Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental
Oficina International para el Respeto de los Derechos Humanos en el Sahara Occidental
International Bureau for the Respect of Human Rights in Western Sahara

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Appel " SOS ": Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis " territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain "

Depuis des années, les défenseurs des droits de l'homme sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain continuent, avec détermination, de dénoncer et de faire connaître les violations des droits de l'homme commises par l'Etat marocain, en relation avec le conflit politico-militaire que connaît le Sahara Occidental depuis son annexion forcée par le Maroc en 1975 contre le Peuple Sahraoui.

C'est pourquoi les autorités marocaines multiplient les intimidations et les menaces à leur encontre. Ces autorités refusent toujours de délivrer des passeports à certains défenseurs des droits de l'homme sahraouis et les confisquent à d'autres. Ils sont interdits de quitter le territoire marocain pour participer aux travaux des congrès et des rencontres internationales des droits de l'homme. Ils sont constamment surveillés, épiés et harcelés. Ils sont souvent convoqués par les différents corps de répression marocains et emmenés dans des centres, où ils sont interrogés et intimidés. Plusieurs d'entre eux ont été arrêtés et leurs procès ont été inéquitables. D'autres ont été transférés abusivement vers des villes marocaines pour les éloigner du territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain, les exposer à des conditions de vie difficiles et par conséquent les réduire au silence. Certains ont été simplement licenciés de leurs emplois de manière abusive ou leurs salaires gelés abusivement. Les autorités marocaines multiplient les menaces de licenciement à l'encontre d'autres. Leurs associations de défense des droits de l'homme constituées sont souvent soumises à des restrictions très sévères voire même dissoutes comme c'était le cas ; en juin 2003 ; pour la section sahraouie du Forum Vérité et Justice . Les organes de presse marocains mènent des campagnes médiatiques de dénigrement contre eux. C'est ainsi que le défenseur des droits de l'homme sahraoui Ali Salem Tamek est devenu une cible, depuis sa libération le 07/01/2004, d'une campagne médiatique hystérique orchestrée par certains partis politiques et une poignée de plumitifs marocains certainement commanditée par les hautes sphères de l'appareil de l'Etat marocain. En plus des appels pour son arrestation, son refoulement des territoires marocain et sahraoui sous contrôle marocain et même sa traduction devant le peloton d'exécution, des propos diffamatoires et racistes ont été exprimés contre lui et contre le peuple sahraoui, allant jusqu'à la négation explicite de l'existence de ce peuple pacifique. Cette campagne médiatique a pris une tournure grave en faisant l'amalgame entre les actions pacifiques civiques que mènent les défenseurs des droits de l'homme sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain et les actes terroristes sanglants qu'a connus le Maroc le 16 mai 2003.

Lors des premières visites échangées entre les familles sahraouies à El Aaiun au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain , sous l'égide du UNHCR, dans le cadre des résolutions de l'ONU appelant à l'établissement des mesures de confiance entre les deux parties du conflit du Sahara Occidental à savoir le Royaume du Maroc et le Front Polisario, les services de renseignements généraux marocains se sont mobilisés encore une fois et ont exercé des pressions et persécutions à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme sahraouis ; et à leur tête le prix Rafto 2002 Sidi Mohamed Daddach ; pour les empêcher de rendre visite aux réfugiés sahraouis en visite au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain.

D'autre part, les autorités marocaines récidivent une autre fois et continuent leur feuilleton d'intimidations à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme sahraouis. C'est ainsi qu'elles viennent d'inaugurer une autre épisode de ce feuilleton juste après l'installation de l'Instance de l'Equité et de Réconciliation, version marocaine des commissions de vérité, et ce en optant pour les communications téléphoniques anonymes adressées aux défenseurs des droits de l'homme sahraouis les menaçant de représailles et d'éliminations physiques s'ils ne mettent pas fin à leurs actions de défense du droit du Peuple Sahraoui à l'autodétermination et de faire connaître les violations graves des droits de l'homme commises par l'Etat marocain ; depuis 1975 ; contre la population civile sahraouie. Une analyse rationnelle de l'histoire du comportement des autorités marocaines envers les opposants marocains et les activistes sahraouis mène le Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain à prendre au sérieux ses menaces d'éliminations physiques.

Vu ces intimidations récidivantes, les défenseurs des droits de l'homme sahraouis se trouvent dans l'impossibilité d'accomplir seuls leur mission de défense des droits de l'homme au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain et comptent par conséquent sur la solidarité et le soutien de la communauté internationale et les organisations de la société civile mondiale. Pour cela, le Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain les appelle à exprimer leur solidarité et leur soutien aux défenseurs des droits de l'homme sahraouis et de dénoncer fermement les actes répétés d'intimidations perpétrés par les autorités marocaines à leur encontre.

Le Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme Sahraouis au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain saisit également cette occasion pour réaffirmer la détermination de ses militantes et de ses militants à poursuivre ses actions nobles de défense des droits de l'homme au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain, tire la sonnette d'alarme et lance un appel urgent aux participantes et aux participants aux travaux de la 60ème session de la Commission des Droits de l'Homme de l'ONU à Genève ainsi qu'à la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l'ONU pour les défenseurs des droits de l'homme afin de réagir, avec fermeté, pour assurer la protection des défenseurs des droits de l'homme sahraouis face aux dangers réels qui menacent sérieusement leur sécurité .

El Aaiun, le 25 Mars 2004

 

UP

An urgent call

To all the human rights organizations and the democratic of the world,

Let me size the occasion to thank all the organizations which defend human rights and all the democratic in the world that made tremendous efforts to liberate the political prisoners. The liberation was on 7 January 2004, one of whom was our son Ali Salem TAMEK who spent a year and a half in his unjust jail.
Although we very happy after the release of our son, we are really worried because of the Moroccan authorities chase and annoyance (we frequently receive phone calls from them threatening and insulting all the family!). Our son, Ali Salem TAMEK, is always stopped at every post of the Moroccan police for a long time fetching him and his luggage. More than this, he is deprived of his passport and therefore is forbidden to go abroad to be cured. His health has seriously deteriorated because of the so many "he has gone through during his imprisonment period".
Thus, we'd like to ask all peace-lovers and human rights defenders to urge the Moroccan authorities to give him his passport and make the Moroccan state in charge of any act that may hurt him or his family, especially after the racist mass media attack that was undertaken by certain corrupted Moroccan newspapers. Much Moroccan newspaper wrote articles insulting and threatening our son Ali Salem, and asking the Moroccan authorities to exile him to another country or put him in jail again because of his opinions although expressed in a peaceful and civilized way!
The family of Ali Salem TAMEK, the sahrawi prisoner of conscience who was released on January 7th, 2004.

 

 

UP

Thawra's call



I am Thawra, the daughter of Ali Salem TAMEK, the sahrawi prisoner of conscience, arrested by the Moroccan state on August 26th, 2002 and released on January 7th, 2004.
The Moroccan authorities still refuse to register me in the legal documents as his daughter. They say that I must change my name, but I and my father like this name, Thawra, which means "revolution" in Arabic.
The Moroccan police are still threatening that they will arrest my father or exile him to another country. Every now and then, we receive menaces on the phone, which made the whole family in a desperate unbearable psychological state.
Thus, I'd like to ask all the parents in the world and human rights activists to force the Moroccan authorities to register me in the civil documents by the name he has chosen for me, and to stop annoying him at home, at the road police posts and everywhere.

Thawra (= revolution)
Born on 30th, September, 2000
The daughter of Ali Salem TAMEK
The sahrawi prisoner of conscience

 

 

UP

 

Le Comité des Familles des Disparus Sahraouis au Sahara



Suite à la visite effectuée par une commission de l'Instance de l'Equité et de Réconciliation (IER) entre le 25 et 30 Avril 2004 daans les villes de Laayoune, Smara, Tan-Tan et Lamsaied et lors de laquelle la dite commission a rencontré des familles de disparus sahraouis et a écouté des témoignages sur leurs souffrances illimitées, nous, Comité des Disparus Sahraouis, insistons de nouveau sur ce qui suit :

  • Notre attachement à nos revendications légitimes qui constituent le prélude véritable à toute approche équitable, juste et scientifique de la cause des atteints graves aux droits de l'homme au Sahara . Ces revendications sont :
    • Elucider le sort de nos proches disparus.
    • Libérer ceux qui sont encore vivants.
    • Restituer les dépouilles des décédés avec la délivrance des certificats de décès.
    • Transférer les dépouilles dans les lieux choisis par les familles pour leur enterrement.
    • Révéler la vérité sur le drame qu'ils ont vécu.
    • Poursuivre tous les responsables auteurs des atteintes dont ont fait l'objet nos proches.

     

  • Notre mobilisation complète pour défendre nos revendications justes avec tous les moyens légitimes.

Par ailleurs nous saluons toutes les organisations des droits des l'homme et toutes les forces démocrates ainsi que les familles des disparus à travers le monde pour leur soutien et leur solidarité tout en les invitant à continuer leur appui et leur soutien jusqu'à ce que le drame que nous vivons à ce jour soit fini .

Le Comité des Familles des Disparus Sahraouis au Sahara

18 Mai 2004

UP

De la famille de Hadi Hassan,
El Aaiun (capitale sahraouie sous occupation marocaine)
Tel: + 213 706 86 344

Appel à l'opinion publique internationale

 

La famille du défunt Hassan Hadi, né à Goulimine en 1966, a le regret d'annoncer son décès dans des conditions douteuses, le 18 mai 2004, à la prison noire de El Aaiun. Notre regretté fils était incarcéré suite à sa condamnation par la cour d'appel de El Aaiun à deux ans et demi de prison ferme (Nº d'écrou 24 882). Le jour meme de son décès, ses soeurs lui avaient rendu visite sans constater aucun indice inquietant quant à son état de santé.
Juste après avoir appris cette douleureuse nouvelle, qui nous a été communiquée par des sources proche de la prison noire, nous nous sommes dirigés vers la prison pour nous encquérir sur son sort. Mais nous n'avons trouvé personne pour nous confirmer cette information et ce malgré notre tentative et notre inssistance pour connaitre la vérité. Nous écoutions néanmoins le cri de protestation des autres détenus. La présence des éléments de la police était massive.
Devant l'indifférence de l'admnistration penitencière, nous avons déposé plainte auprès du procureur général du tribunal de la cour d'appel de El Aaiun, le 19 mai 2004 pour solliciter l'ouverture d'une investigation pour élucider les circonstances du décès de notre fils, conformément aux lois en vigueur. Nous demandons également qu'un autopsie soit réalisée condition sans laquelle nous n'acceptons pas la reprise des restes mortelles de notre regrétté fils.
Par conséquent et en considerant que cet agissment et la tentative de l'adminsitration de la prison de l'occulter constitue une grave violation, nous réaffirmant notre démande afin la vérité soit dévoilée. Nous demandons également de:
" Nous soutenir dans cette tragédie et ce par l'intervention auprès des parties concernées pour faire toute la lumière sur ce cas à travers une invetigation juste et équitable.
" Agir pour la réalisation de l'autopsie, demande à laquelle nous resterons attachée, ce qui permettera la clarification des causes réelles du décès.
" Poursuivre en justice le responsable de cette grave exaction qui a été commise contre la victime dans une institution qui devait le proteger.
Nous appelons les organisations et associations de défense des droits de l'homme ainsi que les forces vives de nous soutenir dans cette tragédie douleureuse qui nous affectent.
Fait à El Aaiun, le 19 mai 2004

Signé par: Aziza Mansouri JA16965 (Mère du défunt), Yahjabouha Hadi JA52012, Rachida Hadi JA31760, Laaroussi Hadi SH103049

UP

De la familia de Hadi Hassan,
El Aaiun (capital saharaui bajo ocupacion marroqui)
Tel: + 213 706 86 344
Llamamiento a la opinion publica internacional

 


La familia del defunto Hassan Hadi, nacido en Goulimine en 1966, lamenta anunciar su fallecimiento en condiciones dudosas, el 18 de mayo de 2004, en la carcel negra de El Aaiun. Nuestro hijo que en paz descanse estaba detendo depués de su condena por el tribunal de appelaciones de El Aaiun a dos años de carcel (Nº d'écrou 24 882). El mismo dia de su muerte, sus hermanas le habian visitado sin constatar ningun elemento preocupante sobre su estado de salud.
Justo después de haber recibido esta dulorosa notecia que nos ha sido comunicada por fuentes cercanas de la carcel negra, nos hemos dirigido a la carcel para conocer la verdad. Pero no hemos encontrado a nadie que nos peuda confirmar esta informacion a pesar de nuestras tentativas y nuestra insistancia a conocer la verdad. Escuchamos, sin embargo, los gritos de protesta de los otros detenidos. La presencia de elementos de la policia era masiva.
Ante la indiferencia de la admnistracion de la carcel penitencière, hemos depositado una denucia ante el procurador general del tribunal de apelaciones de El Aaiun, el 19 de mayo de 2004 para solicitar la abertura de una investigacion para esclarecer la circonstancias del fallecimiento de nuestro hijo, de conformedad con las leyes en vigor. Exigemos tambien la realizacion de una autopsia, condicion sin lacual rechazamos acceptar los restos mortales del defunto.
Por consecuencia et considerando que este acto y la tentativa de su ocultamiento por parte de la admnistracion de la carcel constituyen una grave violacion, reafirmamos nuestra solicitud para conocer la verdad sobre las causas de la muerte. Solicitamos igualmente que:
" Nos apoyan ante esta drama, a traves de la intervencion ante las partes concernidas para el esclareciento de las circonstancias cuasantes del fallecimiento de nuestro hijo, a traves de una investigation justa y equitable.
" Actuar para la realizacion de la autopsia, solicituad a la que no va,os a renunciar lo que permiteria el esclarcemiento de las causas del fallecimiento.
" Enjuiciar a los responsables de esta grave violacion cometida contra la victima en una institucion que debia protegerlo.
Llamamos a las organizaciones y asociaciones de defensa de los derechos humanos asi como las fuerzas a apoyarnos en esta duloroso drama que nos affecta.
Hecho en El Aaiun, el 19 de mayo de 2004

Firma: Aziza Mansouri JA16965 (Madre del defunto), Yahjabouha Hadi JA52012, Rachida Hadi JA31760, Laaroussi Hadi SH103049

UP