, ainsi que leurs passeports, les empêchant de regagner l'avion à destination de Genève. Depuis, ils sont en état d'arrestation à Casablanca.

    Ces deux ex disparus sahraouis, avaient reçu hier le visa de l'Ambassade suisse et nous les attendions aujourd'hui à 17h à l'aéroport de Genève.

    Nous dénonçons cette nouvelle atteinte aux droits de l'homme, en particulier la liberté de circulation, perpétrée par les autorités marocaines contre la population sahraouie des territoires occupés du Sahara Occidental.

    Nous appelons la Commission des Droits de l'homme, les organisations de défense des Droits Humains à intervenir d'urgence auprès des autorités marocaines pour que ces deux personnes soient immédiatement libérées et pour qu'elles puissent participer comme prévu aux travaux de la Commission et y apporter leur témoignage.

Envoyez vos fax à :

M. Ahmed Midaoui, Ministre de l'intérieur du Maroc

Fax : 00.212.37.76 20 61/ 76 20 64

Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l'Homme

Fax. 00 41 22 9179004


  UP

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Genève, le 25.03.01

Deux membres du Forum Vérité et Justice &endash; section Sahara empêchés de participer à la Commission des Droits de l'homme De l'ONU à Genève

    Les deux membres de la section Sahara du Forum Vérité et Justice interpellés hier à l'aéroport de Casablanca, M. NOUMRI Brahim et M. ELHAMED Mahmoud, ont été relâchés par la police vers 23h. Leurs passeports leur ont été rendus, mais tous leurs dossiers, dont deux cassettes vidéo contenant des témoignages d'ex-disparus sahraouis ainsi qu'une disquette d'ordinateur ont été confisqués. Une décision de la Direction Générale de la Sûreté Nationale leur interdit de quitter le territoire. Après avoir passé la nuit dans le hall de l'aéroport, ils ont pu aujourd'hui rejoindre Rabat vers 16h.

    Devant cette atteinte flagrante aux droits humains, à la liberté de circulation et d'expression perpétrée par les autorités marocaines contre des défenseurs des droits de l'homme, nous vous appelons à réagir rapidement et à exiger l'autorisation de voyager pour participer à la Commission ainsi que la restitution de tout le matériel confisqué.
 

Vous pouvez intervenir auprès du:

Président de la 57ème Session de la Commission des droits de l'homme de l'ONU :
Monsieur Leandro Despouy
fax : 41.22.917.03.39
 
 

Et auprès des autorités marocaines :

* King Mohammed VI. Ibn Al Hassan, Roi du Maroc, Palais Royal, Rabat, Morocco.
Fax : (+ 212 37) 73 07 72.

* M. Abderrahmane El Youssoufi, Premier Ministre,
Bureau du Premier  Ministre et Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération,
Palais  Royal, Rabat, Maroc
Fax : (+ 212 37) 76 99 95    /  76 91 95 ou 77 68 37

* M. Ahmed Midaoui, Ministre de l'Interieur,
Quartier Administratif, Rabat, Maroc.
Fax : (+212 37) 76 20 56 / 76 20 64

* M. Omar Azziman, Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme
Palais de la Manounia, Rabat, Maroc.
Fax:  (+212 37) 73 07 72 / 73 89 40 / 73 27 10  / 73 07 08 /

* M. Driss Dahak, President du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH)
Place des Chouhada, B.P. 1341, Rabat, Maroc.
Fax:  (+212 37) 72 68 56

* Mr Fouad Ali El Himma, Secrétaire d'État à l'Intérieur,
Ministère de l'intérieur, Quartier Administratif, Rabat, Maroc.
Fax :  (+ 212 37) 76 20 56 ou 76 64 89 ou 76 68 61

UP

COMMUNIQUE

Le 16 mars 2002 s'est tenue à Genève l'Assemblée Générale du Bureau Européen pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental. Y ont participé des représentants de Suisse, de France, d'Italie et de Grande Bretagne ; alors que les représentants d'Espagne et d'Allemagne s'étaient excusé . Etait également présente une large délégation représentative des sahraouis défenseurs des droits humains : M.Abdeslam Omar Lahcen - Président de l'AFAPREDESA (Association des Familles de Prisonniers et Disparus Sahraouis) venu des camps de réfugiés et des représentants d'organisations venant du Sahara Occidental sous contrôle marocain : M. Dahha Rahmouni, du Comité de Coordination des Victimes sahraouies de la Disparition forcée ; M.Moumen Mohamed Mahmoud, de l'Association des Familles de Disparus de Smara, fils du disparu Sidi Ahmed Baaya, rejoints dans l'après-midi par M. Noumria Brahim du Forum Vérité-Justice/. Section Sahara et Me Leili Mohamed Fadel, avocat sahraoui et ancien disparu. L'Assemblée a également reçu plusieurs messages de soutien de Belgique (Pierre Galand, Président EUCOCO), de France (Comité de parrainage des prisonniers politiques au Maroc)...

Cette réunion qui a discuté et accepté les propositions de modification de fonctionnement peut être considérée comme une Assemblée Constitutive de l'association.
Après avoir fait un bilan de l'activité de l'année écoulée, elle a adopté des statuts, élu un comité exécutif de 5 membres et distribué les postes de membres correspondants dans les différents pays. En outre, pour ouvrir de plus grande perspective de travail spécialement en dehors de l'Europe, l'Assemblée a décidé à l'unanimité de modifier le nom de l'association en BUREAU INTERNATIONAL POUR LE RESPECT DES DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL. Une campagne d'adhésion sera lancée prochainement.

Le plan de travail adopté comporte la poursuite et le développement

- du travail d'information en renforçant particulièrement les différentes langues (français, anglais, espagnol), de la publication du bulletin EL KARAMA (français, anglais, espagnol, italien, catalan...) et
- de la campagne de parrainage de disparu/e/s sahraouis.
- de l'intervention pour la libération de tous les détenus politiques sahraouis condamnés par les autorités marocaines ou en attente de jugement.
Une campagne particulière sera initiée ces prochaines semaines sur la question des disparitions forcées au Sahara Occidental. Dans ce cadre, un projet de rencontre entre des familles de disparus sahraouis et des parrains et marraines d'Europe en mars 2003 à Genève a été élaboré.
Saluant la présence active des représentants sahraouis, l'Assemblée a réaffirmer son soutien aux organisations sahraouies de défense des droits humains et son souhait de poursuivre une collaboration efficace avec elles.

Dans l'après-midi, l'assemblée a écouté avec émotion le message adressé par téléphone par Mohamed Daddach qui après avoir remercier le BERDHSO pour la campagne en faveur de sa libération et de celle de ses camarades a fait remarquer que les violations des droits humains au Sahara Occidental sont liées au conflit politico-militaire, et ne pourront cesser qu'avec la fin de ce conflit à travers un référendum d'autodétermination juste et libre. D'autres messages téléphoniques ont été adressés depuis le Sahara Occidental, d'une femme sahraouie rescapée des bagnes secrets marocains, et d'un activiste des droits de l'homme.
En deuxième partie de journée a eu lieu un colloque sur la disparition forcée auquel ont apporté leurs contributions Mme Tina Meschiati, rescapée de la disparition forcée en argentine (1976-1978), de l'Association « Memoria Viva » et Jairo Sanchez de l'Association Américaine des Juristes. Cette rencontre de plus de trois heures (qui fera l'objet d'un compte rendu séparé) a été très enrichissante pour la poursuite de nos actions.

Genève, le 17 mars 2002

UP

COMUNICADO


El 16 de marzo de 2002 se ha celebrado en Ginebra la Asamblea General de la Oficina Europea por el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental. Han participado representantes de Suiza, Francia, Italia y Gran Bretaña; mientras que los representantes de España y de Alemania han excusado su asistencia. También ha estado presente una importante delegación de los Saharauis defensores de los derechos humanos; Sr. Abdeslam Omar Lahcen - Presidente de la AFAPREDESA (Asociación de Familiares de Presos y Desaparecidos Saharauis) llegado de los campamentos de refugiados y representantes de organizaciones llegadas del Sahara Occidental bajo control marroquí; Sr. Dahha Rahmouni, del Comité de Coordinación de Víctimas saharauis de la Desaparición forzosa; Sr. Moumen Mohamed Mahmoud, de la Asociación de las Familias de Desaparecidos de Smara, hijo del desaparecido Sidi Ahmed Baaya, a los que se unieron al mediodía el Sr. Noumria Brahim del Forum Vérité-Justice/Sección Sáhara y el Sr. Leili Mohamed Fadel, abogado saharaui y antiguo desaparecido.
La Asamblea ha recibido también mensajes de apoyo de Bélgica (Pierre Galand, Presidente de EICOCO), de Francia (Comité de padrinos de prisioneros políticos en Marruecos...).

Esta reunión que ha discutido y aceptado las propuestas de modificación del funcionamiento puede ser considerada como una Asamblea Constitutiva de la asociación.
Después de hacer un balance de la actividad del año anterior, ha aprobado sus estatutos, elegido un comité ejecutivo de 5 miembros y distribuido las direcciones de los miembros corresponsales en los diferentes países. Por otra parte, para abrir las más amplias perspectivas de trabajo especialmente en Europa, la Asamblea ha decidido por unanimidad modificar el nombre de la asociación por el de OFICINA INTERNACIONAL PARA EL RESPETO DE LOS DERECHOS HUMANOS EN EL SAHARA OCCIDENTAL. Una campaña de adhesión será iniciada próximamente.

El plan de trabajo aprobado comporta la continuación y el desarrollo de
- el trabajo de información reforzando en particular las diferentes lenguas (francés, inglés, español),
- la publicación del boletín EL KARAMA (francés, inglés,español, italiano, catalán...) y
- la campaña de adopción de desaparecidos/as saharauis.

- la intervención para la liberación de todos los detenidos políticos saharauis condenados por las autoridades marroquíes y a la espera de ser juzgados.

Una campaña en particular será iniciada estas próximas semanas sobre la cuestión de las desapariciones forzosas en el Sahara Occidental. En este marco, se está elaborando un proyecto de reencuentro entre familiares de desaparecidos y padrinos y madrinas de Europa para marzo de 2003 en Ginebra.

Saludando la presencia activa de los representantes saharauis, la Asamblea ha reafirmado su apoyo a las organizaciones de defensa de los derechos humanos y su decisión de seguir manteniendo una colaboración eficaz con ellas.

Por la tarde, la asamblea ha escuchado con emoción el mensaje dirigido por teléfono por Mohamed Daddach que después de dar las gracias al BERDHSO por la campaña en favor de su liberación y la de sus camaradas ha remarcado que las violaciones de los derechos humanos en el Sahara Occidental van ligadas al conflicto político-militar, y no podrán cesar mas que con el fin de este conflicto a través de un referéndum de autodeterminación justo y libre. Otros mensajes telefónicos han sido enviados desde el Sahara Occidental, de una mujer saharaui rescatada de las cárceles secretas marroquíes , y de un activista de derechos humanos.
En la segunda parte de la jornada ha tenido lugar un coloquio sobre la desaparición forzosa a la que ha aportado su contribución la Sra. Tina Meschiati, rescatada de la desaparición forzosa en Argentina (1976-1978), de la Asociación <<Memoria Viva>> y Jaro Sánchez de la Asociación Americana de Juristas. Este encuentro de más de tres horas (que será objeto de un informe aparte) ha sido muy enriquecedor para la continuación de nuestras acciones

Ginebra, el 17 de marzo de 2002

UP

CONDAMNATIONS A EL AYOUN

Le mercredi 24 avril 2002 a eu lieu devant la Cour d’Appel d’El Ayoune le procès des détenus lors des émeutes sanglantes de Smara au Sahara Occidental le 17 novembre 2001. Ce procès avait été reporté à de nombreuses reprises.

Le Tribunal a ouvert sa séance à 9h pour terminer vers 23h30. Pendant toute la durée du procès, les inculpés étaient assis sur le carrelage de la cour. Dans leurs plaidoyers, les avocats de la défense, au nombre de 12 (dont deux désignés par l’OMDH et l’OADP) ont démontré la non légalité des procès verbaux de la Police Judiciaire, les détenus ayant avoué sous la torture, tout en signalant que selon la loi marocaine, seuls les procès-verbaux établis par le juge d’instruction peuvent être retenus.

Il est à signaler que deux avocats espagnols ont assisté au procès en tant qu’observateur, ainsi que l’attaché de presse de la MINURSO. Près de 250 personnes étaient également présentes, familles des détenus, défenseurs sahraouis des droits humains, des militants de l’AMDH, ainsi que des agents de services de sécurité marocains. Le même jour, les étudiants sahraouis de Rabat ont organisé un sit-in de solidarité.

Après plus de 4 heures de délibération, le tribunal a rendu son verdict aujourd’hui, jeudi 25 avril à 4h15. Les condamnations sont les suivantes :

· Deux ans de prison ferme pour : désobéissance, usage de la force contre la force publique, mise à feu volontaire des véhicules de transport public, mise à feu volontaire d’un local non destiné à l’habitat, porte d’armes, destruction des véhicules de transport public et destruction de documents appartenant aux forces publiques.

*SALOUKI ALI, né en 1981 à Smara.
*NTITICH SIDATI, né en 1961 à Smara.
*ELIDRISSI MOULAY ELWALI, né en 1981 à Smara.
*ELKHALDI ELFATMI « Marocain »
*BAHAHA SID AHMED, né en 1975 à Tan Tan.
*ELMOUSSAOUI NAFÂI, né en 1979 é El Ayoun.
*DAOUD BRAHIM, né en 1982 à Smara.
*BADDA MOHAMED SALEM, né en 1972 à Smara.
*MALLAH SID AHMED

· Six mois de prison ferme et 500 dirhams d’amende pour : désobéissance, usage de force contre la force publique et port d’armes.

*CHARKAOUI ABD ELHALIM , marocain
*LAKHDAR LKHLIFA, né en 1971 à Ben Sliman.
*BOUHBOUSS ABD ELFATTAH, né en 1984 à Goulimine.
*ELBOUSSATI MAÂLÂAININE,né en 1969 à Smara.
*HANINI HAMDIné en 1977 à Tan Tan.

· Acquittement pour :

*ELFATER ABD ELFATTAH, né en 1976 à Smara.
*ÂAFIF ALI
*DARIF NOUREDDINE « Journaliste marocain ».

Ces nouvelles condamnations injustes démontrent une fois de plus le manque de respect des droits de l’homme les plus élémentaires par le régime marocain. Nous dénonçons fermement cette atteinte aux droits humains contre la population sahraoui et appelons l’opinion publique internationale à se mobiliser pour la libération de tous les détenus politiques sahraouis.

Genève, le 25 avril 2002

UP

SOLIDARITE AVEC LES DEFENSEURS SAHRAOUIS DES DROITS DE L'HOMME

Ces dernières semaines, les autorités marocaines ont déclenché une campagne d'intimidation, de menaces et d'arrestations contre les défenseurs sahraouis des droits de l'homme. Les membres de la section Sahara du Forum Vérité et Justice (que le pouvoir marocain voudrait voir disparaître) sont particulièrement touchés.

A titre d'exemple, MM MOUTIK ELHOUCINE, MAYARA MOHAMED SALEM, LIDRI ELHOUCINE et ELHAMED MAHMOUD du Forum Vérité et Justice (Section Sahara), MM RGUIBI MOHAMED LAHBIB et GAOUDI MOHAMED FADEL du comité Daddach et HMAD HAMMAD, DADDACH SIDI MOHAMED, AMINATOU HAYDAR et SMAILI BRAHIM ont été retenus dans les locaux de la police judiciaire et de la brigade judiciaire de la gendarmerie royale à El Ayoune. Plusieurs Sahraouis dont MM DIMAOUI ABDESSALEM, AHMED NASSIRI et ELMOUSSAOUI DKHIL sont accusés d'être les meneurs des manifestations de protestation qui ont été organisées dans les villes de Smara et El Aaiun, en novembre 2001. Récemment, le 19.06.02, Mr NASSIRI a été arrêté à Rabat juste après sa participation au 1er congrès du FVJ. Transféré à El Ayoune, Il sera jugé le 10 juillet 2002. D'autre part, Mr TIRSAL MOHAMED a été arrêté à SMARA le 25.06.02 et transféré ensuite à El Ayoune ; juste après son retour de Rabat après sa participation au 1er congrès du FVJ , puis libéré après 48 heures d'interrogatoire.

D'autres défenseurs des droits de l'homme sahraouis ont été transférés dans des villes marocaines pour les éloigner du territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain, et les réduire au silence. C'est ainsi que MM ELMOUTOIKIL MOHAMED a été muté en novembre 2001 à CASABLANCA, ABDEDDAIM MOHAMED en avril 2002 à TAWNAT , TAMEK ALI SALEM en avril 2002 à MEKNES , HMAD HAMMAD en décembre 2001 à TARFAYA, JAIM MOHAMED en juillet 2002 à BENGUERIR et ELHAMED MAHMOUD en juillet 2002 à CASABLANCA. Ils ont ainsi été " déportés " à l'intérieur du Maroc. D'autres ont vu leurs mutations vers le Sahara Occidental annulées après avoir été accordées , c'est le cas de BAJ ELHOUCINE. D'autres sont simplement licenciés, de manière abusive, c'est le cas de Mr MOUTIK ELHOUCINE, président du Forum Vérité et Justice-Section Sahara, en représailles à sa participation à la rencontre avec la commission ad hoc Sahara Occidental du Parlement européen. Ainsi que Mr GAOUDI MOHAMED FADEL toujours privé de son emploi depuis 2000. Les autorités multiplient les menaces de licenciement à l'encontre des autres défenseurs des droits de l'homme sahraouis. D'autres ont vu leurs salaires gelés abusivement, c'est le cas de MM HMAD HAMMAD " après son refus de rejoindre la ville de TARFAYA ", SMAILI BRAHIM " suite à son amitié avec SIDI MOHAMED DADDACH ", TAMEK ALI SALEM " après son refus de rejoindre MEKNES " et MOUMEN MAHMOUD " suite à sa participation aux travaux de la 58ème cession de la commission des droits de l'homme de l'ONU à Genève " à l'invitation de notre association.
Les autorités marocaines refusent toujours de délivrer des passeports à des défenseurs des droits de l'homme sahraouis. C'est notamment le cas de MM TAMEK ALI SALEM, SIDI MOHAMED DADDACH et Mme HAYDAR AMINATOU. Il est à rappeler que de nombreux Sahraouis ont été interdits de quitter le territoire marocain. Le cas le plus significatif est celui de MM ELHAMED MAHMOUD et NOUMRI BRAHIM lors de la 57ème session de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU à Genève, tout en leur confisquant des documents et en les soumettant à un interrogatoire musclé.

Les visites des défenseurs des droits de l'homme dans les villes de DAKHLA, SMARA, TAN TAN, GOULIMINE et BOUJDOUR sont toujours contrôlées. Ainsi MM HMAD HAMMAD, SMAILI BRAHIM , LIDRI ELHOUCINE ont été encerclés à DAKHLA pendant deux jours par la police qui les a arrêtés le 22.06.02 après avoir détruit la porte de leur habitation. Ils seront traduit en justice le 01 juillet 2002 après avoir été soumis à un interrogatoire à la brigade de la police judiciaire. Un autre exemple : la confiscation du permis de conduire de Mr SMAILI BRAHIM, SIDI MOHAMED DADDACH et ELHADDAOUI MBAREK. Les voitures des défenseurs des droits de l'homme sahraouis sont souvent séquestrées par la police sous prétexte de la violation du code de la route, c'est le cas des voitures des MM GAOUDI MOHAMED FADEL, SMAILI BRAHIM, AMINATOU HAYDAR et celles de MM HMAD HAMMAD et BAAMAR ELHAFED qui sont à la fourrière de El Ayoune depuis le 10/05/2002. Les familles sahraouies qui accueillent les défenseurs des droits de l'homme sahraouis sont souvent harcelées, soumises à des interrogatoires musclés et voient leurs salaires gelés par les autorités marocaines.

Devant cette situation alarmante, le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental (BIRDHSO) exprime sa pleine solidarité avec les défenseurs sahraouis des droits de l'homme victimes des persécutions marocaines.

Le BIRDHSO lance un appel particulier à la Représentante Spéciale pour les Défenseurs des Droits de l'Homme de l'ONU, Madame Hina JILANI, pour qu'elle intervienne de façon urgente auprès des autorités marocaines et que cessent ces pratiques répressives contre nos collègues sahraouis défenseurs des droits humains.

Nous appelons instamment les organisations de défense des droits de l'homme et toutes les personnes sensibles à cette question à intervenir dans ce sens auprès de

Mrs Hina Jilani
Special Representative on human rights defenders
Fax: 41.22.917.90.06 e-MAIL: manstett.hchr@unog.ch

Genève, le 28 juin 2002

UP

SOLIDARIDAD CON LOS DEFENSORES
DE LOS DERECHOS HUMANOS


Estas últimas semanas, las autoridades marroquíes han iniciado una campaña de intimidación, amenazas y arrestos contra los defensores saharauis de los derechos humanos. Los miembros de la sección Sahara del Forum Verdad y Justicia (que el poder marroquí quisiera ver desaparecer) han sido particularmente afectados.

A título de ejemplo, los Sres. MOUTIK ELHOUCINE, MAYARA MOHAMED SALEM, LIDRI ELHOUCINE y ELHAMED MAHMOUD del Forum Verdad y Justicia (Sección Sahara), Sres. RGUIBI MOHAMED LAHBIB y GAOUDI MOHAMED FADEL del comité Daddach y HMAD HAMMAD, DADDACH SIDI MOHAMED, AMINATOU HAYDAR y SMAILI BRAHIM han sido retenidos en los locales de la policía judicial y de la brigada judicial de la gendarmería real en El Aaiún. Varios Sahraouis entre ellos los Sres. DIMAOUI ABDESSALEM, AHMED NASSIRI y ELMOUSSAOUI DKHIL han sido acusados de ser los inspiradores de las manifestaciones de protesta organizadas en las ciudades de Smara y El Aaiun, en noviembre 2001. Recientemente, el 19.06.02, el Sr. NASSIRI ha sido arrestado en Rabat justo después de su participación en el 1er congreso de FVJ. Trasladado a El Aaiún, Será juzgado el 10 julio de 2002. Por otra parte, el Sr. TIRSAL MOHAMED ha sido arrestado en SMARA el 25.06.02 y trasladado a El Aaiún ; a su vuelta de Rabat donde había participado en el 1er congreso de FVJ , y liberado después de 48 horas de interrogatorio.

Otros defensores de los derechos humanos saharauis han sido transferidos a ciudades marroquíes para alejarles del territorio del Sahara Occidental bajo control marroquí, y reducidos al silencio. Es así que los Sres. ELMOUTOIKIL MOHAMED ha sido trasladado, en noviembre de 2001, a CASABLANCA, ABDEDDAIM MOHAMED en abril de 2002 a TAWNAT , TAMEK ALI SALEM en abril de 2002 a MEKNES , HMAD HAMMAD en diciembre de 2001 a TARFAYA, JAIM MOHAMED en julio de 2002 a BENGUERIR y ELHAMED MAHMOUD en julio de 2002 a CASABLANCA. De esta forma han sido " deportados " al interior de Marruecos. Otros han visto sus traslados en el Sahara Occidental anulados después de haber sido acordados, es el caso de BAJ ELHOUCINE. Otros son simplemente despedidos, de manera abusiva, es el caso del Sr. MOUTIK ELHOUCINE, presidente del Forum Verdad y Justicia-Sección Sahara, en represalia por su participación en el reencuentro con la comisión ad hoc Sahara Occidental del Parlamento Europeo. Así como el Sr. GAOUDI MOHAMED FADEL privado de su empleo desde el año 2000. Las autoridades multiplican las amenazas de despido contra otros defensores de los derechos humanos saharauis. Otros han visto congelados sus salarios de forma abusiva, es el caso de los Sres HMAD HAMMAD <<después de su negativa de trasladarse a la ciudad de TARFAYA ", SMAILI BRAHIM << debido a su amistad con SIDI MOHAMED DADDACH ", TAMEK ALI SALEM " después de su negativa de reincorporarse a MEKNES " y MOUMEN MAHMOUD " después de su participación en los trabajos de la 58ava sesión de la comisión de derechos humanos de la ONU en Ginebra " invitado por nuestra asociación.
Las autoridades marroquíes se niegan a extender pasaportes a los defensores de los derechos humanos saharauis. Son notables los casos de los Sres. TAMEK ALI SALEM, y SIDI MOHAMED DADDACH y de la Sra. HAYDAR AMINATOU. Hay que recordar que numerosos Saharauis han sido privados de ausentarse del territorio marroquí. El caso más significativo es el de los Sres. LHAMED MAHMOUD y NOUMRI BRAHIM con ocasión de la 57ava sesión de la Comisión de Derechos Humanos de la ONU en Ginebra, al mismo tiempo que confiscaban sus documentos y les sometían a un enérgico interrogatorio.

Las visitas de los defensores de los derechos humanos a las ciudades de DAKHLA, SMARA, TAN TAN, GOULIMINE y BOUJDOUR siguen siendo controladas. Así los Sres. MAD HAMMAD, SMAILI BRAHIM , LIDRI ELHOUCINE han sido rodeados en DAKHLA durante dos días por la policía que les arrestó el 22.06.02 después de destruir la puerta de su habitación. Serán presentados ante la justicia el 1 de julio de 2002 después de haber sido sometidos a un interrogatorio de la policía judicial. Otro ejemplo : la confiscación del permiso de conducir de los Sres. SMAILI BRAHIM, SIDI MOHAMED DADDACH y ELHADDAOUI MBAREK. Los coches de los defensores de los derechos humanos saharauis son a menudo secuestrados por la policía bajo el pretexto de violar el código de circulación, este es el caso de los vehículos de los Sres. GAOUDI MOHAMED FADEL, SMAILI BRAHIM, AMINATOU HAYDAR y de los Sres. HMAD HAMMAD y BAAMAR ELHAFED que están en el depósito de El Aaiún desde el 10/05/2002. Las familias saharauis que acogen a los defensores de los derechos humanos saharauis son a menudo hostigadas, sometidas a interrogatorios enérgicos y viendo sus salarios congelados por parte de las autoridades marroquíes.

Ante esta alarmante situación, la Oficina Internacional para el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental (BIRDHSO) expresa su máxima solidaridad con los defensores saharauis de los derechos humanos víctimas de las persecuciones marroquíes.

De manera especial la BIRDHSO lanza un llamamiento a la Representante Especial para la Defensa de los Derechos Humanos de la ONU, Sra. Hina JILANI, para que intervenga de manera urgente ante las autoridades marroquíes al objeto de que cesen estas prácticas represivas contra nuestros colegas saharauis defensores de los derechos humanos.

Instamos a las organizaciones de defensa de los derechos humanos y a todas las personas sensibles sobre esta cuestión para que intervengan en este sentido ante la :

Sra. Hina Jilani
Special Representative on human rights defenders
Fax: 41.22.917.90.06 e-MAIL: manstett.hchr@unog.ch


Ginebra, a 28 junio de 2002

UP

SOLIDARITY WITH SAHARAWI HUMAN RIGHTS DEFENDERS

These last few weeks, the Moroccan authorities have launched a campaign of harrassment, threats and arrests against Saharawi human rights defenders. Members of the Sahara section of the Truth & Justice Forum (that the Moroccan elite would like to see disappear) have been particularly hard hit.

For example, Mssrs MOUTIK ELHOUCINE, MAYARA MOHAMED SALEM, LIDRI ELHOUCINE and ELHAMED MAHMOUD of the Truth & Justice Forum (Sahara Section), MM RGUIBI MOHAMED LAHBIB and GAOUDI MOHAMED FADEL of the Daddach committee and HMAD HAMMAD, DADDACH SIDI MOHAMED, AMINATOU HAYDAR and SMAILI BRAHIM were held on the premises of the Police and
Royal Gendarmerie Squads attached to the Court in El Ayoun. Several Saharawi including Mssrs DIMAOUI ABDESSALEM, AHMED NASSIRI and ELMOUSSAOUI DKHIL were accused of being the leaders of the protest demonstrations organised in the towns of Smara and El Ayoun in November 2001. Recently, on 19.06.02, Mr NASSIRI was arrested in Rabat just after his participation in the first congress of the FVJ (Truth & Justice Forum). Transferred to El Ayoun, he will be sentenced on the 10th July 2002. Elsewhere, just after his return from participating in the FVJ first congress, Mr TIRSAL MOHAMMED was arrested in Smara on 25.06.02 and transferred to El Ayoun, then released after 48 hours of interrogation.

Other human rights activists have been moved to Moroccan towns to distance them from the Moroccan-occupied Western Sahara and thus silence them. In this way Mssrs ELMOUTOIKIL MOHAMED was transferred in November 2001 to CASABLANCA, ABDEDDAIM MOHAMED in April 2002 to TAWNAT , TAMEK ALI SALEM in April 2002 to MEKNES , HMAD HAMMAD in December 2001 to TARFAYA, JAIM MOHAMED in July 2002 to BENGUERIR and ELHAMED MAHMOUD in July 2002 to CASABLANCA. They have effectively been "deported" to the interior of Morocco. Others saw their moves to Western Sahara cancelled after have been agreed, for example BAJ ELHOUCINE. Still others have simply been unfairly dismissed, as in the case of Mr MOUTIK ELHOUCINE, president of the Truth & Justice Forum - Sahara Section, as a reprisal for his participation in the meeting with the European Parliament's ad hoc commission on Western Sahara. Also Mr GAOUDI MOHAMED FADEL, still without work since 2000. The authorities have increased threats of dismissal against other Saharawi human rights defenders. Others have seen their salaries unfairly frozen, as in the case of Mssrs HMAD HAMMAD "after his refusal to move to TARFAYA", SMAILI BRAHIM "in view of his friendship with SIDI MOHAMED DADDACH", TAMEK ALI SALEM " as a result of his refusal to move to MEKNES " and MOUMEN MAHMOUD " in the light of this participation in the work of the 58th session of the UN Human Rights Commission in Geneva", which was at the invitation of our association.

The Moroccan authorities still refuse to issue passports to Saharawi human rights activists, notably in the cases of Mssrs TAMEK ALI SALEM, SIDI MOHAMED DADDACH and Mme HAYDAR AMINATOU. It should be recalled that numerous Saharawi have been prevented from leaving Moroccan territory. The most significant case was that of Mssrs ELHAMED MAHMOUD and NOUMRI BRAHIM during the 57th session of the UN Human Rights Commission in Geneva, when their documents were confiscated and they were interrogated violently.

Human rights activists' travel between the towns of DAKHLA, SMARA, TAN TAN, GOULIMINE and BOUJDOUR is still controlled. Thus Mssrs HMAD HAMMAD, SMAILI BRAHIM , and LIDRI ELHOUCINE were surrounded in DAKHLA by the police, who arrested them on the 22.06.02 after having broken down their front door. They will be brought before the court on 1st July 2002, after having been interrogated by the Court police squad. Another example: the confiscation of the driving licences of Mr SMAILI BRAHIM, SIDI MOHAMED DADDACH and ELHADDAOUI MBAREK. The cars of the Saharawi human rights defenders are often sequestered by the police under the pretext of violations of the highway code, for example in the cases of Mssrs GAOUDI MOHAMED FADEL, SMAILI BRAHIM, AMINATOU HAYDAR, and of Mssrs HMAD HAMMAD and BAAMAR ELHAFED whose cars have been at the compound in El Ayoun since 10.05.2002. Saharawi families who take in human rights activists are often harassed, brutally interrogated and see their wages frozen by the Moroccan authorities.

In the face of this alarming situation, the International Bureau for the Respect of Human Rights in Western Sahara (BIRDHSO) expresses its full solidarity with the Saharawi human rights activist victims of Moroccan persecution. BIRDHSO is launching a special appeal to the UN Special Representative for Human Rights Defenders, Madame Hina JILANI, asking her as a matter of urgence to intercede with the Moroccan authorities in order that they cease their repressive practices against our Saharawi human rights activist colleagues.

We also appeal to human rights organisations and everyone aware of this matter to contact

Mrs Hina Jilani
Special Representative on human rights defenders

Fax: 41.22.917.90.06 e-MAIL: manstett.hchr@unog.ch
with the above message.

Geneva, 28th June 2002

UP

Message du Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme
Au Sahara Occidental (BIRDHSO), à l'occasion de la remise du Prix Rafto 2002
A Mohamed DADDACH.

Mesdames, Messieurs,

C'est avec beaucoup d'émotion et de reconnaissance que nous nous adressons à vous aujourd'hui, alors que la Fondation Rafto va remettre son Prix 2002 des Droits humains à notre ami Mohamed Daddach.

Notre Association préoccupée la répression permanente contre la population sahraouie vivant dans les zones occupées du Sahara Occidental, s'est inquiété dès sa création du sort de Mohamed Daddach, dont nous savions seulement que c'était un sahraoui condamné à mort. Et nous avons suivi sa situation depuis lors, parfois avec inquiétude, parfois avec espoir. Des hommes et des femmes en Europe, que nous saluons au passage, lui écrivaient à la prison de Kénitra pour soutenir son moral et lui envoyait des colis. Nous avions donc régulièrement de ses nouvelles.
Malgré nos faibles moyens, nous sommes intervenu auprès du CICR, qui a commencé à lui rendre visite en 1995, auprès d'Amnesty International etc..
Et petit à petit, le cas de Daddach est apparu comme un symbole de la situation de son peuple, spolié de sont droit à la liberté. C'est ainsi que nous avons lancé en 1997 la première campagne pour sa libération. Puis celle de 2001 qui a contribué certainement à forcer le régime marocain à libérer Mohamed Daddach et les autres prisonniers politiques sahraouis il y a un an.

Aujourd'hui, nous sommes très fiers de féliciter Mohamed Daddach pour le prix qu'il va recevoir ; mais surtout nous sommes fiers car malgré ses 22 ans de détention, il poursuit avec nous le combat pour la justice et la liberté du peuple sahraoui, pour le respect des droits humains et du droit à l'autodétermination.

Alors que les arrestations arbitraires, la torture se poursuivent au Sahara Occidental sous occupation marocaine, visant particulièrement les défenseurs sahraouis des droits humains, le BIRDHSO vient de lancer une " Campagne Internationale Liberté et Justice pour les disparus Sahraouis ". Nous appelons toutes les organisations de défense des droits humains à soutenir et à se joindre à notre campagne qui se terminera à Genève fin mars 2003 par une rencontre des Familles de disparus sahraouis, à laquelle, nous l'espérons, Mohamed Daddach pourra participer.

Je vous remercie
Christian Viret
Président du BIRDHSO

UP

Remise du Prix des Droits de l'Homme 2002 IGFM-CH


Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

C'est un très grand honneur et une grande joie de saluer aujourd'hui nos Amis Marguerite et Robert au nom du Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental, de son Comité Exécutif et de tous ses membres dans le monde, en particulier les défenseurs sahraouis des droits humains.

Robert et Marguerite ont depuis toujours défendu les droits de la personne et des peuples, comme cela vient d'être déjà signalé. Pour ma part, cela fait plus de 20 ans je les connais de tous les combats contre l'injustice en Suisse et dans le monde. Ils étaient alors solidaires du peuple brésilien qui vivaient encore sous la dictature militaire. Et qui ne peut se souvenir du travail infatigable de Marguerite en faveur des disparus en Amérique Latine, et de sa persévérance dans les manifestations silencieuses devant Aerolineas Argentinas ou de Robert, visiteur de prison pour la Ligue Suisse des Droits de l'Homme.

C'est en 1988, qu'ils ont souhaité rencontré le peuple sahraoui et que j'ai eu le privilège de les accompagner avec d'autres pour la première fois dans les campements de réfugiés du sud algérien. Tout naturellement ils adopteront la cause de ce petit peuple et le soutiendront jusqu'à aujourd'hui de multiples manières.

Mais qui sont ces sahraouis ?
Petit peuple d'un territoire situé entre le Maroc et la Mauritanie (74'000 recensés par l'Espagne en 1974), colonisé par l'Espagne. En 1975, après la décolonisation des colonies portugaises en Afrique, le mouvement de libération sahraoui (Front Polisario créé en 1973) attend de la puissance coloniale (qui est encore la dictature franquiste) qu'elle tienne sa promesse et mette en pratique les résolutions de l'ONU prévoyant l'autodétermination du peuple sahraoui. Mais l'Espagne, au mépris des conventions internationales " vend " le Sahara Occidental au Maroc et la Mauritanie. Le Royaume chérifien lance sa " marche " verte et envahit le territoire. Dès lors, la population civile fuit devant l'envahisseur et ses bombardements au napalm. Une partie se réfugie en Algérie, près de Tindouf, où plus de 165 '000 réfugiés vivent encore aujourd'hui. C'est une période sombre pour les sahraouis : répression, disparitions, arrestations, torture. Des détenus sont jetés depuis les hélicoptères, on parle de fosses communes.

En exil, on proclame la République Arabe Sahraouie Démocratique le 27 février 1976, et la population organise les structures d'un état.
Par contre, dans les zones occupées, la répression et la terreur se poursuivent. C'est la guerre et très peu d'informations filtrent. En 1989, se crée l'AFAPREDESA (Association des Familles de Prisonniers et Disparus Sahraouis) qui recensent plus de 800 disparus dont le Maroc nie l'existence. La guerre se poursuit jusqu'en été 1991, date à laquelle le Maroc et le Front Polisario acceptent un cessez-le-feu et un plan de règlement sous les auspices de l'ONU. A cette date, le Maroc " libère " miraculeusement plus de 300 disparus sahraouis qui feront connaître au monde le sort des centaines d'autres encore détenus.
Depuis plus de 10 ans, le Maroc bloque le processus de paix et empêche la tenue d'un référendum libre et régulier d'autodétermination du peuple sahraoui. Mais les témoignages des rescapés des bagnes secrets a fait connaître Au monde les violations flagrantes des droits humains perpétrées contre les sahraouis. Les anciens disparus réclament leurs droits (indemnisation, condamnation des coupables…). Et la population sahraouie des territoires occupées manifeste au grand jour contre l'occupation comme à Assa et Smara en 1992, à El Ayoune en septembre 2000 ou à Smara en novembre 2001. L réponse marocaine est toujours la même : arrestations, répression, torture…
En novembre 2001, suite à une campagne lancée par notre organisation, le Maroc libère 26 prisonniers politiques sahraouis dont Mohamed Daddach, le plus ancien prisonnier, détenu depuis 1979. Aujourd'hui, les défenseurs sahraouis des droits de l'homme sont les principales victimes de la répression marocaine. Je citerai les noms de Nassiri Ahmed, arrêté en juin de cette année, ou Ali Salem Tamek et Dimaoui Abdesslam.
Dans toutes ces actions, Marguerite et Robert ont toujours apporté leur enthousiasme et participé avec toute leur énergie comme ils le font aujourd'hui pour la Campagne Internationale pour les Disparus Sahraouis que nous initions. Le combat pour les droits de l'homme est difficile et nous avons partagé avec eux des moments de colère, d'impuissance, mais aussi de victoire et de joie.
Pour terminer, je voudrais associer à ce prix et à cette cérémonie, tous nos amis sahraouis qui luttent pour le respect des droits de l'homme et de leur peuple, et qui sont (leurs nombreux messages le prouvent) en pensée avec nous, depuis leurs prisons, dans les zones occupées ou dans les campements de réfugiés.

Christian Viret
Président du BIRDHSO

UP

Nouvelles condamnations de défenseurs sahraouis
des droits de l'homme


Le procès de Salek Bazaid, Moussamih Baba, Bougrain (Moussaoui) Mohamed El Mehdi, Bourhil Mohamed Lamine. Arrêtés le 24.09.02 a eu lieu à El Ayoun le 12 mars.

Salek Bazaid membre du Forum Vérité et Justice section Sahara, Moussamih Baba et Bourhil Mohamed Lamine , arrêtés le 24.09.02, ont été condamnés à 10 ans de prison ferme. Boughrain Mohamed Lamine, arrêté en même temps et en liberté, provisoire a été condamné à 1 année avec sursis et une amende.
Salek Bazaid est un ancien détenu politique. Il faisait partie du groupe des "six d'Agadir" avec Keltoum El Ouanate, Jouda Brahim, Bennou Mohamed, Elbar Barikallah et El Gharabi Sidi Ali, condamnés à 20 ans de prison en 1993 par le tribunal militaire de Rabat pour participation à une manifestation pacifique à Smara en 1992. Adoptés par Amnesty international, ils ont été graciés par Hassan II en 1996.
Le procès s'est déroulé sous haute surveillance policière, avec un nombreux public composé de militants des droits humains et de familles de prisonniers politiques sahraouis, en présentes de 2 avocates espagnoles comme observatrices étrangères. Les prévenus ont dénoncé les dossiers de l'accusation qu'ils ont qualifiés de faux. Ils ont déclaré être poursuivis en raison leurs convictions en faveur de l'autodétermination du Sahara Occidental.
Les 4 avocats de la défense ont abondé dans le même sens. Il s'agit de la condamnation la plus sévère prononcée à l'encontre de Sahraouis depuis 1999.

Le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental (BIRDHSO). Dénonce ces condamnations injustes contre un militant des droits de l'homme reconnu, poursuivi pour ses activités de défense des droits humains et ses trois compatriotes. Il appelle toutes les organisations de défense des droits de l'homme à protester auprès du gouvernement marocain et lui demander la libération immédiate des 3 condamnés ainsi que celle de tous les prisonniers politiques sahraouis

D'autre part, le BIRDHSO dénonce le transfert illégal de Ahmed Nassiri (membre de la section Sahara du Forum Vérité-Justice condamné à 18 mois de prison le 27.11.02) et Mohamed Brahim Nigro (condamné le 19.09.02 à 1 an de prison) de la prison d'El Ayoun à la nouvelle prison Ait Melloul près d'Agadir, visant vraisemblablement à prévenir de nouvelles actions contre les conditions de détention à la prison d'El Ayoun .

Le BIRDHSO apporte également son soutien à la nouvelle grève de la faim entamée par Tamek Ali Salem (Membre du Conseil National du Forum Vérité et Justice et du Bureau de la Section Sahara, condamné le 17.10.02 à 2 ans de prison) pour protester contre ses conditions de détention.


Genève, le 14 mars 2003

UP

ACTION URGENTE: Sauvons la vie de TAMEK

L'état de santé du prisonnier politique sahraoui Tamek Ali Salem (Membre du Conseil National du Forum Vérité et Justice et du Bureau de la Section Sahara, condamné le 17.10.02 à 2 ans de prison) qui a entamé une nouvelle grève de la faim depuis le 10 mars dernier pour exiger du ministère de la Justice qu'il accepte ses revendications pour l'amélioration de ses conditions de détention ,est extrêmement préoccupant. Il a été transféré deux fois à l'hôpital. Mardi, il a cessé de consommer l'eau et le sucre,ce qui complique encore sa situation sanitaire. Hier, il a reçu un groupe d'étudiants sahraouis, il les a embrassé les larmes aux yeux.
L' indifférence de l'administration marocaine risque de lui coûter la vie. Il semble que le gouvernement marocain veut profiter de la situation
mondiale pour se débarrasser de lui. Il faut à tout prix accentuer les pressions et les protestations sur les autorités marocaines et sur le gouvernement pour éviter un catastrophe les prochains jours.

Nous appelons toutes les organisations de défense des droits humains, toutes les personnes respectueuses des droits de la personne à intervenir auprès des autorités marocaines pour éviter une issue fatale pour TAMEK ALI SALEM, qui est décidé à aller jusqu'au bout. Nous vous demandons également de lui apporter votre solidarité par des messages :


Envoyer des fax au Ministère de la Justice pour qu'il accorde à Tamek les
droits d'un prisonnier politique : N° 00212 37 73 07 72

Ecrivez à Tamek : Ali Salem Tamek, N° d'écrou 86401
Bloc M. N°1
Centre pénitentiaire de Salé - Maroc

Ou à son comité de soutien:comiteaction@caramail.com

On peut également lui téléphoner directement : 00212 70 39 10 63

UP

ACCIÓN URGENTE: Salvemos la vida de TAMEK

El estado de salud del prisionero político saharaui Tamek Alí Salem (miembro del Consejo Nacional del Foro Verdad y Justicia y de la Oficina de la Sección Sáhara, condenado el 17 de octubre de 2002 a 2 años de prisión en un juicio inicuo) es extremadamente preocupante. Tamek ha emprendido una nueva huelga de hambre desde el pasado 10 de marzo para exigir del ministerio de Justicia que acepte sus reivindicaciones de mejora de las condiciones de su encarcelamiento. Tamek ha sido trasladado ya dos veces al hospital. El martes ha dejado de tomar agua y azúcar, lo que complica aún más su estado de salud. Ayer ha recibido a un grupo de estudiantes saharauis, a los que ha abrazado con lágrimas en los ojos.


La indiferencia de la administración marroquí pone en grave peligro su vida. Parece que el gobierno marroquí quiere aprovecharse de la
tituación mundial para librarse de Tamek. Es preciso intensificar las presiones y las protestas sobre las autoridades marroquíes y su gobierno para evitar una catástrofe en los próximos días.
Hacemos un llamamiento a todas las organizacioens de defensa de los derechos humanos, a todas las personas respetuosas con los derechos de
la persona, para que intervengan ante las autoridades marroquíes para evitar un desenlace fatal para TAMEK ALÍ SALEM, que ha decidido llegar
hasta el final.


Solicitamos igualmente vuestra solidaridad con el envío de mensajes:

- Enviar faxes al Ministerio de Justicia marroquí para que conceda a
Tamek los derechos que le corresponden como prisionero político: nº de
fax 00212 37 73 07 72

- Escribid a Tamek a esta dirección:
Alí Salem Tamek nº d'écrou 86401
Bloc M. nº 1
Centre pénitentiaire de Salé
Marruecos

- Escribid correos electrónicos a su Comité de apoyo a esta dirección:comiteaction@caramail.com

- Podéis telefonearle directamente a este número:
00212 70 39 10 63

UP

La délégation des familles de disparus sahraouis et des Défenseurs des droits de l'Homme empêchée de
Sortir du Maroc

Le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental (BIRDHSO), vient d'apprendre que la délégation des familles de disparus sahraouis et de défenseurs des droits de l'homme venant des territoires du Sahara Occidental sous contrôle marocain, a été empêchée par les autorités marocaines de prendre l'avion à destination de Genève (14h20 heure suisse) pour participer à une RENCONTRE DES FAMILLES DE DISPARUS SAHRAOUIS les 28,29 et 30 mars. Tous et toutes étaient en possession d'un passeport valable et de visas pour la Suisse. Ces passeports, ainsi que les billets d'avion, des cassettes vidéos contenant des témoignages et d'autres papiers personnels ont été confisqués.

Le BIRDHSO s'indigne de cette mesure arbitraire des autorités marocaines visant à perpétuer le silence sur la question des disparus sahraouis en empêchant des familles de venir témoigner à l'étranger, et des militants de la défense des droits de l'homme de participer à la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU (pour laquelle ils avaient des accréditations. Alors que le Secrétaire Général de l'ONU a appelé dans son dernier rapport les parties au conflit à s'efforcer de régler le douloureux problème des disparus, le Maroc montre une fois de plus son opposition à tout règlement de ce sujet.

Le BIRDHSO exige des autorités marocaines la restitution immédiate des passeports, billets d'avion et autres documents confisqués, pour que la délégation sahraouie puisse rejoindre Genève par le prochain vol, et participer aux côtés des représentants des familles de disparus sahraouis venant des campements de réfugiés, à notre Rencontre. L'attitude du Maroc est une claire violation du droit à la libre circulation des personnes et nous appelons les organisations de défense des droits de l'homme, les organisations démocratiques et toutes les personnes éprises de liberté à intervenir auprès des autorités marocaines, des ambassades et représentations, pour que la délégations sahraouie puisse rejoindre Genève librement.

Genève, le 27.03.2003

La délégation est composées de :1/défenseurs: * DADACH MOHAMED: N 964275 * KHAYA CHEIKH: K 515573 * LAKHFAOUNI BACHER: M 929967 * NOUMRI BRAHIM: vous avez le numéro de son passeport * GUARHI BRAHIM: N 187930 2/familles des disparus: * SIDI MOHAMED SALEM ZAIDAN: M 186582"fils du disparu HADIA MOHAMEDM'BAREK ZAIDAN" * MOHAMMED MAHMOUD MOUMEN: K 771515"fils du disparu AHMED BABAIH" * HAMMIA AHMED: N 767234"fils du disparu HAMDI OULD MOUSSA" * OULAD CHEIKH MAHJOUB: N 947062"fils d'un disparu: * TAGLABOUTE MAIMOUNA: K 529922"épouse du disparu BEIH OUBARKA" * ELQOTB HAMMA: K 285126"frère du disparu ELQOTB ELHAFED" * DAHA ELMAALOUMA: K 936425"épouse d'un disparu" * KIRRAOIAN MBARKA ALINA: P 166372"mère du disparu KIRRAOIAN SAID"

UP

 

Impiden salir de Marruecos a la delegación saharaui de familias de
desaparecidos y de defensores de los derechos humanos

La Oficina por el Respeto de los derechos humanos en el Sáhara Occidental (BIRDHSO) acaba de tener noticia de que las autoridades marroquíes han impedido tomar el avión con destino Ginebra (14'20, hora suiza) a la delegación saharaui de familias de desaparecidos y de defensores de los derechos humanos proviniente de los territorios del Sáhara Occidental bajo contro marroquí. Esta delegación pretendía participar en un ENCUENTRO DE FAMILIAS DE DESAPARECIDOS SAHARAUIS los días 28, 29 y 30 de marzo. Todos los miembros de la delegación estaban en posesión de pasaporte válido y de los correspondientes visados para entrar en Suiza. Las autoridades marroquíes han confiscado todos los pasaportes, así como los billetes de avión y cintas de vídeo con testimonios y otros papeles personales.

El BIRDHSO expresa su indignación por esta medida arbitraria de las autoridades marroquíes que pretende perpetuar el silencio sobre la cuestión de los desaparecidos saharauis al impedir a sus familias ir al extranjero a dar su testimonio y al impedir a los militantes en la defensas de los derechos humanos participar en la Comisión de Derechos Humanos de la ONU para la que tenían las oportunas acreditaciones. En este momento en el que el Secretario General de la ONU en su último informe ha hecho un llamamiento a las partes en conflicto para que se esfuercen en solucionar el doloroso problema de los desaparecidos, Marruecos muestra una vez más su oposición a cualquier solución de este tema.

El BIRDHSO exige a las autoridades marroquíes la restitución inmediata de los pasaportes, billetes de avión y demás documentos confiscados,
para que la delegación saharaui pueda acudir a Ginebra en el siguiente vuelo y así pueda participar en el Encuentro que organizamos junto con
los representantes de las familias de desaparecidos saharauis provinientes de los campamentos de refugiados. La actitud de Marruecos es una clara violación del derecho a la libre circulación de personas y apelamos a las organizaciones de derechos humanos, a las organizaciones democráticas y a todas las personas apasionadas por la libertad para que intervengan ante las autoridades marroquíes, sus embajadas y representaciones, para que la delegación saharaui pueda acudir libremente a Ginebra.

En Ginebra, el 27 de marzo de 2003

La delegación está compuesta por:
1. Defensores de los derechos humanos:
- DADACH MOHAMED
- KHAYA CHEIKH
- LAKHFAOUNI BACHER
- NOUMRI BRAHIM
- GUARHI BRAHIM
2. Familias de desaparecidos
- SIDI MOHAMED SALEM ZAIDAN, "hijo del desaparecido HADIA
-MOHAMEDM'BAREK ZAIDAN"
- MOHAMMED MAHMOUD MOUMEN, "hijo del desaparecido AHMED BABAIH"
- HAMMIA AHMED, "hijo del desaparecido HAMDI OULD MOUSSA"
- OULAD CHEIKH MAHJOUB, "hijo dde un desaparecido"
- TAGLABOUTE MAIMOUNA, "esposa del desaparecido BEIH OUBARKA"
- ELQOTB HAMMA, "hermano del desaparecido ELQOTB ELHAFED"
- DAHA ELMAALOUMA, "esposa de un desaparecido"
- KIRRAOIAN MBARKA ALINA, "madre del desaparecido KIRRAOIAN SAID"

UP

ARRESTATIONS A EL AYOUN DE TROIS DEFENSEURS SAHRAOUIS DES DROITS DE L'HOMME :MOHAMED DADDACH, KHAYA CHEIKH, H'MAD HAMAD

Ce matin Mohamed Daddach, Khaya Cheikh et H'mad Hamad se sont rendus au siège de la MINURSO à El Ayoun, où ils avaient été convoqués pour un entretien avec le conseiller politique de M. Lacy Swing, représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara Occidental.
La réunion a duré env. 1 h, de 10 h à 11 h. En quittant la Minurso à bord de la voiture de Hamad, ils ont été suivis par des véhicules de la DST et un
fourgon de police. Arrivés devant la maison de Daddach ils ont été interpellés par des policiers en civil et emmenés à la Police Judiciaire de El Ayoun. La voiture de Hamad a été séquestrée.

Le Président du Forum Vérité-Justice Section Sahara, qui s'est rendu immédiatement sur place, a été informé que les trois militants seraient remis en liberté ce soir.

Ce nouvel acte de répression de la part des autorités marocaines fait suite à l'interdiction de sortie du territoire de 13 sahraouis, défenseurs des droits de l'homme et familles de disparus, le 27 mars dernier (dont Mohamed Daddach et Khaya Cheikh), et à l'enlèvement le 8 avril du membre du Forum
Vérité et Justice Section Sahara M. Moussaoui Dkhil ,à Dakhla et détenu aujourd'hui à El Ayoune . Profitant du contexte international qui détourne l'attention des médias sur la guerre en Irak, le Maroc poursuit de manière systématique ses actes d'intimidations à l'encontre des défenseurs sahraouis
des droits humains.

Le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental (BIRDHSO), dénonce ces nouvelles arrestations arbitraires et
exige la libération immédiate de tous les défenseurs des droits de l'homme sahraouis. Il appelle l'opinion internationale et les organisations de défense des doits humains à intervenir rapidement auprès des autorités marocaines pour leur remise en liberté, et auprès des Nations Unis et de la MINURSO, pour que celle-ci garantisse leurs sécurité

M. Al Mustapha Sahel, Ministre de l'Intérieur, Quartier
Administratif, Rabat, Maroc, Fax : 212 37 76 20 56.
M. Mohammed Bousoubaa, Ministre de la Justice, Palais de la Mamounia,
Rabat, Maroc, Fax : 212 37 73 07 72, 212 37 73 89 40, 212 37 73 27 10.
M. Mohammed Aujjar, Ministre des droits de l'Homme, 47 Ibn Sina,
Agdal Rabat, Maroc, Fax : 212 37 67 10 15.
Bureau de la MINURSO El Ayoun : fax : 001 212 963 30 24

Genève, le 11 avril 2003

UP

FACE A LA MENACE DE DISSOLUTION PAR LES AUTORITES MAROCAINES
SOLIDARITE AVEC LE FORUM VERITE ET JUSTICE (SECTION SAHARA)

Une procédure judiciaire a été ouverte le 15 avril à l'encontre de la section Sahara du Forum Vérité et Justice. La police judiciaire a déposé auprès du tribunal de première instance d'El Ayoun une demande de dissolution de la section Sahara du Forum Vérité et Justice. M.Moutik Lahoussine, président de la section Sahara et membre du bureau national du Forum, est convoqué le 23 avril 2003 par le tribunal de première instance d'El Ayoun.
Cette mesure fait suite aux nombreuses intimidations contre les défenseurs sahraouis des droits humains ces derniers mois (arrestations, mutations abusives, interdiction de voyager, condamnations…) visant à mettre un terme à l'activité courageuse des militants des droits de l'homme au Sahara Occidental. La requête du Ministère Public se base sur les articles 3 et 7 du code des Libertés, accusant cette association de mener des actions pouvant porter atteinte à l'ordre public et à l'intégrité territoriale du royaume. La section Sahara est entre autres accusée " d'avoir des liens avec des parties étrangères,… de comploter avec des instances et organisations internationales hostiles au Maroc… ". Doit-on comprendre que les parlementaires européens, Amnesty International et d'autres ONG qui ont rencontré le Forum Vérité et Justice Section Sahara sont membres d'un complot anti-marocain ?

Face à la détérioration de la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental sous contrôle marocain et à la tentative d'interdiction d'une organisation de défense des droits de l'homme reconnue (y compris au niveau international), le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental (BIRDHSO) réaffirme sa solidarité et son soutien à la Section Sahara du Forum Vérité et Justice. Le BIRDHSO appelle toutes les organisations de défense des droits humains, et particulièrement celles qui ont eu l'occasion de rencontrer les membres du FVJSAH à intervenir auprès des autorités marocaines pour qu'elles respectent le droit d'association, auprès de l'ONU et en particulier sa Représentante Spéciale pour les défenseurs des droits de l'homme pour que le Maroc respecte les conventions internationales.

Genève, le 22 avril 2003

Ecrivez à :

* M. Mohammed Bousoubaa, Ministre de la Justice, Palais de la Mamounia,
Rabat, Maroc, Fax : 212 37 73 07 72, 212 37 73 89 40, 212 37 73 27 10.

· Bureau de la MINURSO El Ayoun : fax : 001 212 963 30 24

· Mme Hina Jilani Représentante Spéciale pour les Défenseurs des Droits de l'homme : E-mail: tb-petitions@ohchr.or

UP

Ante la amenaza de Disolución por las autoridades Marroquies Solidaridad con el Forum Verdad y Justicia (Sección Sahara)


Se inició un procedimiento judicial el 15 de abril contra la sección Sahara del Forum Verdad y Justicia. La policía judicial presentó al Tribunal de Primera Instancia de El Aaiún una solicitud de disolución de la sección Sáhara del Forum Verdad y Justicia. El Sr Moutik Lahoussine, presidente de la sección Sáhara y miembro de la oficina nacional del Foro está convocado por el Tribunal de Primera Instancia de El Aaiún el 23 de abril de 2003.

Esta medida es la continuación de las numerosas intimidaciones contra los defensores saharauis de los derechos humanos en los últimos meses (detenciones, traslados abusivos, prohibición de viajar, condenas...) destinados a poner término a la actividad valiente de los militantes de los derechos humanos en el Sahara Occidental. La petición del Ministerio Público se basa en los artículos 3 y 7 del código de las Libertades, acusando a esta asociación de realizar acciones que pueden afectar al orden público y a la integridad territorial del reino. A la sección Sáhara se le acusa entre otras cosas de "tener vínculos con partidos extranjeros... de conspirar con instancias y organizaciones internacionales hostiles a Marruecos...". ¿¿ Se debe comprender que los parlamentarios europeos, Amnistía Internacional y otras ONG que se entrevistaron con el Foro Verdad y Justicia Sección Sáhara son miembros de una conspiración antimarroquí?

Cara al deterioro de la situación de los derechos humanos en el Sáhara Occidental bajo control marroquí y a la tentativa de prohibición de una organización de defensa de los derechos humanos reconocida (incluso en el nivel internacional), la Oficina Internacional para el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental (BIRDHSO) reafirma su solidaridad y su apoyo a la Sección Sáhara del Foro Verdad y Justicia. El BIRDHSO hace un llamamiento a todas las organizaciones de defensa de los derechos humanos, y especialmente a las que tuvieron la ocasión de entrevistarse con miembros del FVJSAH para que intervengan ante las autoridades marroquíes para que respeten el derecho de asociación, a la ONU y en particular a su Representante Especial para los defensores de los derechos humanos para que Marruecos respete los convenios internacionales.

Ginebra, 22 de abril de 2003

Escribir protestas a :

  • M. Mohammed Bousoubaa, Ministre de la Justice, Palais de la Mamounia,Rabat, Maroc,Fax : 212 37 73 07 72/ 212 37 73 89 40/ 212 37 73 27 10.
  • Oficina de la MINURSO El Ayoun : fax : 001 212 963 30 24 ·
    Sra Hina Jilani Representante Especial para los Defensores de los Derechos humanos : E-mail: tb-petitions@ohchr.or

UP

Faced with the Threat of Dissolution by the Moroccan AuthoritiesSolidarity with the Forum Vérité et Justice

(Sahara Section)


A legal procedure was opened on April 15 against the Sahara section to the Forum Vérité et Justice. The Criminal Investigation Department lodged at the court of first instance of El Ayoun an application for dissolution of the Sahara section of the Forum Vérité et Justice. Mr Moutik Lahoussine, president of the Sahara section and member of the national board of the Forum, is summoned to appear on April 23, 2003 by the court of first instance in El Ayoun.

This measure comes after many instances of intimidation of Saharawi Human Rights Defenders during recent months (abusive arrests, transfers, prohibition to travel, sentences...) with the aim of putting an end to the courageous activity of the HR militants in Western Sahara . The request of the Public Prosecutor is based on articles 3 and 7 of the "code des Libertés", it accuses this association of taking actions against law and order and against the territorial integrity of the kingdom. The Sahara section inter alia is shown "to have links with foreign parties, to be conspiring with international organizations hostile to Morocco...". Does it mean that the members or the European Parliament, Amnesty International and other NGOs who met the Forum Vérité et Justice Sahara Section are members of an anti-Morrocan plot ?

Faced with the deterioration of the situation of Human Rights in Western Sahara under Moroccan control and the attempt at prohibiting a recognized (including at the international level) Human Rights organization, he International Office for the Respect of the Human rights in the Western Sahara (BIRDHSO) reaffirms its solidarity and support for the Sahara Section of the Forum Vérité et Justice. The BIRDHSO calls upon all Human Rights organizations and particularly those which have had the opportunity to meet members of the FVJSAH, to intervene with the Moroccan authorities asking for the respect of freedom of association, to the UN and in particular its Special Representative for Human Rights defenders, appealing to Morocco to respect International Conventions.

Geneva, April 22, 2003

Please write to :

M. Mohammed Bousoubaa, Ministre de la Justice, Palais de la Mamounia, Rabat, Maroc,Fax : 212 37 73 07 72/ 212 37 73 89 40/ 212 37 73 27 10.
MINURSO Office in El Ayoun :fax : 001 212 963 30 24 ·
Mrs Hina Jilani Spécial Representative for Human Rights Defenders :E-mail:
tb-petitions@ohchr.or

UP

Pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental

Pour la libération de tous les prisonniers de guerre et des prisonniers Politiques et disparus sahraouis


« Le Bureau International pour le respect des Droits de l’Homme au Sahara Occidental (ci-après, BIRDHSO) a pour buts :
· d’assurer une information la plus complète possible dans le monde sur les violations des droits de l’Homme perpétrées dans le cadre du conflit du Sahara Occidental.

· de dénoncer auprès des instances internationales (ONU, CICR...) toute atteinte aux droits humains dans la région, et leur demander d’intervenir » (Article 2 : Buts des STATUTS DU BUREAU INTERNATIONAL POUR LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL)


De La Charte Du Bureau des Droits de l’homme
« Dénoncer publiquement les violations des droits humains au Sahara Occidental »

Le Bureau International pour le Respect des Droits de l’Homme au Sahara Occidental, en tant qu’organisation de défense des droits humains se préoccupe depuis toujours de toutes les sortes de violations des droits de l’homme engendrées par le conflit du Sahara Occidental.

En accord avec le droit international humanitaire, il défend la libération des prisonniers de guerre marocains et sahraouis. Le récent rapport de la Fondation France-Libertés sur les conditions de détention des prisonniers marocains détenus par le Front Polisario depuis de longues années (rapport sans doute incomplet et imparfait) met en lumière un aspect jusqu’alors ignoré. La Fondation France-Libertés est connue pour son intégrité et ses dénonciations des violations des droits humains par les autorités marocaines à l’encontre de la population civile sahraouie. Nous avons eu l’occasion à plusieurs reprises de collaborer avec elle et nous ne mettons pas en doute sa crédibilité, même si ce rapport peut prêter à confusion dans la mesure où il ne répète pas suffisamment qu'il ne fait que rapporter la parole de prisonniers que leur pays a ignoré depuis près de 30 ans. Nous sommes par conséquent tenus de dénoncer publiquement les conditions de détention des prisonniers de guerre marocains qui violent les conventions internationales.

Nous tenons cependant à souligner que l’utilisation politique de cette question par le Maroc ne peut relever que de la désinformation et du cynisme. En effet, l’Etat marocain ne s’est jamais préoccupé du sort de ses militaires détenus, et ceux qui ont pu rentrer chez eux après leur libération par le Front Polisario, sont souvent traités comme des citoyens de seconde zone. D’autre part, les autorités marocaines sont vraiment mal placées pour donner des leçons de « droits de l’homme », alors qu’elles violent depuis 28 ans les droits élémentaires des sahraouis sous son contrôle : arrestations arbitraires, torture, disparitions forcées…

Pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental, nous demandons :


* Aux autorités sahraouies : - de faire toute la lumière sur les conditions de détention des prisonniers de guerre marocains, de rechercher et juger les responsables des exactions qui auraient eu lieu, et de libérer dans les plus brefs délais tous les prisonniers restants, conformément à la dernière résolution du conseil de sécurité 1495 (2003) et au droit humanitaire international.

- de permettre aux organisations de défenses des droits de l’homme de venir enquêter su place, en particulier la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), qui en avait fait la demande il y a déjà 3 ans.


* Aux autorités marocaines : - de libérer sans conditions tous les prisonniers politiques sahraouis et les prisonniers de guerre ;

- de faire la lumière sur le sort des 526 disparus sahraouis :; de cesser le harcèlement des défenseurs sahraouis des droits de l’homme ;

- de respecter les résolutions des Nations Unies sur le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ;

- de poursuivre et juger tous les responsables des violations des droits de l’homme qui se trouvent sur son territoire, que ces violations aient eu lieu sous contrôle marocain ou dans les campements de réfugiés.

Nous sommes convaincus que le combat pour le respect des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité seront profitables aux deux peuples sahraoui et marocain. Nous réaffirmons notre engagement à poursuivre notre travail dans ce sens, et renouvelons notre soutien à tous les défenseurs sahraouis des droits de l’homme qui travaillent dans des conditions difficiles.

Genève, le 22 septembre 2003

Le Comité Exécutif du BIRDHSO

UP

Para el respeto de los derechos humanos en el Sahara Occidental Para la liberación de todos los prisioneros de guerra Y de los prisioneros Políticos y desaparecidos saharauis

" La Oficina Internacional para el respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental (a partir de ahora, BIRDHSO) tiene como objetivos :
· As" La Oficina Internacional para el respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental (a partir de ahora, BIRDHSO) tiene como objetivos :
· Asegurar una información lo más completa posible sobre las violaciones de los derechos Humanos perpetuados en el marco del conflicto del Sahara Occidental.
· Denunciar ante las instancias internacionales (ONU, CICR...) todo atentado a los derechos humanos en la región, y solicitar su intervención "
(Article 2 : Objetivos de los ESTATUTOS DE LA OFICINA INTERNACIONAL PARA EL RESPETO DE LOS DERECHOS HUMANOS EN EL SAHARA OCCIDENTAL)
De La Constitución de la Oficina de Derechos humanos
" Denunciar públicamente las violaciones de los derechos humanos en el Sahara Occidental "



La Oficina Internacional para el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental, en tanto que organización de defensa de los derechos humanos, se preocupa desde siempre de todas las formas de violación de los derechos humanos engendrados por el conflicto del Sahara Occidental.
De acuerdo con el derecho internacional humanitario, defiende la liberación de los prisioneros de guerra marroquíes y saharauis. El reciente informe de la Fundación France-Libertés sobre las condiciones de detención de los prisioneros marroquíes detenidos por el Frente Polisario desde hace muchos años (informe sin duda incompleto e imperfecto) pone a la luz un aspecto hasta ahora ignorado. La Fundación France-Libertés es conocida por su integridad y sus denuncias de violaciones de derechos humanos por parte de las autoridades marroquíes respecto a la población civil saharaui. Hemos tenido ocasión de colaborar con ella en muchas ocasiones y no ponemos en duda su credibilidad. Estamos por consiguiente obligados a denunciar públicamente las condiciones de detención de los prisioneros de guerra marroquíes que violen las convenciones internacionales.

Tenemos sin embargo que señalar que la utilización política de esta cuestión por parte de Marruecos no puede comportar más que la desinformación y el cinismo. En efecto, el Estado marroquí no se ha preocupado jamás de la suerte de sus militares detenidos, y los que han podido regresar después de su liberación por parte del Frente Polisario, son a menudo tratados como ciudadanos de segunda clase. Por otra parte, las autoridades marroquíes están verdaderamente mal situadas para dar lecciones de " derechos humanos ", mientras violan desde hace 28 años los derechos más elementales de los saharauis bajo su control : arrestos arbitrarios, tortura, desapariciones forzosas...

Por el respeto a los derechos humanos en el Sahara Occidental, pedimos :

* a las autoridades saharauis : - aportar luz sobre las condiciones de detención de los prisioneros de guerra marroquíes, buscar y juzgar a los responsables de los abusos que hubieran tenido lugar, y liberar en el plazo más breve posible a todos los prisioneros restantes, de acuerdo con la última resolución del consejo de seguridad 1495 (2003) y al derecho humano internacional.

- permitir a las organizaciones de defensa de los derechos humanos investigar sobre el terreno, en particular a la Federación Internacional de Derechos Humanos (FIDH), que lo había solicitado desde hace 3 años.

* A las autoridades marroquíes : - liberar sin condiciones a todos los prisioneros políticos saharauis y a los prisioneros de guerra ;
- aclarar la suerte de los 526 desaparecidos saharauis; cesar el hostigamiento contra los defensores saharauis de derechos humanos ;
- respetar las resoluciones de Naciones Unidas sobre el derecho a la autodeterminación del pueblo saharaui ;
- perseguir y juzgar a todos los responsables de las violaciones de los derechos humanos que se encuentran en su territorio, tanto si estas violaciones hubieran tenido lugar bajo control marroquí como en los campamentos de refugiados.

Estamos convencidos de que el combate por el respeto de los derechos humanos y la lucha contra la impunidad será provechosa a los dos pueblos saharaui y marroquí. Reafirmamos nuestro compromiso a proseguir nuestro trabajo en este sentido, y renovamos nuestro apoyo a todos los defensores saharauis de derechos humanos que trabajan en condiciones dificiles.


Ginebra, a 14 de septiembre de 2003
El Comité Ejecutivo de la BIRDHSO

UP

Deux militantes françaises des droits humains expulsées du Maroc

Arrestations d'étudiants sahraouis

Michelle Bérard , membre de l'AFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique) et Michèle Decaster (également de l'AFASPA), membre correspondant en France de notre association le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental (BIRDHSO) ont été empêchées de rentrer au Maroc (Agadir) dimanche 16 novembre 2003 au soir. Elles devaient rendre visite aux deux détenus politiques sahraouis Alisalem Tamek et Ahmed Naciri, incarcérés à la prison de Ait Melloul, rencontrer les étudiants sahraouis de la cité universitaire d'Agadir qui avait organiser un sit-in pour protester contre l'arrestation de leur collègue Timglite Swaydi le 10 novembre dernier. Elles avaient également l'intention de se rendre à Assa et au Sahara Occidental Occupé pour rencontrer des familles de disparus sahraouis. C'en était trop pour les autorités marocaines, qui persistent à nier les violations des droits humains à l'encontre de la population sahraouie. Retenues dans la zone internationale de l'aéroport, elles ont été renvoyées par le premier avion le 17.11.03.

Le BIRDHSO dénonce fermement cette nouvelle atteinte à la libre circulation des personnes, cette fois pour rentrer au Maroc. Les autorités marocaines démontrent une fois de plus qu'elles ne sont pas disposées à respecter les conventions internationales, dès qu'il s'agit du Sahara Occidental, et qu'elles continuent de tout faire pour que les violations des droits de l'homme dans la région soient occultées à l'opinion internationale.

D'autre part, l'étudiant sahraoui Timglite Swaydi, arrêté le 10 novembre dernier à Agadir, doit comparaître aujourd'hui devant le tribunal de première instance de cette ville, pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Les autres étudiants sahraouis du campus étaient rassemblés depuis le 11 novembre en sit-in et une quinzaine d'entre eux avaient entamé une grève de la faim pour exiger la libération de leur camarade. Le 16 novembre vers 22h, la police a fait irruption dans la cour de la cité universitaire, dispersant brutalement le groupe et procédant à l'arrestation des 15 grévistes de la faim et 20 de leurs camarades. En tout 35 étudiants sahraouis ont été emmenés au commissariat central d'Agadir.

Le BIRDHSO condamne ce nouvel acte de répression contre les étudiants sahraouis d'Agadir, connus pour leur activité en faveur des droits de leur peuple, et demande la libération immédiate de Timglite et les 35 autres étudiants sahraouis emprisonnés.

Genève, le 19 novembre 2003

UP

Dos militantes francesas de derechos humanos expulsadas de Marruecos, Arrestos de estudiantes saharauis


A Michelle Bérard , miembro de la AFASPA (Asociación Francesa de Amistad y Solidaridad con los Pueblos de Africa) y Michèle Decaster (también de la AFASPA), miembro corresponsal en Francia de nuestra asociación la Oficina internacional para el respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental (BIRDHSO) se les ha impedido la entrada en Marruecos (Agadir) la tarde del domingo día 16 de noviembre de 2003. Ellas tenian la intención de visitar a dos detenidos políticos saharauis Alisalem Tamek y Ahmed Naciri, encarcelados en la prisión de Ait Melloul, y reunirse con los estudiantes saharauis de la ciudad universitaria de Agadir que habían organizado una sentada como protestar por el arresto de su compañero Timglite Swaydi el pasado 10 de noviembre. Tenían también la intención de trasladarse a Assa y al Sahara Occidental Ocupado para encontrase con familias de desaparecidos saharauis. Esto ha sido demasiado para las autoridades marroquíes, que persisten en negar las violaciones de los derechos humanos contra la población saharaui. Retenidas en la zona internacional del aeropuerto, han sido expulsadas en el primer avión el e 17.11.03.

La BIRDHSO denuncia enérgicamente este nuevo atentado a la libre circulación de las personas, en esta ocasión para entrar en Marruecos. Las autoridades marroquíes demuestran una vez más que no están dispuestas a respetar las convenciones internacionales, en cuanto se trate del Sahara Occidental, y que continúan haciendo lo posible para que las violaciones de los derechos humanos en la región sean ocultados a la opinión internacional.

Por otra parte, el estudiante saharaui Timglite Swaydi, arrestado el 10 de noviembre último en Agadir, debe comparecer hoy ante el tribunal de primera instancia de esta ciudad, por atentar a la seguridad del Estado. Los otros estudiantes saharauis del campus estaban reunidos desde el 11 de noviembre en una sentada y una quincena de entre ellos habían iniciado una huelga de hambre para exigir la liberación de su compañero. El 16 de noviembre sobre las 22 h., la policía irrumpió en el centro de la ciudad universitaria , dispersando brutalmente al grupo y procediendo al arresto de los 15 huelguistas de hambre y 20 de sus compañeros. En total 35 estudiantes saharauis han sido llevados a la comisaría central de Agadir.

La BIRDHSO condena este nuevo acto de represión contra los estudiantes saharauis de Agadir, conocidos por su activismo a favor de los derechos de su pueblo, y demanda la liberación inmediata de Timglite y de los otros 35 estudiantes saharauis encarcelados.

Ginebra, a 19 de noviembre de 2003


UP