Bureau International pour le Respect
des Droits de l'Homme au Sahara Occidental
Oficina International para el Respeto de los Derechos Humanos en el
Sahara Occidental
International Bureau for the Respect of Human Rights in Western Sahara
POUR LA DEFENSE DES DEFENSEURS SAHRAHOUIS
DES DROITS DE L'HOMME
Depuis des années, le régime marocain réprime
de multiples façons le mouvement des défenseurs sahraouis
des droits humains: arrestations, intimidations, licenciements, mutations
arbitraires, interdiction de voyager à l'étranger, ou
de rencontrer des étrangers dans les zones sous contrôle
marocain
Cette situation n'est plus tolérable
Le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara
Occidental (BIRDHSO) appelle tous les défenseurs des droits de
l'homme de par le monde et les personnes éprises de liberté
à intervenir auprès de Mme H. Jilani, représentante
spéciale pour les défenseurs des droits humains pour qu'elle
s'adresse d'urgence aux autorités marocaines pour leur demander
de:
" mettre fin à toutes les intimidations à l'encontre
des défenseurs sahraouis des droits de l'homme: harcèlement,
mutations arbitraires, licenciements ;
" garantir la liberté d'association des organisations sahraouies
de défense des droits humains;
" garantir la liberté de circulation de tous les défenseurs
sahraouis en restituant immédiatement les passeports confisqués
ces dernières années et délivrant de nouveaux à
ceux qui n'en ont pas, en particulier pour Ali Salem Tamek, prisonnier
politique libéré en janvier dernier dont l'état
de santé (suite à de multiples grèves de la faim
en prison) nécessite des soins médicaux à l'étranger
" autoriser sans contraintes les ONG internationales de défense
des droits humains à se rendre sur place pour rencontrer les
défenseurs sahraouis.
Nous demandons d'autre part à Mme Jilani de
se déplacer personnellement dans les zones du Sahara Occidental
sous contrôle marocain, en demandant au gouvernement marocain
de l'inviter à se rendre sur place.
Genève juillet 2004
Envoyez vos appels à : Ms. Hina JILANI Représentante spéciale
du Secrétaire Général de l'ONU pour
Les Défenseurs des droits humains
Haut Commissariat aux Droits de l'Homme ,
Palais des Nations - 1211 GENEVE 10. SUISSE
PARA LA DEFENSA DE
LOS DEFENSORES DE DERECHOS HUMANOS
Desde hace años, el régimen marroquí reprime
de múltiples maneras el movimiento de los defensores saharauis
de derechos humanos: arrestos, intimidaciones, despidos, traslados arbitrarios,
prohibición de viajar al extranjero, o reunirse con extranjeros
en las zonas bajo control marroquí...
Esta situación no puede
tolerarse
La Oficina Internacional para el Respeto de los Derechos Humanos en
el Sahara Occidental (BIRDHSO) lanza un llamamiento a todos los defensores
de los derechos humanos de todo el mundo y a las personas amantes de
la libertad para que intervengan ante la Sra. H. Jilani, representante
especial para los defensores de los derechos humanos, para que se dirija
con urgencia a las autoridades marroquíes para demandarles que:
" pongan fin a todas las intimidaciones dirigidas contra los defensores
saharauis de derechos humanos: hostilidades, traslados arbitrarios,
despidos ;
" garanticen la libertad de asociación de las organizaciones
saharauis de defensa de los derechos humanos;
" garanticen la libertad de circulación de todos los defensores
saharauis restituyendo inmediatamente los pasaportes confiscados estos
últimos años y proporcionando los mismos a los que todavía
no los tienen, en particular a Ali Salem Tamek, prisionero político
liberado el pasado enero y cuyo estado de salud (a consecuencia de múltiples
huelgas de hambre en prisión) necesita atención médica
en el extranjero;
" autoricen sin cortapisas a las ONG internacionales de defensa
de los derechos humanos viajar al territorio para reunirse con los defensores
saharauis.
Pedimos por otra parte a la Sra. Jilani que se desplace
personalmente a las zonas del Sahara Occidental bajo control marroquí,
solicitando al gobierno marroquí que la invite a viajar al territorio.
Ginebra septiembre 2004
Enviad vuestros llmamientos a : Sra. Hina JILANI Representante
especial del Secretario General de la ONU para
Los Defensores de derechos humanos
Alto Comisariado de Derechos Humanos,
Palais des Nations - 1211 GENEVE 10. SUISSE
e-mail: bmajekodunmi@ohchr.org
APPEAL
FOR THE DEFENSE OF SAHARAWI HUMAN RIGHTS ACTIVISTS
For years, the Moroccan regime has repressed the activists
of the Saharawi human rights movement in many ways: arresting them,
threatening them, dismissing them from their jobs, arbitrarily transferring
their jobs out of Western Sahara, banning them from travelling abroad
or from making contact with foreigners in territory under Moroccan control
This situation is intolerable
The International Bureau for the Respect of Human Rights
in Western Sahara (BIRDHSO) calls on all human rights activists around
the world, and anyone who values freedom, to write to Mrs Hina Jilani,
United Nations Special Representative for Human Rights Defenders, asking
her to urgently address the Moroccan authorities to demand that they:
" Cease all intimidation of Saharawi human rights
defenders - harrassment, arbitrary transfers, dismissals, etc
" Guarantee the freedom of association of Saharawi human rights
organisations
" Guarantee the freedom of movement of all the Saharawi activists
by immediately retuning to them their passports, confiscated over the
last few years, and issuing passports to those who have not been able
to obtain them
" Permit, without constraint, international human rights NGOs to
visit Saharawi human rights defenders.
We also ask Mrs Jilani to personally travel to the
Moroccan-controlled areas of Western Sahara, and ask the Moroccan government
to invite her to visit.
Send your appeals to:
Ms Hina Jilani
Special Representative of the UN Secretary-General for Human Rights
Defenders
High Commission for Human Rights
Palais des Nations
1211 Geneva
Switzerland
Quelques
repères historiques du mouvement des
Défenseurs des droits de l'homme au Sahara Occidental
Depuis toujours, la répression contre la population sahraouie
a été liée à la question de sa libre détermination.
Pays colonisé par l'Espagne jusqu'en 1975, toute tentative de
création d'un mouvement nationaliste a été durement
réprimé par les autorités coloniales. Depuis l'invasion
marocaine en novembre 1975, le régime alaouite a utilisé
toutes ses ressources répressives contre la population civile
sahraouie: bombardements au napalm, arrestations massives, assassinats.
Durant les premières années de l'occupation
marocaine, la question des violations systématiques des droits
humains a été entièrement occultée par le
conflit militaire, alors que des centaines de civils étaient
arrêtés, torturés, puis "disparus" pour
le simple fait d'être sahraoui.
1989: création de l'Association des Familles
de Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA). Quelques membres
de familles, en exil, s'inspirant des expériences latino- américaines,
fondent leur association qui deviendra au fil des ans la référence
au niveau international. Participation aux commissions et sous-commissions
des droits de l'homme de l'ONU, contacts avec des ONG internationales
1991: en juin, le Maroc annonce la "libération"
de plus de 300 disparus sahraouis dont il niait l'existence. Peu à
peu, ils feront connaître le calvaire des centaines de disparus
enlevés par les autorités marocaines.
1993: création à Rome du Bureau pour
le respect des droits de l'homme au Sahara Occidental, aujourd'hui BIRDHSO.
1994: des rescapés des bagnes secrets libérés
en 1991, créent le "Comité de coordination des victimes
sahraouies de la disparition forcée" qui entame différentes
démarches pour la reconnaissance de leurs droits.
Août 2000: création à El Ayoun
(capitale du Sahara Occidental occupé) de la Section Sahara du
Forum Vérité-Justice qui regroupera la majorité
des défenseurs sahraouis des droits de l'homme.
Septembre 2001: création à El Ayoun du
"Comité pour la libération de Mohamed Daddach et
tous les prisonniers politiques sahraouis". Son travail conjoint
avec le BIRDHSO et d'autres organisations internationales, aboutira
à la libération des 26 prisonniers politiques sahraouis
en novembre 2001. Depuis lors, Sidi Mohamed Daddach devient le symbole
de la lutte pour la défense des droits humains au Sahara Occidental.
Il obtiendra le prix RAFTO des droits de l'homme (Norvège) en
2002
2002: Création du "Comité pour la
libération de Ali Tamek Salem (membre du Forum Vérité-Justice
arrêté et condamné par les autorités marocaines)
et prisonniers politiques sahraouis.
Juin 2003: Dissolution par les autorités marocaines
du Forum Vérité-Justice - Section Sahara.
Janvier 2004: libération de Tamek et et 11 autres
détenus politiques sahraouis